Georges Tranchant

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Georges Tranchant
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Nationalité
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Georges Tranchant est un homme politique et homme d'affaires français, né le à Château-Porcien (Ardennes) et mort le [1],[2] à Paris[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est orphelin de père dès l'âge de 7 ans. Adolescent, il combat avec les Américains lors de la contre-offensive allemande des Ardennes de 1944[4]. Après la guerre, il monte à Paris et gagne sa vie en dépannant des postes radio au BHV. À 18 ans, il crée sa première société d’électronique, important des composants des États-Unis, puis devient fabricant et fournisseurs pour Bull, Telemécanique ou Dassault. Il devient l'importateur en France de Sony et rachète le distributeur de Toshiba avec Bernard Tapie.

Parallèlement, il se lance en politique, militant au RPR en étant est proche notamment de Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy ou François Baroin. Il est député des Hauts-de-Seine (2e circonscription) de 1978 à 1993.

Membre de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale, il apprend qu’une loi permettant l’utilisation de machines à sous dans les casinos français allait être mise en vigueur en 1988. Il décide de faire agréer une de ses sociétés pour créer et vendre les engins qu'il pressent qu'il seront très demandés. Georges Tranchant devient le premier importateur de machines à sous en France. Via le Groupe Tranchant et avec un de ses trois fils, il investit également dans des casinos en dur, inaugurant deux premiers établissements, celui d’Amnéville et celui de Dunkerque. Le groupe Tranchant se développe et possède une vingtaine d’établissements en France (dont un à Paris) et un club de jeu situé dans la capitale.

En 1992 il s'oppose à son ancien associé, Bernard Tapie devenu ministre de la Ville. Georges Tranchant l'accuse d'avoir conservé pour lui seul 5 millions de dollars dans la conduite d'affaire créée en commun pour l'importation de produits Toshiba ; il abandonne sa plainte à la suite du versement par Bernard Tapie de 2,5 millions de dollars[5].

Il quitte la politique pour se consacrer exclusivement au développement prospère de son groupe dans les casinos. En 1998, Il entre dans le classement que publie annuellement le magazine économique Challenges des 500 plus grandes fortunes françaises.


Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro, 10 juin 2010.
  2. L'Actu.fr, 10 juin 2020.
  3. « Décès de l'homme d'affaires Georges Tranchant, ancien député et patron de casinos », sur actu.fr
  4. « Tranchant rafle la mise. », sur lescasinos.org, (consulté le 28 novembre 2018)
  5. Sophie Coignard, Marie-Thérèse Guichard, French connections: networks of influence, Algora Publishing, 2000, (ISBN 9781892941022), p. 130

Liens externes[modifier | modifier le code]