Georges Tainturier

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Georges Tainturier
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Georges Tainturier en finale des championnats de France de fleuret (1922)
Georges Tainturier en finale des championnats de France de fleuret (1922)
Contexte général
Arme épée
Biographie
Naissance
Lieu de naissance Labruyère (Oise)
Décès
Lieu de décès Cologne
Palmarès
Jeux olympiques 2 0 0
Championnats d'Europe 1
Championnats de France 1

Georges Tainturier (20 mai 1890 - 7 décembre 1943) est un militaire, escrimeur et résistant français, membre du mouvement Combat-Zone Nord.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sergent de réserve dans l'infanterie en 1914, officier de dragons en 1918, il est blessé, à la tête de son peloton, en dirigeant l'attaque d'une mitrailleuse allemande. Il reçoit la Croix de guerre et est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Membre de l'équipe de France d'épée, il est champion olympique par équipe à deux reprises, en 1924 et 1932. Il est aussi champion d'Europe en 1926 et champion de France individuel à l'épée en 1923.

Palmarès aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

Engagement dans la Résistance[modifier | modifier le code]

Dès novembre 1940, il est en contact avec Jean de Launoy (de La Vérité française). En janvier 1942, il accepte de prendre la direction du groupe de Compiègne (Oise), faisant partie de Combat, pour le compte de Tony Ricou, membre du comité directeur de Combat Zone Nord.

Arrêté chez lui, le 3 mars 1942, en présence de sa fille de quinze ans[1], il est emprisonné à Fresnes, puis déporté à la prison de Sarrebruck. Le 19 octobre 1943, il est condamné à mort (affaire Continent) par le 2e sénat du Volksgerichtshof. Avec Michel Edvire, Gualbert Flandrin, Alexandre Gandouin, Gabriel Clara, Christian Héraude, Robert Héraude, Abel Laville et Albert Vandendriessche, il est décapité à la hache à la prison de Cologne, le 7 décembre 1943.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Boumier : Notre Guerre 1939-1945, manuscrit, Musée de Besançon.
  • FNDIR-UNADIF : Leçons de ténèbres, Paris, Perrin, 2004
  • FNDIR-UNADIF, Bernard Filaire : Jusqu'au bout de la résistance, Paris, Stock, 1997
  • Henri Frenay : La Nuit finira, Paris, Laffont, 1975
  • Stéphane Gachet : Le Dictionnaire des médaillés olympiques français, LME, 2011
  • Marie Granet et Henri Michel : Combat, histoire d'un mouvement de résistance, Paris, PUF, 1957
  • Henri Noguères : Histoire de la Résistance en France, Paris, Robert Laffont, 1972

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Grand, « Georges Tainturier, vainqueur pour la France, mort pour la France » in Le Courrier picard du 1er août 2016