Georges Salendre

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Georges Salendre
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 95 ans)
Pierre-BéniteVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activité
Œuvres principales
Veilleur de pierre, Le Chant des Canuts (d), Le Printemps (d), La Pensée (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nouveau cimetière de la Croix-Rousse - novembre 2016 (8).JPG
Vue de la sépulture.

Georges Salendre, né le à Romanèche-la-Montagne, commune de Hautecourt-Romanèche (Ain) et mort le à Pierre-Bénite (Rhône)[1], est un sculpteur français essentiellement actif à Lyon et dans sa région.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Auguste Salendre est maître-carrier. Après une enfance dans le Jura[2], dont il conserve l’empreinte des paysages et d’une rivière, Georges Salendre fréquente des tailleurs de pierre dans la carrière du Grand-Corent, dans l'Ain et y fait ses premiers essais de sculpture. Il est apprenti tailleur de pierre en , puis il travaille comme ouvrier du bâtiment à Lyon, tout en suivant en auditeur libre les cours de l’École des beaux-arts de cette ville, où il remporte, en , un premier prix de sculpture. Il rencontre une modiste, Angélique Tardy, qui devient son épouse le [3].

Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé en et gravement blessé en [4]. Il est sauvé par le chirurgien lyonnais André Latarjet. Il est cité pour son courage à l'ordre de l'armée et reçoit la Médaille militaire et la Croix de Guerre [5]. À son retour, il s'installe dans le quartier de la Croix-Rousse ; sa maison se trouve au no 14 cours du Général-Giraud[6].

En , il rejoint le groupe des Ziniars et il fait partie des fondateurs du salon du Sud-Est[7].

Il se lie avec l'architecte Tony Garnier. Ami de nombreux artistes dont Suzanne Valadon et Maurice Utrillo, il réalise un buste en bronze de celui-ci, conservé au musée de Brou à Bourg-en-Bresse[8]. Il devient un pacifiste engagé dans ses convictions tant artistiques que civiques. En , il reçoit le grand prix de l’Exposition internationale de sculpture de Paris[9]. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance dès 1940, au sein du mouvement Franc-Tireur. Plusieurs de ses œuvres sont des monuments à la Résistance et à la mémoire des soldats morts pour la France. [10]

Après la guerre, il entre au parti communiste. Il est élu conseiller municipal de Lyon. Son amitié avec Édouard Herriot lui vaut de travailler pour la ville de Lyon et celles de la proche région. C'est lui qui réalise son tombeau au cimetière de Loyasse en 1958. Il se lie d'amitié avec Camille Vallin, maire de Givors où il exécute plusieurs œuvres, ainsi que dans d'autres municipalités communistes du Rhône[10].

Georges Salendre mort le est inhumé au cimetière de la Croix-Rousse à Lyon.

Style[modifier | modifier le code]

Respectueux des grands principes de la sculpture classique, c'est un sculpteur de portraits fins et corps féminins aux rondeurs voluptueuses [10]. Son engagement politique se retrouve dans la tendance Réalisme Socialiste des œuvres monumentales [11].

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Beaujeu (Rhône) : monument aux morts de 1914-1918, en collaboration avec le sculpteur Benoit Myard.
  • Caluire-et-Cuire : monument commémoratif en hommage à Jean Moulin, inauguré le 24 juin 1973.
  • Ecully : A la beauté, buste sur la tombe de la famille Billote , cimetière d'Ecully
  • Givors :
    • Quartier des Plaines : Captive.
    • Place Henri-Barbusse : Henri Barbusse.
    • Quai Georges Lévy (Maison du fleuve Rhône) : Maurice Thorez.
    • Groupe scolaire Joliot-Curie : Joliot-Curie.
    • Centre hospitalier de Montgelais : Maternité.
    • Hôtel de ville :
      • La République, buste ;
      • La Mère et l’Enfant ;
      • Le Torrent, groupe en bronze.
  • Jassans-Riottier : Monument à Léon Fournet[12].
  • Lyon :
    Le veilleur de pierre
    , en 1948[13]
    • Cours Général-Giraud : La pensée, Monument aux peintres et sculpteurs lyonnais disparus[14].
    • Lycée professionnel de la Martinière : Les Couturières, en 1950[15].
    • Musée des beaux-arts.
    • Parc de la Tête-d'Or : Le Sportif.
    • Place d'Arsonval : Monument à Édouard Herriot, en 1958.Chapelle de l'hôpital, le Christ en croix[16]
    • angle de la place Bellecour et de la rue Gasparin : Le Veilleur de pierre, en 1948, haut-relief en pierre.
    • Hôtel des Postes, 22 place Antonin-Poncet, bas relief [17]
    • Place Dumas de la Loire, Lyon, Vaise : Souvenir, Unité, Paix 1960.
    • Place Ollier :
      • Monument aux universitaires morts dans les camps, en 1946, détruit par l'OAS en 1960 ;
      • La Pensée, en 1965[18].
    • Place des Tapis :
      • Le Printemps[19] ;
      • Le Chant des Canuts[20], au début du boulevard des Canuts (Croix-Rousse). L'œuvre était érigée jusqu'en 2014 dans le square Déjean à l'ouest de la mairie du 4e arrondissement.
    • Stade de La Duchère : Athlète, statue.
  • Paladru : Georges-Martin Witkowski, années 1930, sur le petit port de Paladru depuis 1964[21].
  • Saint-Étienne : Le Fusillé, 1969.
  • Vénissieux : La République des peuples, 1971.
  • Villeurbanne :

Publication[modifier | modifier le code]

  • Georges Salendre, Georges Salendre sculpteur, préface de Marius Mermillon, Éditions l’Hermès, (ISBN 2-85934-090-4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de l'Ain[1]
  2. Document INA.
  3. Archives de Lyon[2]
  4. Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Editions Stéphane Bachès, , 1502 p., p. 1188-1189
  5. Archives du Rhône, registre matricule[3]
  6. Patrimoine Auvergne Rhone Alpes[4]
  7. Vollerin et 2001 page16.
  8. Base Joconde[5]
  9. Jean-Pierre Ravery, « SALENDRE, Georges Léon », sur https://maitron.fr/, (consulté le )
  10. a b et c Dictionnaire historique de Lyon, p. 1189.
  11. Vollerin, page 105.
  12. [6]
  13. [7]
  14. Maryannick Lavigne-Louis, « Le sculpteur Georges Salendre, croix-roussien de cœur », L’esprit canut n°23,‎ , pages 4-5 (lire en ligne)
  15. [8]
  16. [9]
  17. [10]
  18. [11]
  19. Numelyo[12]
  20. Numelyo[13]
  21. Yves Ferraton, Cinquante ans de vie musicale à Lyon, Les Witkowski et l'Orchestre Philharmonique de Lyon (1903-1953), Paladru, Editions de Trévoux, , 380 p. (ISBN 2-85698-032-5, lire en ligne), p. 231
  22. Bruno Permezel et Marcel Avet (préf. Gilbert Chabroux), Villeurbanne, 27e ville de France : histoire des rues, histoire des noms, Lyon, BGA Permezel, , 262 p. (ISBN 978-2909929026), p. 170.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marius Mermillon, Georges Salendre, sculpteur, L’Hermès, .
  • Bernard Gouttenoire, Dictionnaire des peintres & sculpteurs à Lyon aux XIXe & XXe siècles, Châtillon-sur-Chalaronne - Lyon, La Taillanderie, , 336 p. (ISBN 2-87629-222-X), p. 295-296.
  • Alain Vollerin, Marjolaine Nardone et Charles Gourdin, Les Ziniars : La vocation de la modernité, Lyon, Mémoire des Arts, coll. « Groupes et Mouvements », , 115 p. (ISBN 2-912544-15-7), p. 104 à 107.
  • Patrice Béghain et Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, éditions Stéphane Bachès, , 1664 p. (ISBN 9782915266658, BNF 42001687), p. 1188-1189.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]