Georges Pébereau

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Georges Pébereau
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Georges Pébereau, né le à Digne, Alpes-de-Haute-Provence, et mort le [1],[2],[3], est un collectionneur d'art et un homme d'affaires français.

Il est le frère de l'ex-président de BNP Paribas Michel Pébereau[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Pébereau, ingénieur diplômé de l'École polytechnique et des Ponts et chaussées, commence sa carrière dans la fonction publique, entrant au ministère de l'Équipement sous de Gaulle[1]. Après avoir été conseiller du ministre Edgard Pisani, il est directeur de cabinet d'une succession de ministres de l'Equipement : François-Xavier Ortoli, Robert Galley et Albin Chalandon[1],[4].

Il quitte l'administration en 1968 et rejoint la Compagnie générale d'électricité (CGE), appelé par son patron Ambroise Roux, un proche de Pompidou[1]. Nommé président de la CGE en 1984, alors que celle-ci a été nationalisée[1], il acquiert alors Thomson télécommunications, la CGE devenant Alcatel[1]. En 1986, politiquement orienté à droite, à cause de son passage dans les cabinets ministériels, il pensait rester à la tête d'Alcatel privatisée, mais, Édouard Balladur, ancien directeur d'une filiale de la CGE et ministre chargé des privatisations décide de l'évincer et Pierre Suard le remplace [1] : en effet, une rivalité avait opposé les deux hommes quand il présidait Alcatel nationalisée. Il fonde alors, l'année d'après, Marceau Investissements, qu'il dirige[1] et qui tentera un raid sur la Société générale[1]. Il sera alors impliqué dans l'affaire de la Société générale, étant soupçonné de délit d'initié ; l'affaire se conclura par la condamnation du milliardaire George Soros, en 2002[1].

Dans une tribune publiée dans Le Monde en septembre 2008, il appelait à limiter les parachutes dorés et à fiscaliser « les stock-options des dirigeants d'entreprises cotées », critiquant également les niches fiscales[5]. Quelque temps avant que la crise de la dette dans la zone euro n'éclate, il critiquait les conséquences de l'absence d'harmonisation des politiques budgétaires et fiscales et européennes[5]. Il affirmait également :

« on ne peut dans le même temps expliquer aux Français que notre redressement économique implique une réduction drastique du nombre de fonctionnaires avec le non-remplacement d'un départ à la retraire sur deux, et, dans le même temps, ignorer le système d'aides aux entreprises — subventions et déductions fiscales — qui constituent un gisement d'économies beaucoup plus important et qui a un besoin urgent d'être réorganisé et modernisé[5]. »

Il est le coauteur, avec Pascal Griset, du livre L’Industrie, une passion française, édité par PUF en 2005 et préfacé par Thierry Breton.

Possédant une collection d'art estimée à environ 6 millions d'euros[1], comportant des œuvres de Dell'Abbate, Ingres, Odilon Redon[1], etc., il a fait une donation d'une partie de sa collection de dessins anciens au musée du Louvre, laquelle y a été exposée en 2009-2010[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l et m Nécrologie du Monde, 25 avril 2012 [lire en ligne]
  2. Faire-part publié samedi 21 avril 2012 dans Le Figaro.
  3. Who's Who in France 2000.
  4. Articles du Journal du net.
  5. a b et c « À quand l'étincelle de la révolution ? », par Georges Pébereau, Le Monde, 16 septembre 2008 [lire en ligne].
  6. Sous la direction de Carel van Tuyll van Serooskerken, Louis Antoine Prat et de Dominique Cordellier, Maîtres du dessin européen du XVIe au XXe siècle, La collection Georges Pébereau, coédition : Somogy, musée du Louvre Éditions, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]