Georges Monneret

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Georges Monneret
Georges Monneret en 1934.jpg

Georges Monneret en 1934.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
Pseudonyme
Jojo la MotoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Georges Monneret dans son magasin, en 1938.
Georges Monneret lors du "Fonds de Course" 1938 à Monthléry.
La Koehler Escoffier de Georges Monneret.
La Bultaco "Cazarecords" 175cc3 de 1960, avec laquelle G.Monneret,Paco González, John Grace, Marcel Cama et Ricardo Quintanilla battent cinq records mondiaux à Montlhéry.
Georges Monneret, champion de France motocycliste pour la quatrième fois, à Montlhéry en septembre 1934.
Georges Monneret en 1934.

Georges Monneret, dit "Jojo la Moto", né le à Lille et mort le , surnommé Jojo la Moto, est un pilote français de moto qui a remporté en carrière 499 victoires et 183 records du monde[1] (dont près de 80 avant-guerre). Il a disputé 32 saisons de compétitions sur deux roues, étalées sur 38 années. Il possède avant-guerre un important magasin de motos et de cycles avenue Aristide-Briand à Montrouge.

Aperçu biographique[modifier | modifier le code]

Après avoir notamment gagné le Circuit d'Orléans 1935 puis le Grand Prix moto de France 1936 en 250 cm3, il termine deuxième des 24 Heures de Spa 1938 avec Louis Gérard sur Delage D6-70 (vainqueurs de catégorie <4L.)[2] puis encore deuxième des 24 Heures du Mans 1939 avec Gérard sur Delage D6-3L. (raflant au passage la victoire de catégorie 3L.), et il participe douze ans plus tard aux 24 Heures du Mans 1951 pour Gordini. Au total il dispute quatre fois l'épreuve mancelle (1938, 1939, 1951 et 1956)[3]. En 1954 il gagne aussi la Coupe d'Automne catégorie 2L. à Montlhéry, sur Maserati A6GCS (après avoir terminé deuxième du Circuit de Metz trois mois plus tôt en 2L.).

Il est aussi notamment Champion de France en 350cc3 en 1934 avec la Koehler Escoffier monocylindre ACT, ainsi qu'en 500cc3 la saison suivante, en prélude à de nombreux titres nationaux (19 au total, dont 7 en 350cc3).

En décembre 1932, il bat associé à Jean Roland les records du monde des 1500 miles, 2500 kilomètres, et surtout des 24 heures, sur Monet-Goyon 350cm3[4]. Il détiendra par la suite celui du kilomètre lancé.

Vainqueur de la Course de côte de Château-Thierry en 1934, il gagne la même année le kilomètre arrêté mis sur pied par les mêmes organisateurs.

En 1935, il bat avec Barthélémy les records du monde de l'heure, des 100 kilomètres et des 100 miles avec une 350cc3 Prester-Jonghi attelée à un sidecar Bernardet. En 1938, il bat encore ceux de l'heure et des 100 miles, avec une Prester-Jonghi 250cc3. Après guerre il ajoute à son palmarès ceux des 2, 3 et 4 heures sur AJS 500, certifiée pour les catégories 500, 750 et 1000cc3.

En 1938, il gagne le "Fonds de Course", et au passage les 150 000 francs promis par le gouvernement, sur une machine entièrement française (Prester-Jonghy) pour boucler 20 tours sur l'anneau de Montlhéry.

En 1950, il gagne les Coupes du Salon en 350cc3 et 500cc3 sur AJS[5], et il obtient le titre en 350cc3. En 1951, il remporte la côte Lapize sur Koehler Escoffier, puis il boucle un "Tour du monde" de 40000 kilomètres sur Puch 125cc3 TS avec ses deux fils sur l'anneau de Monthléry.

Une partie de ses exploits[6] est relatée dans son livre Vive la moto, édité chez Calmann-Lévy. Seuls lui auront échappé au plan national le Bol d'Or motocycliste et le Grand Prix de France 350cc3 (2e en 1933). Il lui arriva aussi de disputer des course en monoplaces, comme sur Delage en 1939 au Prix de l'Amicale Motocyclistes de France[7], et des courses de hors-bords lors des Coupes de Paris (après une première victoire lors du Sprekels Trophée de 1936[8]).

Il fonde sa propre marque de motocycles, Mondial-Monneret, en 1965.

A côté de ses victoires lors de compétitions officielles, et alors que sa popularité permet de mobiliser l'attention sur la pratique de la moto, alors en déclin (la "traversée du désert" qui durera jusqu'à l'arrivée en fFrance des motos japonaises propres et fiables au début des années 70) Georges Monneret se lance dans une série de records et de raids , parfois farfelus, mais toujours médiatisés, avec un particulier un Paris - Londres sans descendre de son scooter Vespa.

Il effectue la traversée de la Manche (Calais Douvres) en 1952 en installant sa Vespa sur un pédalo-catamaran dont l'hélice est entraînée par un rouleau sur lequel frotte la roue arrière.La turbine à air forcé continue d'assurer le refroidissement du moteur malgré la faible vitesse de l'embarcation.

Escorté par un chalutier boulonnais il parvient à bon port à la seconde tentative, malgré une météo peu clémente, et aura les honeurs de la BBC dans l'émission Men on the Move[9].

Il est le créateur d'une école d'apprentissage pilotage des cyclomoteurs pour les adolescents sur l'Île de Puteaux.

Georges Monneret était le père de Philippe Monneret (vainqueur des 24 Heures du Mans moto en 1991 avec ses coéquipiers Bruno Bonhuil et Rachel Nicotte) et des jumeaux, Jean Monneret (victime en 1951 d'un grave accident lors des 40000 kilomètres du "Tour du monde") et Pierre Monneret (1er Français vainqueur dans la catégorie reine des 500 cc3 au Grand Prix de France à Reims en 1954 sur Gilera).

Titres en championnat de France[10][modifier | modifier le code]

  • 250cc3: 1932 et 1934;
  • 350cc3: 1932, 1933, 1934, 1937, 1949, 1950 et 1952;
  • 500cc3: 1935 et 1950,
  • Champion de France des Conducteurs motocyclistes: 1950 en 350cc3;
  • Champion de France Inter: 1953 et 1963 en 350cc3;
  • Champion de France National: 1959 en 500cc3.

Victoires notables[11][modifier | modifier le code]

(nota bene: 1928 : déjà troisième du Circuit des routes pavées en 350cc3, puis en 1929 deuxième du 13e GP de France U.M.F. en 500cc3 sur AJS)

  • 1930: Circuit de Reims-Gueux en 350cc3 et Circuit du Camp du Drap d'Or à Calais en 500cc3 (sous le sobriquer de "Lemoine");
  • 1932: Circuit de Péronne en 350cc3, Circuit de Nancy-Seichamps en 350cc3, Circuit de Dieppe en 350cc3, Circuit du Camp du Drap d'Or en 500cc3 et Circuit de Warcq-Belval à Charleville en 500cc3;
  • 1933: Circuit du Camp du Drap d'Or en 500cc3 (et deuxième du Grands Prix de France du M.C.F. 350cc3);
  • 1935: Circuit d'Orléans en 500cc3 (et deuxième du Grands Prix de France du M.C.F. 250cc3);
  • 1936: 16e Grand Prix de l'U.M.F. 250cc3 et 20e Grands Prix de France du M.C.F. 250cc3;
  • 1937: Grand Prix de Lyon sur le Circuit du Boulevard de Ceinture en 350cc3 et 500cc3;
  • 1938: Circuit de Bourges en 250cc3;

(nota bene: deuxième des premières Coupes de Paris 1945, en 350cc3 et 500cc3)

  • 1947: Grand Prix de Nîmes au Circuit de Nîmes-Courbessac en 350cc3;
  • 1950: Circuit de Bergerac en 350cc3 et 500cc3, Circuit Motocycliste du Lac d'Aix-les-Bains en 350cc3, Circuit des Remparts d'Angoulême 350cc3, Grand Prix de Lyon en 350cc3, le Circuit de Vesoul en 350cc3 et le Circuit d'Avignon en 500cc3;
  • 1951: Grand Prix de Vitesse Motocycliste des Sables d'Olonne en 500cc3, le Circuit Motocycliste de Cadours en 350cc3 et les Coupes du Salon de Paris en 500cc3;
  • 1952: Circuit de Perpignan en 350cc3 et les Coupes du Salon de Paris en 500cc3;
  • 1953: Circuit de Bordeaux en 350cc3, Circuit de Vitesse Motocycliste du Dauphiné à Grenoble en 250cc3, Grand Prix de l'Albigeois en 350cc3 et 5003 et les Coupes du Salon de Paris en 350cc3 et en 500cc3;
  • 1956: Coupes du Salon de Paris en 500cc3;
  • 1962: Coupes du Salon de Paris en 350cc3;
  • 1963: Coupes Eugène Mauve, Trophée BP, Coupes d'Argent, Critérium de Vitesse du M.C.F., et Coupes du Salon de Paris, le tout à Linas-Montlhéry en 350cc3;
  • 1964: Trophée BP et Coupes du Salon de Paris à Linas-Montlhéry en 350cc3;
  • 1965: Trophées du M.C.F. (ancien Trophée BP) et Coupes du Salon à Linas-Montlhéry en 350cc3.

(nota bene: dernière apparition en course à 58 ans, en 1966 aux Coupes Eugène Mauve à Linas-Montlhéry - 2e en 350cc3).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patrick Chapuis, Joies de la moto, Hachette Réalités,
  2. Georges Monneret Racing Sports Cars
  3. Georges Monneret 24 Heures en Piste
  4. Le Figaro, 25 décembre 1932.
  5. (pour neuf victoires au total lors de ces coupes parisiennes)
  6. (donc Paris-L'Alpe d'Huez à moto, et la traversée de la Manche en hydroscooter Vespa juché sur deux boudins)
  7. L'Humanité du 15 mai 1939.
  8. Le Petit Parisien du 5 juillet 1936.
  9. British Pathé, « Selected Originals - Men On The Move - Across The Channel By Vesper Motorcycle (1952) », (consulté le 23 juillet 2017)
  10. Racing Mémo 1932 (et années suivantes)
  11. Racing Mémo 1930 (et années suivantes)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Article Georges Monneret, l'un des meilleurs coureurs motocyclistes du monde nous parle..., Regards, 1er décembre 1938, n°255, p.19 (par Jean Roire)
  • Paul Boyenval (préf. Georges Monneret), La Pratique de la moto, Paris, Technique et vulgarisation,
  • Paul Boyenval (préf. Georges Monneret), Technique et pratique du deux roues motorisé, Paris, Technique et vulgarisation, , 4e éd.
  • Georges Monneret et René de Latour (préf. Jean-Pierre Beltoise), Vive la moto, Calmann-Lévy,
  • Georges Pagnoud, Georges Monneret, l'homme des exploits, coll. « Mémoires du sport » (no 5),

Liens externes[modifier | modifier le code]