Georges Menahem

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Georges Menahem
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Georges Menahem (mars 2015, Tunis)

Naissance
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Formation

Georges Menahem, né le [1], est un sociologue et économiste français, par ailleurs militant altermondialiste.

Parcours[modifier | modifier le code]

Georges Menahem a d'abord suivi une formation en mathématiques et en physique. Ses premières recherches ont porté sur la radioastronomie à la station de radioastronomie de Nançay et à l'observatoire de Jodrell Bank, puis sur la physique du solide dans un laboratoire de l'Université Grenoble-I. Mais un grave accident l'a obligé à abandonner les sciences exactes. Après 1975, ses premiers travaux en sciences sociales ont concerné la sociologie des sciences puis la sociologie du travail. À partir de 1978, il s'est tourné vers la sociologie de la famille, puis celle des trajectoires biographiques. Une fois intégré au CNRS, il a pu mettre à l'épreuve ses hypothèses concernant la typologie des structures familiales sur les données de l'INSEE, d'où d'autres résultats qui l'ont conduit, après 1990, vers la sociologie de la santé. Il a alors développé dans le cadre de l’IRDES des recherches dans ces deux derniers domaines à propos des déterminants de la santé[2] et des logiques de recours aux soins des personnes en situation de précarité[3].

Militant ouvrier dans les années 1970, à la Compagnie des compteurs de Montrouge, Georges Menahem a participé en 1998 aux démarrages de l’association ATTAC et est membre de son conseil scientifique depuis 1999. Il fait partie depuis 2013 du comité d'animation de l'organisation internationale End Ecocide on Earth.

Activités scientifiques[modifier | modifier le code]

Georges Menahem est directeur de recherche au CNRS. Après avoir effectué des recherches en physique, et également sur ses déterminants, puis en sociologie du travail, de la famille et de la santé, il poursuit maintenant à la Maison des sciences de l'homme Paris Nord (MSHPN) des travaux portant sur les comparaisons internationales des indicateurs économiques et de la soutenabilité écologique des sociétés.

De l'étude des déterminants du développement scientifique à l'analyse des savoirs ouvriers[modifier | modifier le code]

Les premiers travaux sociologiques de Georges Menahem ont porté sur les déterminants de deux types très différents de connaissance. D'abord, il a mis en lumière l'importance des conditions externes du développement des sciences, avec en particulier la mainmise au cours du vingtième siècle des militaires sur la direction du développement scientifique[4]. Par là, il procurait également des analyses sur "ce qui fonde le pouvoir de la science dans les sociétés industrialisées" ainsi que sur "la nature et les bases du pouvoir militaire"[5].

Dans un tout autre domaine de l'épistémologie des connaissances, il est ensuite revenu sur son expérience du travail en usine en menant avec deux sociologues, Yves Lescot et Patrick Pharo, une analyse approfondie des savoirs ouvriers [6]. Ils y montraient notamment en quoi les connaissances ouvrières sont développées et organisées comme de véritables savoirs sociaux utilisés en premier lieu en tant qu'instruments de lutte contre les formes particulières de leur exploitation.

De la sociologie de la famille à la sociologie de la santé[modifier | modifier le code]

Dans un article paru en 1979 sur les « mutations de la famille »[7], Georges Menahem a analysé les rapports socioéconomiques entre l’organisation familiale et la société. Pour en rendre compte, il a formulé l’hypothèse de l’existence de trois types d’organisation des familles :

  • la famille patrimoniale structurée hiérarchiquement d’abord en fonction des impératifs de la reproduction d’un patrimoine économique (petite exploitation agricole, artisanale, ou profession libérale, etc.) [8] ;
  • la famille conjugale organisée pour assurer la reproduction de la force de travail de l’homme salarié, ce qui est associé également avec une position d’autorité du chef de famille ;
  • la famille associative[9] dont les rapports plus égalitaires entre la femme et l’homme soutiennent le double projet professionnel des conjoints, ces activités légitimant un plus grand partage des tâches.

Cherchant à confronter sa typologie théorique avec les données d’enquêtes statistiques[10], il a été amené à complexifier son modèle. Dans son article de 1988, il a montré ainsi que deux univers de référence distincts, traditionnel ou moderniste, peuvent se traduire dans des modalités différentes d’organisation des types associatif, conjugal ou patrimonial de famille[11].
Il s’est en même temps interrogé sur la filiation de ces différents modèles d’organisation et a notamment montré que les conjointes des familles associatives sont plus fréquemment originaires de familles où leurs mères étaient actives lors de leur jeunesse ; de plus, dans les cas où leurs mères étaient au foyer, leurs parents étaient plus fréquemment en conflit, situation qui n’incite guère à reproduire le modèle familial de subordination de la femme à l’homme[12].

Suivant la trace du rôle des conflits familiaux, Georges Menahem a mené des investigations approfondies dans les enquêtes de l’INSEE en tirant parti des questions introduites par Jean-Louis Borkowski dès 1978. Ces exploitations de l'enquête dite "Situations défavorisées" l’ont conduit dès les années 1989-1990 à d’autres découvertes concernant les rapports au risque et le champ de la santé. En analysant systématiquement les caractères des individus qui avaient déclaré avoir connu dans leur enfance de graves problèmes de mésentente entre leurs parents, il a constaté non seulement qu’ils connaissaient de plus fréquents problèmes de santé à l’âge adulte[13] mais aussi qu’ils prenaient plus souvent des risques, buvant et fumant davantage et connaissant des accidents de la route et des incidents de paiement eux aussi plus fréquents[14]. Il faut noter que ces résultats ont été confirmés notamment par les enquêtes de l'INED lancées en 1995 par Maryse Marpsat et Jean-Marie Firdion sur les trajectoires suivies par les personnes ayant vécu des problèmes graves dans l'enfance et se trouvant plus fréquemment en situation de SDF (sans domicile fixe)[15].

De la microéconomie du risque programmé à la construction d'indicateurs de sécurité économique[modifier | modifier le code]

Comment passer de l'observation sociologique des fondements des comportements de santé à leur théorie économique ? Pour ce faire, Georges Menahem s'est inspiré des hypothèses du canadien Gérald Wilde sur l'existence d'un « niveau de risque programmé »[16] afin d'élaborer en 1997 une microéconomie des liaisons entre les attitudes à l’égard du risque et les comportements de santé[17]. Poursuivant son analyse au niveau macroéconomique, il a pour ainsi dire retourné le problème en étudiant non le risque mais la sécurité : il a ainsi cherché à mettre au point un modèle de « demande de sécurité »[18]. Pour cela, il a d’abord tenté de quantifier la sécurité en mettant au point en 2005 un indicateur baptisé « taux de sécurité économique » (TSE). Avec la collaboration de son étudiante, Veneta Cherilova, il l'a estimé dans 20 pays européens. Cet indicateur veut mesurer le degré de couverture des résidents d'un pays contre le risque de pauvreté monétaire. Il est relatif : il est égal, pour un pays, au rapport entre la moyenne des revenus que touchent les habitants tout au long de leur vie adulte, qu'ils soient actifs ou inactifs, et un dénominateur représentant le niveau de vie moyen des actifs ayant un emploi. Cet indicateur est aussi synthétique dans la mesure où il prend en compte de manière négative l'insécurité des personnes vivant sous le seuil de pauvreté[19]. Les comparaisons internationales de ce TSE montrent que, en 2002, les quatre pays les mieux classés parmi vingt pays européens étaient la Norvège, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède. Les moins bien classés étaient la Grèce, l’Espagne et l’Italie. La France et l’Allemagne étaient en milieu de tableau, avant le Royaume-Uni. Le même indicateur appliqué aux États-Unis montre une forte chute depuis 1999 de la sécurité économique, laquelle s'est prolongée depuis la fin des années Clinton et s'est amplifiée sous l’administration Bush.

Selon les travaux de Menahem[20], la sécurité économique peut être décomposée entre une partie « marchandisée » dépendante des relations salariales et de la vente des produits, et une partie « démarchandisée » relative aux prestations et aides auxquelles les individus ont droit indépendamment de leurs relations actuelles avec le marché (comme la retraite, les allocations familiales, de logement, de chômage ou le RMI). Ses estimations sur une trentaine de pays montrent que le taux de sécurité démarchandisée (TSD) est un bon indicateur de l'efficacité du système de protection sociale : il est maximum en Suède et dans les pays Nordiques, il est encore important dans les pays continentaux tels l'Autriche, l'Allemagne ou la France, mais il est faible au Royaume-Uni et dans les pays européens du Sud comme l'Italie, la Grèce ou l'Espagne et très limité dans les pays d'Europe centrale et orientale tels la Lettonie ou la Lituanie. Quant aux États-Unis, leur taux de sécurité démarchandisée est négatif, ce qui témoigne du mauvais état des protections sociales dans ce qui est présenté comme un modèle de l'économie de marché. Le TSD n'est que faiblement positif dans deux autres exemples du modèle "libéral" selon le sociologue suédois Gosta Esping-Andersen : en Australie et au Canada, à un niveau à peine plus élevé pour ce dernier car les programmes sociaux y sont plus étendus.

D'autres travaux de Georges Menahem permettent de comparer la sécurité économique dans les huit départements de la région Île-de-France, à la fois dans ses composantes marchandisées et démarchandisées[21]. Les évaluations qu'il a réalisées avec ses étudiantes en thèse Émilie Gazeux et Amina Bentata montrent ainsi que c'est en Seine-Saint-Denis que la sécurité économique est la plus faible et en Seine-et-Marne qu'elle est la plus importante (1,26 fois plus qu'en Seine-Saint-Denis)[22]. Cette recherche montre que ces différences traduisent à la fois les effets du très haut niveau de chômage dans la Seine-Saint-Denis et du plus haut niveau relatif des prestations sociales en Seine-et-Marne.

Activités militantes[modifier | modifier le code]

Dans le champ altermondialiste[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'organisation altermondialiste Attac, Georges Menahem a contribué à de nombreuses activités de son conseil scientifique. Il a coordonné dans les années 2000-2001 un groupe de travail sur les entreprises multinationales et a rédigé l'essentiel du livre Enquête au cœur des multinationales. Il y a aussi animé un groupe de travail du conseil scientifique sur les liens entre « Guerre et mondialisation ». Une bonne part de ses travaux se sont traduits dans plusieurs chapitres du livre Attac L’Empire de la guerre permanente.

Georges Menahem a travaillé également sur les stratégies européennes de défense dans le cadre de la Fondation Copernic[23]. Il a contribué, dans le cadre d'un groupe de travail européen, à l'analyse des formes européennes de militarisation et de leurs rapports avec la politique extérieure de l'Europe[24]. Il a également animé des séminaires sur la militarisation de l’Union européenne dans le cadre des universités d’été des Attac d'Europe qui se sont tenues à Saarbrücken en août 2008[25] et à Fribourg en août 2011[26].

Dans le domaine des indicateurs économiques[modifier | modifier le code]

Dans le prolongement de ses activités de recherche sur les indicateurs de sécurité économique, Georges Menahem a été invité en 2008 par Jean Gadrey à participer au lancement du Forum pour d'autres indicateurs de richesse (FAIR), groupe de chercheurs et d'acteurs engagés dans l'action sociale qui ont voulu suivre de manière critique les activités de la Commission Stiglitz. Il a notamment contribué au rapport soulignant les apports et les limites des travaux de cette commission d'experts très peu liée avec les débats démocratiques[27].

Fin 2011, il a cherché avec le soutien de Jean Gadrey et du franco-brésilien André Abreu à engager FAIR dans la Conférence de l'ONU dite "Rio + 20"[28]. Il a préparé pour le compte de FAIR un événement (un "side-event") au sommet dit Rio + 20[29]. Il l'a présenté en juin 2012 avec Isabelle Cassiers et Muthiah Yogananthan afin de témoigner de la vision très critique de l'association concernant en particulier les indicateurs de la Banque mondiale et du PNUE qui visent par exemple à monétariser le capital naturel dans les indicateurs de richesse - procédé qui place la Chine à la première place, les dégradations de la nature y étant compensées par les progrès de son épargne financière et ses investissements dans l'éducation[30]. Dans une interview par le journal anglais The Guardian, Georges Menahem a ainsi déclaré que le nouvel indicateur dit "Inclusive Wealth Index" promu par l'UNEP et l'Université de l'ONU, l'IWI, rendrait la situation environnementale mondiale encore pire s'il était adopté et généralisé, car il sous-estime l'érosion des ressources naturelles et surestime les éléments de la production tels que le PIB ou le capital humain[31].

Dans le domaine de la justice climatique[modifier | modifier le code]

Depuis la conférence climatique de Copenhague en 2009, à la suite du discours d'Evo Morales proposant la création d'un tribunal international climatique, Georges Menahem travaille à la mise en place d'une juridiction qui élargirait les compétences environnementales de la Cour pénale internationale. Comme il l'a écrit dans Mediapart, le réchauffement climatique rend nécessaire de criminaliser les atteintes au climat afin de responsabiliser les États et multinationales. Selon lui, "aucun État ne veut commencer seul à brûler un peu moins ses réserves. Pire, voulant conserver la liberté d'exploiter encore plus leurs gisements, ils retardent la mise en place de règles internationales contraignantes. [...] En l'absence de sanctions, les dirigeants politiques préfèrent attendre que leurs voisins fassent le premier pas en matière de limitation des émissions. Ils se comportent comme des passagers clandestins qui ne veulent pas payer les coûts collectifs de leur présence sur la planète"[32]. Mais, après la conférence des peuples de Cochabamba en 2010, le gouvernement bolivien n'a plus mis au premier plan de ses priorités le combat pour un tribunal international climatique.

Afin de développer les moyens légaux de défendre l'environnement, Georges Menahem a donc rejoint en mai 2013 l'équipe européenne qui cherchait depuis 2012 à promouvoir une initiative citoyenne européenne visant à poursuivre les actes générant des écocides[33]. Pour ce faire, il a notamment publié avec une douzaine d'intellectuels[34], une tribune appelant à « limiter sinon arrêter les destructions graves de la nature en mettant en accusation les responsables physiques des atteintes graves à l'environnement »[35]. C'est également dans ce cadre qu'il est intervenu à Nantes en février 2014 pour dénoncer le « grand projet inutile et imposé » qu'est le projet d'aéroport du Grand Ouest à Notre Dame des Landes[36].

Ces divers engagements ont conduit Georges Menahem à s'engager dans la préparation de la COP21, notamment avec le mouvement Alternatiba. Au niveau local, il a appelé ainsi à organiser un village « des alternatives au changement climatique » dans la ville de Caen en septembre 2015[37]. D'avril 2014 à décembre 2015, il a représenté le mouvement End Ecocide on Earth[38] au sein de la Coalition climat 21, laquelle a regroupé 130 organisations, syndicats et groupes de foi mobilisés pour pousser la COP21 à prendre en compte l'urgence climatique et sociale[39]. En 2016, Georges Menahem a continué à intervenir dans le domaine de la justice environnementale, notamment en Ukraine à propos des pollutions considérables du Dniepr lors de deux conférences qu'il a prononcées à l'Université nationale de Zaporozhye[40].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notice d'autorité[modifier | modifier le code]

Webographie[modifier | modifier le code]

Travaux récents en ligne[modifier | modifier le code]

Autres travaux en ligne[modifier | modifier le code]

Bibliographie : ouvrages édités[modifier | modifier le code]

  • 2010, « Quatre risques mondiaux majeurs », Chapitre 13 dans Une autre ONU pour un autre monde, (ouvrage coordonné par Nils Andersson, Djilali Benamrane et Pierre Grou), Éditions Tribord, Bruxelles, Belgique
  • 2006, "Santé : la dégradation", chapitre 10 dans Pauvreté et inégalités, dirigé par Jean Gadrey, Fayard – Mille et une Nuits, pages 147-162, Paris, France
  • 2001, (avec Thierry Adam, Pierre Alaignes et Christophe Ventura), Enquête au cœur des multinationales, 1001 nuits - Fayard, 160 p., Paris, France
  • 1998, "Situations à risque de l’enfance, vulnérabilité sociale et troubles de santé à l’âge adulte", dans Santé et Précarité, Flammarion, pages 97-98, Paris, France
  • 1994, Problèmes de l'enfance, statut social et santé des adultes, IRDES, biblio no 1010, 222 p., Paris, France
  • 1994, (avec Patrick Bantman et Sophie Martin), « Événements de la jeunesse, trajectoires de vie et troubles de l'existence à l'âge adulte », dans Trajectoires sociales et inégalités, Éditions Érès, Toulouse, France
  • 1980, (avec Yves Lescot et Patrick Pharo), Les Savoirs ouvriers, ACT, 164 p., Boulogne-Billancourt, France
  • 1976,La Science et le militaire, Éditions du Seuil, Paris, 317 p., France

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Menahem, Georges (1944-....), « BnF Catalogue général », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 24 septembre 2016)
  2. Voir notamment l'article « Maladies, recours aux soins et attitudes à l’égard du risque »
  3. Voir notamment l'article « Précarité, risque et santé »
  4. Voir en particulier son livre La Science et le militaire publié au Seuil en 1976 et, en particulier, son analyse des conditions de la naissance de la recherche opérationnelle, du laser et de l'océanographie.
  5. Cf. "L'industrie, la technologie et le pouvoir militaire" par Dominique Verguèse dans le Monde du 11 août 1976
  6. Cf. Yves Lescot, Georges Menahem et Patrick Pharo, Les Savoirs ouvriers, Éditions ACT, Paris, 1980, 164 p.
  7. « Mutations de la famille et reproduction de la force de travail », dans la revue L’Homme et la société, 1979/51.
  8. Voir notamment Catherine Bonvallet, « La famille-entourage locale », Population, 2003/58, page 19.
  9. Cette dernière dénomination a été reprise quatre ans plus tard par Louis Roussel dans une typologie des mariages fondée, elle, sur des bases psychosociales. Le « mariage associatif » de Roussel présente des caractéristiques ressemblant fortement à celle du type associatif de famille selon Menahem, comme l’ont remarqué Kellerhas, Troutot et Lazega, dans leur ouvrage de référence Microsociologie de la famille, Que sais-je ?, PUF, Paris, 1994
  10. Successivement les données de l’enquête « Aspirations » du CREDOC puis celles de la grande enquête « Besoins et aspirations des familles » menée par la CNAF.
  11. Menahem G., 1988, « Trois modes d’organisation domestique selon deux normes familiales font six types de famille », Population, 43(6), Paris, p. 1005-1034
  12. Cf. Menahem G., « Les rapports domestiques entre femmes et hommes s'enracinent dans le passé familial des conjoints », Population, no 3, Paris, 1989
  13. Voir par exemple « Troubles de santé à l'âge adulte et difficultés familiales durant l'enfance », ‘’Population’’, 1992/4
  14. Voir par exemple « Trois types d'influence des représentations de l'enfance sur l'état de santé des adultes », INSEE-Document de travail, n°F.9010
  15. Cf. Maryse Marpsat in The INED research on homelessness, 1993-2008, page 203
  16. Cf. notamment son article de 1994 : "Target Risk: Dealing With The Danger of Death, Disease and Damage in Everyday Decisions", PDE Publications, Toronto, Canada".
  17. Cf. « Recours aux soins des adultes et mode de gestion du risque », Économie et Prévision, no 129-130 (3-4), 1997, Paris, puis une application avec « A target level of risk model of respiratory pathologies and smoking behaviour », Applied Economics, Vol. 31, Issue 6, p. 709-722, 1999, Londres
  18. Voir ses premiers essais de formalisation dans l'article « Demande de soins, demande de santé, demande de sécurité : trois modèles pour la santé en économie », Les Cahiers du Gratice, no 129-130 (3-4), 1998, Paris
  19. Voir son article en collaboration avec Cherilova V. « Inégalités de sécurité économique et aide à la famille dans l’Union européenne - La construction d’un indicateur de sécurité » dans Recherches et prévisions, no 79 p. 83-95, Paris, 2005/03
  20. Voir les articles publiés en 2007, dans la Revue internationale de sécurité sociale, « The decommodified security ratio: A tool for assessing European social protection systems », in International Social Security Review, Volume 60, Issue 4, Genève, pages 69-103, et dans la Revue de l'OFCE, « Prestations sociales, sécurité économique et croissance », no 103, Paris
  21. Recherche financée par le programme PICRI 2005 de la région Île-de-France
  22. Cf. estimations disponibles sur le site de la recherche PICRI - Inégalités de sécurité économique
  23. Ceci s'est traduit dans une contribution à la campagne contre le Traité constitutionnel européen sous la forme d'une analyse critique de la stratégie de défense européenne, cf. l'article « Quelle défense pour l'Europe ? »
  24. Cf. sa contribution, “A militarized European Union” dans le document Europe in the world réalisé sous la direction de Trevor Evans.
  25. Voir European Summer University « The workshop proposes some materials in order to analyse the present European defence policy. The analysis of the implications of the Treaty of Lisbon for the Militarization of the European Union is done with reference to the story of Europe's militarization and to an analysis of the European Union’s aim: to play a larger role on the international stage ».
  26. Voir « Europe Militarization ».
  27. Voir article sur le site IDIES de la revue Alternatives économiques
  28. Ce qui s'est traduit par la publication d'un texte cosigné par FAIR et l'association italienne Sbilanciamoci! sur le site de la conférence et défendant l'élargissement des indicateurs de bien-être "au-delà du PIB" : INDICATORS FOR A MORE SUSTAINABLE AND INCLUSIVE WORLD
  29. Voir l'annonce du side event de FAIR le 21 juin 2012 à la conférence des Nations Unies à Rio
  30. Cf. notamment le compte rendu de deux des sessions organisées à Rio par ces trois membres de FAIR sur le site belge agenda 21
  31. Selon le journal The Guardian, dans son article du 21 juin 2012, Georges Menahem a déclaré précisément que “the Inclusive Wealth Index (IWI), a measure introduced by the UNEP and the UN University, would make the world's environmental situation worse: if it is adopted and widely used, it could be very dangerous. It underestimates the depletion of natural resources and overestimates the monetized outcome of GDP, such as GDP and human capital"
  32. Cf. "Un tribunal ONU jugeant les crimes contre l'environnement peut nous sauver des catastrophes climatiques", in Mediapart du 5 avril 2013.
  33. Cf. la page "équipe qui sommes-nous" sur le site End Ecocide on Earth.
  34. Dont notamment Dominique Bourg, Valérie Cabannes, la porte parole d'End Ecocide, Philippe Desbrosses, Jean Gadrey, Susan George, Edgar Morin, René Passet, Pierre Rabhi, Jacques Testart et Patrick Viveret.
  35. Cf. tribune « Une initiative citoyenne européenne pour préserver la nature et les générations futures » publié le 16 juillet 2013 dans le journal Le Monde
  36. Voir la Conférence-débat à Nantes avec l'ACIPA à laquelle il a participé le 28 février 2014
  37. Voir l'article du 13 janvier 2015 paru dans Ouest-France.
  38. Voir la description de sa position dans l'équipe de End Ecocide.
  39. Dans son dossier de presse d'octobre 2015, la coalition climat 21 précise les noms des 130 organisations de la société civile, des syndicats aux associations de solidarité internationale, en passant par des organisations confessionnelles, des ONG de défense des droits de l’Homme, de l’environnement ou encore des mouvements sociaux, qui se sont alliées en son sein.
  40. Voir sur les sites universitaires ukrainiens le compte-rendu de sa conférence tenue le 11 mai avec la collaboration des Départements de droit et de biologie, notamment avec les concours du doyen Dean Lyudmila Omelianchik de la faculté de biologie, du vice-doyen international Natalia Rubtsov et du vice-doyen de la Faculté des sciences Paul Lyutikov.