Georges Lurcy

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Georges Lurcy
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Autres informations
Archives conservées par
Louis Round Wilson Library (en) (5541)Voir et modifier les données sur Wikidata

Georges Lurcy, né Georges Lévy[1] est un banquier français né à Paris[2] le , mort le . Célèbre collectionneur, sa vente après décès a permis la création de la fondation Georges Lurcy.

Biographie[modifier | modifier le code]

Modeste employé de la banque Rothschild, il y déploie ses talents dans l'achat et la revente de valeurs mobilières. Réformé en 1914, il parvint à partir au front d'où il est renvoyé à cause de son état de santé. Il se tourne alors vers la construction d'hydravions, en confiant la direction d'une usine, située à Argenteuil, aux ingénieurs Le Pen et Blanchard. Cette innovation technique est une réussite. Il est fait officier de la légion d'honneur en 1930.

Durant l'entre-deux guerres, il achète le château de Meslay-le-Vidame en 1924, et comble de ses bienfaits cette commune (don au cimetière en 1935 et financement d'un réseau d'eau potable avec château d'eau) dont il sera maire de 1935 à 1940. En raison des persécutions raciales, il change son patronyme en Lurcy, inspiré par le domaine de Lurcy-Lévy où le comte de Waldner-Freudnstein l'avait invité. Son épouse, Alice Snow Barbee, d'origine américaine, le persuade d'émigrer aux États-Unis, ce qu'il fait rapidement en léguant, avant de partir, son château au XVIe arrondissement de Paris. À New York, il reprend son activité de banquier, et ses achats artistiques, mais mourra atteint par un cancer en 1953.

Ventes après décès[modifier | modifier le code]

La vente après décès des collections de peinture de Georges Lurcy fut organisée à New York par Parke Bernet, sous le marteau d'ivoire de Louis J. Marion le . Un tableau de Vuillard: Bouquet d'arbres aux Tuileries fut adjugé 70 000 $ ; l'acteur Edward G. Robinson obtint un Bouquet de fleurs de Derain et une nature morte de Braque : La Saucisse ; David Rockefeller s'adjugea la Baignade à Saint-Brieuc de Paul Signac pour 31 000 $ ; l'ancien ambassadeur américain à Paris, Douglas Dillon s'offrit un Monet : la Femme au jardin pour 92 500 $ et l'armateur Alex Goulandris une scène de Tahiti de Gauguin pour l'équivalent de 12 millions de francs ; enfin un Renoir La Serre fut acheté par Henry Ford II. Le produit total fut de 2 221 235 $ soit 900 millions de francs. Ce fut la première fois qu'une retransmission télévisée fut organisée pour le public n'ayant pu être installé dans la salle principale.

D'autres vacations dispersèrent les différentes collections d'œuvres d'art de G. Lurcy.

Œuvres provenant de sa collection[modifier | modifier le code]

  • Eugène Boudin, La Terrasse, Philadelphie, Philadelphia museum of art, lot 7 de la vente.
  • Camille Pissarro, Après-midi ensoleillée au Pont-Neuf, idem, lot 22 de la vente.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean Diwo, New York se dispute la collection du milliard, "Paris Match" n° 457,

Sites externes[modifier | modifier le code]

Fondation Georges Lurcy [1]

Les hydravions Georges Lévy [2]

Alice Lurcy and Georges Lurcy Papers, 1937-1981 (Documents d'archives numérisés) [3]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le collectionneur Georges Lévy mort en déportation est un homonyme.
  2. "Près de la gare de l'est, cf. article de Jean Diwo.