Georges Louis Nicolas Blaison

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Georges Louis Nicolas Blaison
Commandant Louis Blaison.jpg
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Georges Louis Nicolas Blaison, né à Lapalisse le et mort pour la France dans le Golfe du Mexique dans la nuit du 18 au ), est un officier de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vue de La Palisse en 1909

Sous enregistrement passé devant le tribunal de grande instance de Cusset, Jean-Baptiste Célestin Blaison[1] et Marie Magdeleine Valloton firent publier les bans d'une promesse de mariage[2] à Lapalisse dès le 19 novembre 1899. Originaires du Pays de Gex, les deux époux (âgés de 40 et 32 ans) se marièrent[3] finalement le 4 décembre 1899 à Saint-Genis-Pouilly. Fils cadet[4] de Jean Baptiste Célestin, Georges Louis Nicolas Blaison est le second des fils d'un receveur des finances alors en poste à Lapalisse (Allier).

Le dirigeable La République à Lapalisse en 1909

Bien intégrée localement, la famille Blaison habite à Lapalisse, une grande bâtisse[5] dans le quartier du Petit Paris. L'enfant n'a que trois ans en septembre 1909 quand il entend le bruit des bottes des fantassins et la fureur des Canons de 75 dans les environs de Lapalisse, lors des Grandes manœuvres du Bourbonnais. Pour la première fois est fait en France l'usage d'un aéronef, le dirigeable République qui se doit de surveiller le bon déroulement des opérations militaires terrestres. Des foules se pressent à Lapalisse[6] sur le site de Rozière où il est basé, pour voir sortir de son hangar le dirigeable. À la fin des grandes manœuvres militaires, le départ de Lapalisse du dirigeable République qui doit regagner Paris en survolant l'Avenue des Champs-Élysées, doit être au Grand Palais le temps fort du Premier Salon de la locomotion aérienne, dont la vedette est l'avion monoplan Blériot XI de l'ingénieur Louis Blériot. Au cours de l'inauguration du Salon le 25 septembre 1909 par Armand Fallières arrive la nouvelle que le dernier dirigeable français et fierté de la nation, vient de s'écraser à Trévol à quelques soixante kilomètres au nord de Lapalisse. Excepté l'exploit de Blériot, l'année 1909 est néfaste à l'aéronautique française avec la disparition du capitaine Ferdinand Ferber et la perte du République. Dans la presse, la catastrophe du dirigeable République provoque une consternation nationale[7]. Après une première cérémonie d'hommage tenue à Moulins, devant une foule considérable, en présence du ministre de la guerre Jean Brun et d'un cortège d'officiers français et étrangers, les quatre aérostiers morts avec gloire aux combats ont droit à Versailles le 28 septembre 1909, à des funérailles nationales et à titre posthume à la croix de la Légion d'honneur.

Vers 1912, toute la famille Blaison quitte la cité bourbonnaise pour Dijon nouveau lieu d'affectation de son père Jean-Baptiste Célestin. Après le collège, Georges Louis Nicolas Blaison, intègre avec son frère ainé les rangs du Lycée Carnot où il fait d'excellentes études. Déjà remarqué dès 1913 lors de sa première année de scolarité par un premier prix de langue française[8], l'année suivante il figure[9] au tableau d'honneur du lycée en juillet 1914 pour un premier accessit en calcul et un prix en leçons de choses. En juillet 1922, il est reçu à l'examen du baccalauréat[10] avec mention, où il excelle tout particulièrement en Latin-Science. La réussite estudiantine du jeune bachelier allant grandissante, le 17 juillet 1924 le quotidien bourguignon[11] s'empresse d'annoncer : « Succès du Lycée Carnot. Parmi les candidats admissibles aux grandes écoles, nous relevons les noms suivants des élèves du lycée de Dijon : École polytechnique (…), École navale : M. Blaison ». En cette année 1924, les deux frères, Pierre Alexandre[12] et Georges Louis Nicolas réussirent chacun à un mois d'intervalle leurs examens d'entrée à deux grandes écoles, celle de l'École centrale pour le premier et celle de l’École navale pour le second.

Appartenant à la petite bourgeoisie provinciale ayant un haut devoir du service de la nation, Nicolas Blaison qui se destine[13] à servir dans la Marine de guerre, est admis à concourir[14] le 11 juillet 1924. En début juillet 1925, Blaison qui a déjà passé avec succès les épreuves écrites du concours d'entrée à l’École navale, est convoqué à Paris pour passer les épreuves orales[15], qui ont lieu au Collège de France le 16 juillet 1925. Entré comme élève[16] boursier à l'École navale en octobre 1925, Georges Louis Nicolas Blaison sort aspirant de marine[17] à l'issue de cette formation militaire. Désormais la carrière du jeune officier de 19 ans, semble être bien engagée. Libéré de cette préoccupation matérielle pour ses fils, le patriarche Jean Baptiste Célestin Blaison, peut enfin prétendre bénéficier d'une retraite honorable. Devant la carrière de celui-ci, l'Administration fiscale décide cette année là : « Par Décret du 26 février 1926, sur le rapport du ministre des finances, les onze pensions ci-après sont approuvées : Finances (Contributions indirectes) : Blaison (Jean-Baptiste Célestin), receveur sédentaire, services militaires, 3 ans 10 mois 21 jours, services civils, 40 ans 7 mois 24 jours. Pension avec jouissance du Ier janvier 1925... 10 559 fr (...) [18] ».

Croiseur Jeanne d'Arc

Le même mois où son frère aîné Pierre Alexandre est[19] admis à l'École centrale, à sa sortie de l’École navale, Georges Louis Nicolas Blaison qui est[20] promu enseigne de vaisseau de 2e classe se voit affecté en cette qualité en octobre 1927 sur le navire-école le croiseur Jeanne d'Arc alors fleuron de la marine de guerre, basé à Brest. Outre ses nombreuses campagnes maritimes, cet impressionnant bâtiment naval d'une puissance de feux de quelques 38 canons et de deux lance-torpilles de 450 mm, reste célèbre sous la Troisième République, à la suite d'un voyage officiel en Algérie française le 3 avril 1903, du président Émile Loubet.

À la suite de sa sortie du croiseur école d'application Jeanne d'Arc, Blaison, qui fait partie des enseignes de vaisseau de 2e classe débarqués[21] de ce bâtiment, doit rejoindre le 27 juillet 1928 la Ire escadre à Toulon, où il est affecté sur le cuirassé Bretagne. En septembre 1928, il satisfait aux examens[22] de sortie de l'École d'application et se voit muté fin 1928 sur le cuirassé Lorraine. Poursuivant sa formation militaire sur divers bâtiments de la flotte, en ce début d'année 1929 , il est affecté[23] sur le croiseur Duquesne, où il fait partie du nombre des officiers de marine composant l'équipage.

Sous-marin Requin, lancement à Cherbourg le 19 juillet 1924

Jeune officier de marine, Louis Blaison est promu à compter[24] du 1er octobre 1929, Enseigne de vaisseau de 1re classe et doit regagner le port miliaire de Brest, où il est appelé à servir le 24 octobre suivant [25] sur l'aviso Remiremont, alors navire école des apprentis marins. Le jours même de sa nouvelle affectation bretonne, le grand quotidien L'Ouest-Éclair, des mieux informé précisait[26] à ce propos : « Blaison à l'aviso Remiremont à Brest, à l'expiration de sa corvée aux recrues, remplace M. Morvan »[27]. Auprès de son commandant le Capitaine de corvette Maurice Rey[28], le jeune Blaison y occupe[29] pour la première fois le rang d'officier en Second. Cette nouvelle mission navale pour le jeune capitaine sera de courte durée car Blaison doit être remplacé [30] immédiatement le 25 décembre 1930, par l'Enseigne de Vaisseau de Ire classe Hacard. Entré dès le 18 décembre 1930 à l’École de la navigation sous-marine à Toulon[31] où il obtient à sa sortie son certificat[32] d'aptitude de navigation maritime en fin juin 1931, Blaison intègre à Toulon dès[33] le 1er juillet 1931, le sous-marin de Ire classe Requin. Inauguré et lancé le 19 juillet 1924 de l'arsenal de Cherbourg en présence du ministre de la marine, ce submersible de 65 mètres de long et de 1 440 tonnes en plongée, possédant un canon de 100 millimètres et 8 lance-torpilles, est la première affectation sous-marine [34] de Georges Louis Nicolas Blaison. Lors de son lancement en 1924 de l'arsenal de Cherbourg, son premier commandant est le lieutenant de vaisseau Henri Bléhaut, nommé par décret[35] ministériel le 22 juillet 1924. Capable d'effectuer une croisière d'endurance jusqu'en Indochine française sans escale, le sous-marin Requin est mu en surface de deux moteurs de 1 500 chevaux vapeur pouvant donner une vitesse de 16 nœuds et en plongée de deux moteurs électriques de 800 chevaux chacun, pour une vitesse de 9 nœuds. L'équipage du sous-marin Requin comprend outre le commandant[36], trois officiers et une quarantaine d'hommes. Ce redoutable submersible des plus perfectionnés des années 1920-1940, de la première escadre de la méditerranée (base de Toulon) placée sous le commandement de l'amiral Robert vient de rentrer[37] en mai 1931, d'une grande croisière d'endurance sur les côtes de l' Afrique du Nord, parmi d'autres sous-marins et de bâtiments de surface, totalisant pour cette expédition une quarantaine de navires de la flotte française. A peine muté sur son premier sous-marin, la vie du nouveau sous marinier est entrecoupée d'une salutaire rencontre. Quelques rares journaux nationaux, dont le journal culturel Comœdia fondé en 1907 par Henri Desgrange, se font l'écho de l' évènement : « On annonce les fiançailles de Mlle Thérèse Franchelli licenciée en droit avec M. Louis Blaison, enseigne de vaisseau. »[38]. Après quelques mois de manœuvres militaires à bord du Requin, Blaison concrétise son union matrimoniale avec Mlle Franchelli par un contrat de mariage[39] passé le 13 octobre 1931 en l’Étude de Maître Lainé notaire à Paris. Orpheline d'un directeur d'une compagnie d'assurance renommée, la future épouse, née à Neuilly-sur-Seine, habite au domicile familial du 7 Rue Pierre-Haret. Au lendemain de leurs formalités juridiques passées devant notaire, les deux époux Thérèse Zélie Francine Franchelli[40] et Georges Louis Nicolas Blaison, se marient[41] entre deux témoins à la Mairie du 9e arrondissement, le 14 octobre 1931.

Lieutenant de vaisseau (), il passe successivement sur les sous-marins Marsouin, Agosta et Phénix avant de commander en la Sybille mais, malade, doit débarquer au printemps 1940. Il commande alors un groupe de chalutiers armés et participe aux opérations d'évacuation en Manche. Il rallie ensuite les Forces navales françaises libres.

Georges Louis Nicolas Blaison : dernier commandant du sous-marin Surcouf[modifier | modifier le code]

Le Croiseur sous-marin Surcouf.

Véritable fierté nationale, les prodigieuses capacités du sous-marin Surcouf, fleuron de la marine militaire française, envié des anglais et redouté des cuirassés allemands, constitue dans les années 1930-1940 un bâtiment militaire des plus emblématique de la force stratégique navale française. Un grand quotidien de l'époque Excelsior n'hésite pas à imprimer en 1936 à la une [42] de son journal : « [...] Pour la première fois un journaliste, l'envoyé spécial d'Excelsior a été autorisé à monter à bord du Surcouf, le plus grand sous-marin du monde, géant armé de dix Tubes lance-torpilles et de deux canons de 203 mm ». Au lendemain de cette première enquête journalistique, le même quotidien fait reparaitre à la une [43] de son édition du dimanche : « [...] Brest-Saïgon par le Canal de Suez, Brest-Diego-Suarez par le Cap de Bonne-Espérance, telles sont les énormes traversées que peut accomplir sans escale le Surcouf », écrit le correspondant de presse Jean Quatremarre.

Lancé officiellement le 18 octobre 1929 de l'arsenal de Cherbourg, ce bâtiment est placé sous l'administration du vice amiral Basire préfet maritime. Le sous-marin Surcouf, monstre géant des mers, est une merveille de technologie militaire incomparable. Le premier commandant de ce redoutable navire est alors le capitaine de corvette Raymond de Belot. Quelques jours après son lancement, dans un supplément[44] dominical du Daily Express, la presse anglaise admirative de la construction par la France d'un tel sous-marin géant, n'hésite pas à le comparer aux performances de son propre croiseur britannique de l' HMS X1 très semblable sous plusieurs aspects. Si en 1925 la Royal Navy avait une longueur d'avance sur la marine française à propos de la conception technologique de son fameux HMS X1, elle se trouve désormais surpassée en 1929 au moment du lancement du sous-marin français Surcouf, aux dimensions des plus impressionnantes et avec une ingénierie encore plus perfectionnée. Conçu par l'ingénieur naval Léon Roquebert et mis sur cale à Cherbourg le 31 octobre 1927, le sous-marin Surcouf en concurrence avec l'X1 anglais, devient incontestablement en 1929 le plus grand sous-marin du monde. Si plusieurs similitudes s'observent sur ces deux submersibles exceptionnels, la supériorité technologique pris par le sous-marin français est dès lors réellement indéniable. Dans son reportage publié en 1936 pour l' Excelsior, le journaliste Jean Quatremarre qui inspecte le navire, confirme [45] à propos des caractéristiques hors normes du sous-marin français : « Il suffit pour donner une idée de l'importance du bâtiment, de préciser la puissance de ses machines. Les deux moteurs principaux développent 3 800 CV ; ils permettent d'atteindre la vitesse de 18 nœuds à l'heure, soit 32 km400. Les moteurs auxiliaires possèdent une puissance totale de 1 400 CV ; la vitesse qu'ils permettent d'atteindre en plongée est de 10 nœuds à l'heure, soit 18 kilomètres. Croiseur sous-marin, tel est le titre exact du Surcouf. Par ses dimensions, ce submersible est vraiment assimilable à un croiseur. N'a t-il pas 120 mètres de long, 9 mètres de large et 7 m20 de tirant d'eau ? La passerelle se trouve à 8 mètres au dessus du niveau de la mer. Son déplacement est de 2 880 tonnes en surface et de 4 304 tonnes en plongée. Autrement dit, lorsqu'il navigue en surface, le Surcouf déplace une quantité d'eau égale à celle que déplacent certains destroyers de dimensions déjà impressionnantes ».

Capitaine de corvette à titre temporaire (), il commande en octobre le plus grand sous-marin du monde de l'époque, le Surcouf. Il effectue diverses missions en Atlantique et participe au ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon à la France libre (). Envoyé dans le Pacifique, il fait route vers Panama pour traverser le canal quand, dans la nuit du 18 au , dans le golfe du Mexique, le Surcouf est bombardé par erreur par un avion américain. Georges Blaison disparaît avec tout son équipage.

À titre posthume, il est fait chevalier de la Légion d'honneur (1945), reçoit la Croix de guerre avec trois citations et la Médaille de la Résistance française

Cherbourg 1951 : un mémorial pour les 130 disparus du Surcouf[modifier | modifier le code]

Mémorial du sous-marin Surcouf à Cherbourg, d'après le projet de Barbier & Sevenat (Carte ancienne éditée pour la souscription du monument et reproduite dans L'Aurore).

Presque dix ans après la disparition tragique du sous-marin Surcouf en février 1942, est prise les plus hautes autorités militaire de l'Etat, la décision d'élever un Mémorial en souvenir des 130 sous-mariniers et de leur commandant le capitaine de frégate Louis Blaison, morts glorieusement au combat au service de la France libre. Un premier comité constitutif pour l'érection du futur monument militaire, est placé sous la présidence d'honneur du Général de Gaulle, comprenant dans son comité d’exécution comme président l'amiral Ortoli, ancien chef de cabinet à Londres du général, adjoint des vices présidents Mme Louis Blaison et du commandant Arnold.

Plusieurs projets ou ébauches monumentales sont lancés auprès de l'administration des beaux-arts, afin de satisfaire à ce projet commémoratif. Finalement, après approbation du Jury, dès le 4 mai 1950 [46]c'est le projet élaboré et présenté par Barbier & Sevenat qui est retenu, de loin le plus convaincant d'entre tous.

Dans ses Mémoires des Français Libres publiés en 2007 sous la direction d'Olivier Rochereau ancien contrôleur général des armées, le monument édifié sur la petite jetée du port de commerce se trouve ainsi commenté : « A Cherbourg, un monument en granit de Flamanville représentant la baignoire (Kiosque) d'un sous-marin surmontée d'un périscope fut inauguré en 1951. Sur une jetée du port de commerce, il exalte le souvenir du sous-marin Surcouf disparu dans les Caraïbes en février 1942, ainsi que celui des marins FNFL ».

Annoncée quelques jours auparavant dans les pages de Paris-Presse, la venue du général à cette cérémonie militaire d'hommage se trouve vite confirmée. Le monument commémoratif élevé à la mémoire des glorieux marins, est inauguré le dimanche 23 septembre 1951, sous la présidence effective du Général de Gaulle, alors président du Rassemblement du peuple français.

Monument dédié aux morts du croiseur sous-marin Surcouf, inauguré à Cherbourg le 23 septembre 1951.

A Cherbourg, lors de cette émouvante inauguration et cérémonie militaire, le général particulièrement préoccupé par l'impérative et urgente recomposition des forces stratégiques de la marine nationale, dans un discours fort appuyé, prend pour exemple les éminents services rendus par le regretté sous-marin :

« (…) Bon navire ! Lorsque s'ouvrit la Deuxième Guerre mondiale, le Surcouf eut à protéger nos convois dans l'Atlantique. Il se réparait à Brest, en juin 1940, quand devant l'invasion foudroyante, il gagna l'Angleterre dans les conditions les plus difficiles. Après avoir vu, à son bord, se dérouler le même drame moral qui étreignit toute la Marine, il fut dès le mois de novembre et par un vrai tour de force, réarmé par la France libre, sous les ordres du Commandant Ortoli. Ce fut alors, sur l'Océan, la rude mission de couvrir, contre les avions, les raiders et les sous-marins allemands, les grands convois alliés dont dépendait le sort de la guerre. Entre-temps, le Commandant Blaison en avait pris le commandement. Au milieu de leurs épreuves, ce chef et ses marins eurent leurs journées de joie, quand avec la petite escadre de l'Amiral Muselier, ils rallièrent à la France Libre l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon.[47] ».

A la suite d'une vibrante allocution empreinte de solennité à l'occasion de l'hommage mémoriel rendu aux disparus du sous-marin Surcouf, le général De Gaulle est reçu officiellement[48] à l'Hôtel de Ville de Cherbourg.

Naissance du F793 : aviso Commandant Blaison[modifier | modifier le code]

Avison Commandant Blaison.jpg

Depuis le désarmement le 18 août 1959 de l'U-boote 123 (ou U-123) ancien sous-marin allemand baptisé du nom de Blaison, rien depuis ne rappela la mémoire de l'ancien commandant sous-marinier du Surcouf, glorieusement disparu en mer en février 1942. Quelque vingt trois ans plus tard, mis sur cale le 15 novembre 1979, le lancement par la marine nationale le 7 mars 1981 d'un aviso du type A69 Estienne d'Orves vient réparer cet oubli, par l'entrée au service actif le 28 février 1982 de l'aviso F793, baptisé Commandant Blaison. Ce patrouilleur de haute mer est le 13e aviso de la Classe d'Estienne d'Orves apte aux missions lointaines construit par la France.

Hommages[modifier | modifier le code]

Postes françaises 1994. Libération de l'archipel Saint-Pierre & Miquelon.
Mémorial des français libres, à Greenock (Écosse)
Monument aux morts. Cimetière communal de Saint Genis Pouilly.
  • L'Unterseeboot 123 (1940), ancien sous-marin allemand est baptisé en juin 1947, du nom de Blaison, en souvenir du Commandant Georges Louis Nicolas Blaison, dernier commandant du Surcouf disparu glorieusement en mer en 1942.
  • The Free French Mémorial on Lyle Hill, Greenock. Sur l'une des quatre plaques apposées au mémorial, est écrit en français : « A la mémoire du capitaine de frégate Blaison, des officiers et de l'équipage du sous-marin Surcouf, perdu dans l'Atlantique. Février 1942 ». Le Mémorial des Français Libres de Greenock, fut inauguré en 1946.
  • Une rue Commandant Blaison est inaugurée en 1952 à Lapalisse, face à la maison natale de l'officier sous-marinier, disparu dans la mer des Caraïbes en 1942. Une plaque commémorative est apposée sur sa façade, comportant l'inscription suivante : « Est né dans cette maison, le 30 Juillet 1906, Georges Louis Nicolas Blaison, Commandant du Surcouf, Mort glorieusement le 18 février 1942. La ville de Lapalisse Reconnaissante. Le 17/02/1952 ».
  • Dans l'ancien fief maternel des Blaison, inauguration dans les années 1970 à Saint-Genis-Pouilly d'une rue au nom de Commandant Blaison. Il se trouve également dans cette commune de l'Ain une plaque commémorative sur le monument aux morts placé au centre du cimetière communal : « St-Genis Pouilly à ses Héros 1914-1918 » où se lit en soubassement du monument, cette inscription : « A la Mémoire du Capitaine de Frégate G.L.N Blaison, Commandant le sous-marin Surcouf des Forces navales françaises libres, de ses officiers et de son équipage perdus dans l'Atlantique en 1942 ».
  • Lycée Carnot. Dijon. Dans le hall d'entrée, stèle monument aux morts à la mémoire des anciens élèves du lycée, morts pour la France 1939-1945 et Indochine. (86 noms, dont celui de Louis Georges Nicolas Blaison)
  • Inauguration en 1981 d'un patrouilleur de haute mer de la Marine nationale dénommé le Commandant Blaison. Dès l'année 1982, la ville de Lapalisse devint marraine du nouveau navire militaire, lequel fut lancé en 1981 en service actif de l'arsenal de Lorient.
  • Selon l'Arrêté du 18 décembre 1991, l'ancienne rue de Bretagne est rebaptisée Rue du Commandant Blaison à Saint-Pierre-et-Miquelon. En juillet 2020 une association locale présidée par Mme Lévêque-Ruault lance une souscription (fabrication de masques pour la pandémie de Covid-19) pour financer la construction d'un Mémorial en l'honneur des 529 engagés volontaires (qui ce sont engagés entre le 18 juin 1940 et le 3 août 1943) au service de la France Libre, favorisant ainsi la libération de l'archipel. Ce Mémorial qui verra le jour prochainement place Alain Savary, sera composé de 11 stèles, et sera placé devant une grande Croix de Lorraine en granit, jouxtant les rues de l'Amiral Muselier, du Commandant Blaison et du Commandant Roger Birot.
  • En hommage au Commandant Louis Blaison, le service philatélique des Postes françaises, édite en Juillet 1994, un timbre à son effigie.
  • Monument national aux sous-mariniers morts pour la France. Ce mémorial situé dans la rade de Toulon, fut inauguré en novembre 2009. Une plaque de bronze située au centre du monument, énumère les disparus du sous-marin Surcouf, de ses officiers, de son équipage et de son commandant Louis Blaison.
  • Exposition Commandant Blaison et les Forces Navales de la France Libre (FNFL). Ville de Chamalières (Puy-de-Dôme) du 27 février au 6 mars 2010. Exposition organisée par le Service historique de la Marine Nationale et commentée par le Capitaine de Corvette Marc Hosmalin.
  • Cérémonie militaire d'Hommage au Commandant Louis Blaison, organisée le 14 novembre 2017 par la ville de Lapalisse, cérémonie présidée par son maire Jacques de Chabannes et par le Capitaine de Corvette Antoine Belot, nouveau commandant de l'aviso Commandant Blaison.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives des Vosges. Acte de Naissance du 27 juillet 1859 à La Neuville-devant-Lépanges. Acte de naissance no 11
  2. Archives de l'Allier. Promesse de Mariage. Publication des bans. Acte no 93, Lapalisse, 19 novembre 1899
  3. Archives de l'Ain - Actes de l’État Civil. Registre des Actes de Mariages. Commune de Saint Genis-Pouilly. Acte no 6, année 1899
  4. L'ainé Pierre Alexandre Blaison naquit à Lapalisse (Allier) le 28 juin 1903. De 1971 à 1977, il fut élu maire de Saint-Genis-Pouilly et mourut le 30 novembre 1983, dans cette commune de l'Ain.
  5. Archives de L'Allier. Registre du Dénombrement Ville de Lapalisse. Recensement du 6 avril 1906 (F°31 : Blaison-Valloton)
  6. De nombreux documents et cartes postales anciennes, immortalisèrent la construction de l'immense hangar à Lapalisse du type Eiffel, servant de logement au dirigeable République. Une vue ancienne de septembre 1909, montre également un cliché du dirigeable, survolant le château de La Palice.
  7. Voir les articles par exemple de L'Illustration, Le Petit Parisien, Le Journal, La Presse, Le Figaro, L'Aurore, Le Matin, , etc.
  8. Le Progrès de la Côte d'Or, 26 juillet 1913 (Palmarès du Lycée Carnot)
  9. Le Progrès de la Côte d'Or, jeudi 16 juillet 1914 (Distribution des Prix du Lycée Carnot - Deuxième année. Division Préparatoire)
  10. Le Progrès de la Côte d'Or du dimanche 9 juillet 1922 (Lycée Carnot : Résultat au baccalauréat)
  11. Le Progrès de la Côte d'Or, 56e année, jeudi 17 juillet 1924 (Succès du Lycée Carnot)
  12. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, 56e année, no 231 (Concours d'admission de 1924 à l’École Centrale des Arts et Manufactures. Liste des candidats nommés élèves ingénieurs, par le sous secrétaire d’État de l'Enseignement Technique. J.O du dimanche 31 août 1924, p. 8069, Idem : L’Écho de Paris du 11 septembre 1924
  13. Écho de Paris du jeudi 9 juillet 1925 (Concours de l’École Navale. Liste d'Admissibilité). Le journal L'Ouest-Éclair publie également dans son édition du 5 septembre 1925, la liste des élèves ayant réussi le Concours d'Admission à l’École navale.
  14. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, J.O du 11 juillet 1924, p. 6211 (Concours d'Admission à l’École navale. Liste des candidats admissibles)
  15. Le Phare de la Loire, jeudi 9 juillet 1925 (Nantes) no 37288 (Concours d'Admission à l’École navale. Liste des candidats autorisés à subir les épreuves orales) - Idem : Journal officiel de la République française. Lois & Décrets, J. O du 9 juillet 1925, p. 6411 (Liste alphabétique des candidats autorisés à subir les épreuves orales du concours d'admission à l'École navale en 1925. Collège de France)
  16. Journal Officiel de la République Française. Concession des bourses. Élèves de Ire Année à l’École navale, 26 octobre 1925, J.O du 28 octobre 1925, p. 10331
  17. Journal Officiel de la République Française par arrêté en date du 15 septembre 1926, Blaison (G.L.N) est nommé Aspirant de marine. J.O du 18 septembre 1926, p. 10393
  18. Journal Officiel de la République Française. Lois et Décrets, 4 mars 1926. page 2884, Montant de la pension attribuée en 1925 à J.B.C Blaison )
  19. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, J.O du 2 octobre 1927 (Admission de Pierre Alexandre Blaison à l’École Centrale des Arts et Manufactures. Recrutement de Dijon. page 10299 , no 636)
  20. Journal Officiel de la République Française, décret du 27 septembre 1927, J.O du 30 septembre 1927, p. 10192 (Nomination de Blaison comme Enseigne de Vaisseau de 2e Classe)
  21. Le Nouvelliste de Bretagne no 204, du vendredi 28 juillet 1928, Rennes (Marine Militaire. Mouvement de la flotte. Sortie du croiseur-école d'application Jeanne d'Arc. Liste nominée des affectations)
  22. Journal Officiel de la République Française. Lois & Décrets, 18 septembre 1928. Arrêté ministériel du 15 septembre 1928, p. 10319 - Idem : Le Nouvelliste de Bretagne no 255 du 18 septembre 1928.
  23. Ministère de la Marine, Annuaire de la Marine, Imprimerie nationale, 1929 (p. 625 : Navires de la Flotte. Duquesne, composition de l'équipage)
  24. Journal Officiel de la République Française. Lois & Décrets, 17 septembre 1929 (Décret du 15 septembre 1929), p. 10591, Ministère de la Défense, Annuaire de la Marine, Imprimerie nationale, 1929. Idem : Le Nouvelliste de Bretagne du 18 septembre 1929 (Blaison, nommé Enseigne de Vaisseau de Ire classe)
  25. Le Nouvelliste de Bretagne, Affaires maritimes, 24 octobre 1929
  26. L'Ouest-Éclair (Rennes), 24 octobre 1929. Affaires Maritimes - Mutations d'Officiers)
  27. Pierre Morvan, Enseigne de vaisseau de Ire classe en 1929, sur l'aviso Remiremont.
  28. Maurice Louis Marie Rey (1892-1980), ancien élève de l’École navale et Officier de Marine. Rey fut nommé Commandant du Remiremont en août 1928.
  29. Ministère de la Marine, Annuaire de la Marine, Imprimerie nationale, 1930 (p. 670 : Navires de la flotte. Blaison, Second sur l'Aviso Remiremont)'
  30. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, J.O du 18 décembre 1930 (le remplacement de Blaison, p. 14089)
  31. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, J.O du 18 décembre 1930, p. 13314
  32. L'Ouest Éclair (Rennes), samedi 18 juillet 1931 (Affaires maritimes : Certificat d'Aptitude à la navigation sous marine)
  33. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, J.O du 9 juillet 1931, p. 7456 (Blaison affecté sur le sous-marin Requin)
  34. Journal Officiel de la République française. Lois & Décrets, J.O du 9 août 1931.
  35. Journal officiel de la République française. Lois et Décrets, J.O du jeudi 24 juillet 1924, p. 6648
  36. Journal Officiel de la République française. Lois et Décrets, J.O du 5 avril 1931, page 3920 : « Par décret du 4 avril 1931, M. le lieutenant de vaisseau Papillon (René) du port de Toulon, a été nommé commandant du sous-marin de première classe Requin »
  37. Journal L'Écho d'Oran no 22148 du mercredi 6 mai 1931. (Nouvelles maritimes : Le Première escadre va faire une croisière sur les Côtes de l'Afrique du Nord.)
  38. Le Matin du mercredi 15 juillet 1931, Idem : L’Écho de Paris du 15 juillet 1931 ; Comoédia du 19 juillet 1931
  39. Minutier Central des Notaires, Registre des Minutes notariales, 1931. Archives nationales : Étude de Me Léonard Albert Lainé. Cotes : MC/RE/CXIII/22. Contrat de mariage de Georges Louis Nicolas Blaison.
  40. Le témoin de mariage de Mlle Thérèse Franchelli est son oncle Gaston Franchelli, assureur conseil et Président de la Chambre syndicale des courtiers d'assurances, fait Chevalier de la Légion d'Honneur en mars 1924.
  41. Actes de l’État Civil. Archives de Paris : côte 9 M 336. Acte de Mariage Blaison / Franchelli. (9e Arrondissement), Acte no 1076 du 14 octobre 1931
  42. Excelsior du samedi 22 août 1936.
  43. Les prodigieuses possibilités du sous-marin Surcouf , par Jean Quatremarre, Excelsior du dimanche 23 août 1936
  44. Ministère des Affaires étrangères, Bulletin quotidien de Presse étrangère 1916-1953 no 4295 du mardi 5 novembre 1929,p. 3. Presse anglaise : La construction du Surcouf, dans Sunday Express du 3 novembre 1929.
  45. Excelsior, 27e année, no 9383 du samedi 22 août 1936
  46. Journal L'Aurore, 4 mai 1950. Projet retenu de Barbier & Sevenat, pour le monument aux morts du sous-marin Surcouf. ( Dessin reproduit dans le quotidien )
  47. De Gaulle, Discours et Messages. 1946-1958 (Allocution prononcée à Cherbourg, 23 septembre 1951), tome II, Plon, 2014
  48. Journal L'Aurore, lundi 24 septembre 1951, no 2187 : Le Général de Gaulle inaugure à Cherbourg le monument aux morts du sous-marin Surcouf.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Commandant Blaison ( Surcouf ).jpg
Sous marins français.jpg
Sous-marin Surcouf. (LTV C. Huan ).jpg
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  • Louis Blaison, L'Amélioration scientifique de l'habitabilité des sous-marins (Article de presse), Revue Maritime, janvier 1936
  • Paluel-Marmont, Le plus grand sous marin du monde est français : c'est le Surcouf, Revue Jeunesse Magazine no 13, 26 mars 1939
  • Émile Muselier, Marine et résistance, Édition Flammarion, 1945
  • Émile Muselier, De Gaulle contre le Gaullisme, Édition du Chêne, 1946 (Blaison p. 267)
  • Jean Mauclère, Sous la flamme de guerre, Édition Fernand Lanore, Paris, 1946
  • Auguste Thomazi, Sous-marins et croiseurs français, Plon, 1947
  • Maurice Guierre, L’Épopée du Surcouf et le Commandant Louis Blaison, Édition Bellenand, 1952
  • Pierre Sonneville, Les combattants de la liberté : ils n'étaient pas dix mille, Édition de La Table Ronde, Paris, 1968
  • Georges Cabanier, Croisières périlleuses, Édition Presse de la Cité, 1969
  • Charles de Gaulle, Discours & Messages. 1946-1958, vol. II, Plon, 1970. (Discours du Général de Gaulle, pour l'inauguration le 23 septembre 1951 du monument aux morts, élevé à Cherbourg, à la mémoire des marins disparus du sous marin Surcouf)
  • Louis de Villefosse, Les Iles de la liberté : aventures d'un marin de la France Libre, Édition Albin Michel, 1972 (Blaison : pages 174, 210, 327)
  • Gilbert de Bournat, Le Coup de Saint-Pierre, Édition Imprimerie Rico, 1978
  • Maurice Pasquelot, Les Sous-Marins de la France Libre. 1939-1945, Édition Presse de la Cité, 1981
  • Michel Bertrand, Géants de la mer : L’Épopée du Surcouf, Revue Miroir de l'Histoire no 323, mai-juin 1981
  • Jean-Jacques Antier, Histoire Héroïque des Sous-Marins français (1939-1945), Éditions Maritimes et d'Outre Mer, 1984
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  • Émile Chaline, Historique des Forces Navales Françaises Libres, Édition Marine nationale, Service Historique de la Marine (Blaison pp.55-56), 1990
  • André Bessière, L'Engrenage, préface de Jacques Chaban-Delmas, Buchet Chastel, Paris, 1990
  • James Rusbridger, Who Sank Surcouf ? The Truth about the disappearence of the pride of the french navy, Édition Albury, Londres, 1991
  • Maurice Sarazin, Le Commandant Blaison et le sous-marin Surcouf, Études Bourbonnaises, 1994
  • Max Lemaître, Jean-Paul Dubosq, Fécamp 1939-1945 : Au fil des jours de l'Occupation, Édition L. Durand & Fils, 1994 (Blaison, p. 53)
  • Guy Malbosc, La bataille de l'Atlantique 1939-1945 : la victoire logistique, clé du succès des armes, Économica, Paris, 1995
  • Claude Huan, Le Croiseur-sous marin Surcouf (1926-1942), Éditions Marines, 1996
  • Robert de La Croix, Histoire secrète des océans, Édition L'Ancre de Marine 1998 (Le Surcouf, p. 261)
  • Hubert Granier, Histoire des marins français 1940-1945, volume 4, Édition Marines, 1998 (Blaison, p. 512)
  • Eric Amyot, Le Québec entre Pétain et De Gaulle. Vichy, la France Libre et les canadiens français. 1940-1945, Édition Fidès, 1999
  • Jean-Jacques Antier, Les Grandes Batailles Navales de la Seconde Guerre Mondiale : Le drame de la marine française,Édition Presse de la Cité, 2000
  • Claude Huan, Les Sous-Marins Français. 1918-1945, Édition Marines, Nantes, 2000
  • Encyclopédie des sous-marins français.webp
    François Broche, L'Epopée de la France Libre 1940-1946. Ed. Pygmalion 2000 ( Blaison p.189 )
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, 2002, p. 51 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Patrick Toussaint, Le croiseur sous marin français Surcouf, Revue Histoire de Guerre no 53, décembre 2004
  • Étienne et Alain Schlumberger, Les Combats et l'Honneur des Forces navales françaises Libres. 1940-1944, Le Cherche Midi, 2007
  • Claude Arata, Le Croiseur sous-marin Surcouf, Bulletin de l'Académie du Var, Toulon, mai 2010
  • Julius Grigore Jr, The Surcouf Conspiracy: A Penetrating Analysis of the Worst Submarine, 2011, p. 29-398
  • Roger Branfill-Cook, X1. The Royal Navy's. Mystery Submarine, Seaforth Publishing,2012 (p. 113-119 : le Surcouf et le Commandant Blaison)
  • Winston Churchill, Mémoires de Guerre. 1941-1945, Tome I, Tallandier, Paris, 2013
  • Dominique Lormier, La Résistance pour les nuls, Édition First, Paris, 2013 (Blaison, p. 184-185)
  • John Jordan & Jean Moulin, French Cruisers : 1922-1956, Seaforth Publishing, Londres, 2013
  • Luc Braeuer, L'étonnante odysée du U-123 Blaison. Lorient 1941-1959, Le Faouet (Morbihan), Liv'Edition, 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]