Georges Libri-Bagnano

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Georges Libri-Bagnano
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Giorgio Libri-Bagnano, francisé en Georges Libri-Bagnano (ou Libry-Bagnano), comte de Bagnano, né à Florence en 1780 et mort le 1er janvier 1836 à Amsterdam, est un journaliste italien du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pendant l’Empire, Georges Libri-Bagnano combat dans les rangs français. Passé en France lors de la paix de 1814, fervent bonapartiste, il se voit condamné deux fois pour faux en écriture de commerce, il reçoit la marque sur chaque épaule, il porte le carcan et est envoyé aux galères. Il ne sort du bagne qu'à la sollicitation du grand duc de Toscane mais doit quitter la France.

Exilé, il passe en Belgique, où il est choisi, en 1829, comme directeur du quotidien orangiste Le National, financé (185 mille florins honteusement prélevés sur les fonds de l'Industrie, selon les Lettres de Belgicus, (pp. 128 et 129) par le gouvernement du roi Guillaume Ier. "L'Imprimerie et Fonderie normales" de son journal Le National (à ne pas confondre avec Le National, journal français), était située Rue du Fossé aux Loups 60 et sa "Librairie polymathique" du 57 Rue de la Madeleine (Bruxelles). C'est son imprimerie qui avait eu la mission de réaliser le Catalogue de l'exposition des produits de l'Industrie nationale de Bruxelles ouverte en juillet 1830.

Lors de la Révolution belge du 25 août 1830, ses bureaux et son domicile sont pillés et rasés par les insurgés. Une médaille fut frappée à l'occasion de la dévastation de ses maisons en 1830. C'est sur les toits, derrière un mur de la maison d'à côté qu'il se réfugia et put ainsi survivre à ce terrible événement.

Il se retire ruiné en Hollande, où, en 1831, il publie La Ville Rebelle, ou les Belges au Tribunal de l’Europe[1] et Les crimes d'un honnête homme[2] en juillet 1832 où il déclare avoir eu beaucoup de tracas à Bruxelles avec la Société des douze dont il dévoile onze des douze noms et cite quelques remplaçants occasionnels. Il meurt à Amsterdam, le 1er janvier 1836.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mysochlocrate, La ville rebelle, ou Les Belges au tribunal de l'Europe: suivi d'une courte réponse à M. le général-major comte De Bylandt, imp. H. P. de Swart, 1831, 451 p. [1]
  2. Libry-Bagnano, Les crimes d'un honnête homme, La Haye : imp. H. P. de Swart, juillet 1832, 182 p. [2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Bartels, Documens historiques sur la Révolution Belge, Th. Lejeune, La Haye, 1836. (consultable gratuitement sur le net)
  • L. Van Neck, 1830 illustré, Bruxelles, 1905.
  • Baron Camille Buffin, Documents inédits sur la Révolution belge, A. Dewit, Bruxelles, 1910.
  • Guioth, ingénieur des Ponts et chaussées, Description des médailles frappées depuis le commencement de la Révolution Belge de 1830 jusqu'à aujourd'hui, Revue belge publiée par l'Association nationale pour l'encouragement et le Développement de la Littérature en Belgique, Tome I, Liège, 1835 (médailles 7 & 8).
  • Belgicus (pseudonyme de Barthélemy Dumortier), Lettres ou le manifeste du roi et les griefs de la nation, Imprimerie de J. Casterman, Tournay, janvier 1830.
  • Auguste de Wargny, Esquisses historiques de la révolution de Belgique de 1830, chez H. Tarlier, Bruxelles, 1830.
  • Pierre Van den Dungen, thèse : Milieux de presse et journalistes en Belgique au XIXe, 1828-1914, ULB