Georges Kopp

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Georges Kopp
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Georges Kopp (né en 1902 à Saint-Pétersbourg en Russie, décédé en 1951 à Marseille en France) est un personnage que l'on rencontre dans le reportage célèbre Hommage à la Catalogne de George Orwell. Il était le commandant de l'unité de la milice du POUM dans laquelle Orwell s'était inscrit.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents et lui ont quitté Saint-Pétersbourg en 1910 pour s'installer en Suisse, d'où ils ont ensuite migré vers la Belgique. Georges Kopp a fait des études d'ingénieur à l'Université Libre de Bruxelles, étude qu'il a abandonnées. Marié à une Belge, Germaine Warnotte, il a eu cinq enfants. Quand la Guerre d'Espagne s'est déclenchée, en juillet 1936, il a abandonné sa famille pour partir en Espagne. Dans une lettre intime à sa femme il a expliqué qu'il avait deux motifs: il voulait combattre le fascisme, tout en admettant que c'était aussi l'état lamentable de son mariage qui le faisait agir.

Orwell décrit Kopp comme un "ingénieur belge" qui avait été condamné à une peine de prison sévère en Belgique pour avoir organisé des transports d'armes pour la République Espagnole et pour avoir joint une armée étrangère, tout en étant officier de réserve de l"Armée Belge. Tout cela est faux. Grâce à sa nationalité russe, Kopp n'avait jamais fait de service militaire en Belgique. Il n'y a pas de traces non plus d'un engagement politique de sa part avant son départ pour l'Espagne.

Dans Hommage à la Catalogne, George Orwell souligne la bravoure de Georges Kopp. Indiquant qu'il était sur le front espagnol depuis 1936, il décrit notamment comment Kopp se serait interposé entre des révolutionnaires pendant les journées de mai 1937, au cours desquelles des affrontements ont opposé dans Barcelone les anarchistes et les miliciens du POUM d'une part et l'État républicain et des groupes socialistes et communistes d'autre part. La scène décrite par Orwell se situe entre le siège du POUM et le café Moka « un café avec un hôtel au-dessus » dans lequel « vingt ou trente gardes civils armés avaient pénétré » avec la mission supposée de se tenir prêts à neutraliser le POUM quand l'ordre leur en serait donné."

Dans l'opération de 'nettoyage' dans le camp républicain, lancée contre les milices des anarchistes et du POUM, Kopp a été arrêté. Il a passé 18 mois dans des prisons républicaines. Après le grand procès contre les chefs du POUM, il a pu quitter l'Espagne, pour s'installer en Angleterre.

Quand la IIe Guerre mondiale éclate, il s'engage dans la légion étrangère française. Il sera blessé en juin 1940 et fait prisonnier par les Allemands. Retenu dans un hôpital militaire, il s'en évadera pour rejoindre la France libre. À Marseille, il entrera en contact avec les services secrets britanniques et les renseignera notamment sur les activités navales. Il sera rapatrié en Grande-Bretagne après que la Gestapo ait alerté la police secrète du régime de Pétain sur ses activités. Il se remariera avec Doreen Hunton, membre par alliance de la famille de Georges Orwell. Ils déménageront en France en 1950, à Lamotte-Beuvron puis Marseille. Georges Kopp y décédera l'année suivante.

Notes et références[modifier | modifier le code]