Georges Grisel

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Georges Grisel, né le à Abbeville, mort le à Nantes, est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un tailleur d'Abbeville, il s'engage à La Rochelle dans le régiment d'infanterie Royal-Comtois à la fin de 1782, en vue d'une expédition dirigée contre Gibraltar. Le traité de Versailles ayant mis fin à la guerre d'indépendance américaine, il est réformé en , à cause de sa petite taille selon Gérard Walter[1]. Il devient alors apprenti tailleur chez son père, avant de s'installer comme tailleur à Paris.

En 1791, il reprend du service au sein du 1er bataillon de volontaires de la Somme le et prend part aux campagnes de la Révolution, au sein de l'armée du Nord, gravissant les grades : caporal le , sergent major le 27 avril suivant, lieutenant quartier-maître le , il est fait capitaine le 27 frimaire an II ().

Passé capitaine au 3e bataillon de la 38e demi-brigade le 7 thermidor an II (), il est cantonné au camp de Grenelle en 1796 quand il fait la connaissance d'Augustin Darthé et entre dans la Conjuration des Égaux, le 1er avril. Nommé au poste d'agent de liaison avec les militaires, il rédige plusieurs pamphlets. Il semble qu'il ait adhéré au début à ses objectifs, mais il la trahit bientôt, par intérêt sans doute, mais aussi par peur d'être découvert et de nouveau réformé, parce qu'il doute du succès de l'opération et a le sentiment de s'être fourvoyé. Devant l'espoir d'une promotion, il en révèle l'existence à Carnot le et reçoit pour cela une « gratification » de 30 francs le 6[2]. Le 10 mai, il organise l'arrestation de Babeuf. L'un des principaux témoins à charge lors du procès de Vendôme, il est réintégré dans l'armée en .

Il est entendu comme témoin dans le procès des mutins du camp de Grenelle le . Cela lui vaut des « vexations » à la 52e demi-brigade, où il est officier ; il s'en plaint à Carnot qui le fait nommer, le 1er vendémiaire an IX (), adjudant de place de 2e classe à Nantes (armée de l'Ouest). Élevé au grade d'adjudant de 1re classe le 5 fructidor an XII (), il occupe ces fonctions jusqu'à sa mort.

Sources partielles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Walter, Babeuf, 1760-1797, et la conjuration des Égaux, Paris, Payot, 1937, 262 pages, p. 138.
  2. Il perçoit également un sabre avec son ceinturon le 10 mai et 165 francs le 18 juillet. Voir Augustin Chaboseau, De Babeuf à la Commune, Éditions Ayer, 1970, 88 pages, p. 16 (ISBN 0833705083).