Georges Gricouroff

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Georges Gricouroff
Naissance
Montreux (Suisse)
Décès (à 94 ans)
Paris (France)
Nationalité Russe Drapeau de la Russie, Française Drapeau de la France
Domaines Médecine
Radiologie
Biologie
Institutions Institut Curie
Diplôme doctorat en médecine

Georges Gricouroff, né le 24 février 1899, à Montreux, en Suisse, et mort le 31 août 1993 à Paris, est un médecin, cancérologue radiologiste et biologiste français, professeur et chercheur à l'Institut Curie[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Gricouroff est né de parents russes (Géorgie). Il est élève de l’Ecole alsacienne dès 1912 et obtient un baccalauréat es sciences à Paris en 1916. Il poursuit des études médicales à la faculté de médecine de Paris. En 1924, il entre sur la recommandation de Marie Curie, à l'Institut Curie, où il fera toute sa carrière sous la direction de Claudius Regaud, puis d’Antoine Lacassagne[2]. Il obtient en 1930 le diplôme d’état de docteur en médecine grâce à sa thèse Étude histologique de l'action des rayons X sur l'ovaire à la période d'ovogénèse, récompensée par la médaille d’argent de la faculté en 1931. Après quelques passages dans divers services cliniques de l'Institut Curie, il est attaché en 1927 au laboratoire d’histopathologie du cancer, dont il deviendra chef en 1932, puis chef honoraire en 1962. En 1933, Gricouroff obtient la nationalité française par naturalisation. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, il est chargé du repli du personnel et des malades de l’hôpital Curie, situé à Paris, vers Clairvivre en Dordogne. Au long de sa carrière, il publie personnellement 70 articles portant tous sur le cancer, la radiobiologie et la radiopathologie, et 40 articles en collaboration. Il épouse le 18 octobre 1924, la pédiatre Colette Rodet, née en 1898 à Dieulefit, avec laquelle il a deux filles, Nadine et Anne. Nadine, l'ainée, épousera Nils Perrin, fils de Francis Perrin (physicien, haut-commissaire du CEA) et petit-fils de Jean Perrin (prix Nobel de physique 1926), dont elle aura trois enfants. Anne, devenue biologiste, épousera Pierre Joliot, fils de Irene et Fred Joliot-Curie (Prix Nobel de chimie1935), dont elle aura deux fils.

Bibliographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Les réflexes conditionnels, étude objective de l'activité nerveuse supérieure des animaux, par Ivan Pavlov, traduction par Nina et Georges Gricouroff, Paris, Félix Alcan, 379 pages, 1927.
  • Étude histologique de l'action des rayons X sur l'ovaire à la période d'ovogénèse, thèse de médecine, Paris, PUF, 72 pages, 1930.
  • Sur la classification histogénétique des épithéliomas cervico-utérins, et particulièrement sur les épithéliomas pseudo-épidermiques, originaires de l'épithélium canalaire mucipare, avec Claudius Regaud, Cahors, Coueslant, 11 pages, 1933.
  • Du Rôle conjugué possible d'un foyer inflammatoire et des rayons X dans la pathogénie d'un cas de cancer chez l'homme, Paris, Masson, 4 pages, 1934.
  • Action des radiations sur les tissus, avec Antoine Lacassagne, Paris, Masson, 171 pages, 1941.
  • Chirurgie, association radio-chirurgicale, histopathologie, hormonothérapie, avec André Tailhefer, Paris, 1948.
  • La Röntgenthérapie seule dans le traitement des cancers du sein opérables et inopérables, avec François Baclesse, Paris, 1948.
  • Action des radiations ionisantes sur l'organisme, avec Antoine Lacassagne, Paris, Masson, 199 pages, 1956.
  • Réflexes conditionnels et inhibitions, par Ivan Pavlov, traduction par Georges Gricouroff, Paris, Gonthier, 226 pages, 1963.
  • Les réflexes conditionnés, étude objective de l'activité nerveuse supérieure des animaux, par Ivan Pavlov, traduction par Georges Gricouroff, Paris, PUF, 375 pages, 1977.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Georges Gricouroff, sur le site Geneanet.
  2. Georges Gricouroff, archives du musée Curie, sur le site Calames.