Georges Dayez

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Georges Dayez
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Georges Dayez, né le à Paris où il meurt en 1991, est un peintre, graveur et lithographe français de la nouvelle École de Paris dont les œuvres ont régulièrement été exposées avec celles des peintres non figuratifs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Dayez est fils aîné de l’éditeur Jules Dayez, originaire du Nord et fils de paysan, qui, en 1905, avait repris rue des Marais à Paris un petit atelier de taille douce imprimant en particulier des reproductions en héliogravure d'images du XVIIIe siècle. Sa mère, Marie Brard, était née à Neuilly dans une famille normande de Bayeux. Après la naissance d'un second fils, la famille s'installe en 1909 à Vaires-sur-Marne où Georges Dayez fréquente l'école communale à partir de 1913, se réfugie pour deux mois à Bayeux en 1914, à Tinténiac (Bretagne) en 1918. En 1919 Georges Dayez obtient son certificat d'études et passe ses vacances à Vicq, dans le pays minier du nord de Valenciennes, chez son grand-père, le spectacle des destructions causées par la guerre l'impressionnant vivement, puis rentre au collège de Meaux.

En 1924, après avoir passé la première partie du baccaulauréat, il arrête ses études pour commencer à peindre, et fait l'apprentissage de la phototypie puis de la taille-douce et de la lithographie dans l'atelier de son père. Il fréquente alors l'Académie de la Grande Chaumière à Montparnasse et l'Académie Julian à Saint-Germain-des-Prés, ainsi que les cours du soir de dessin de la Ville de Paris, que suit également Adam. En 1926 il est accepté comme « élève libre » dans l'atelier de Lucien Simon à l'École des Beaux-arts. Il effectue à partir de 1927 son service militaire, affecté à Nanterre puis à la Direction de l'Aéronautique de Paris, et peint en 1928, lors d'une permission, Le Pont du Pouliguen et Le Croisic vu de la Turballe, exposés au Salon d'automne. Aux cours du soir qu’il continue de fréquenter il se lie avec Pignon. Ils apprennent ensemble le modelage dans l'atelier des sculpteurs Henry Arnold et Robert Wlérick, se passionnant pour les cubistes.

Libéré du service militaire en 1929 Georges Dayez peint avec Pignon sur le motif, notamment sur les bords de Seine à Billancourt. Ils découvrent ensemble à vélo la Côte d’Azur en 1931, participent l’année suivante aux activités de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), auprès de nombreux peintres (Hélion, Herbin), sculpteurs (Adam), écrivains (Nizan, Éluard, Aragon) et exposent au Salon des indépendants. Georges Dayez, après de longs voyages en bicyclette à travers la France, visite à partir de 1938 les musées de Gand, Bruges, Anvers et de Londres. Il est en 1939 mobilisé à Metz, puis traverse en 1940 Nancy, Troyes, Dijon, Nancy à nouveau, Mantes, Gisors, et, à pied, assiste à la destruction de Vernon, Évreux et L'Aigle. Capturé à Montaigu en Vendée, il est interné à Laval et libéré en décembre.

De retour à Paris Dayez se lie avec André Lhote, assiste en 1943 à la répétition générale des Mouches, de Jean-Paul Sartre, dont Adam a créé les costumes et les masques. Pour fuir le « service du travail obligatoire », il se réfugie en 1944 à Chisseaux (Touraine) où il travaille dans la ferme de son beau-frère. En juin il rend visite, en tandem, avec Fougeron à Pignon qui se cache lui aussi. Après la Libération il expose au Salon d'automne aux côtés des jeunes peintres de tradition française, de Picasso, Matisse, Léger, Bonnard et Braque, tandis que la Galerie de France lui achète des toiles. Il fait également partie des cinq jeunes peintres que la galerie Denise René présente en 1945 pour son inauguration et du premier Salon de Mai où il expose la première toile (Figure assise) qu’il vient de peindre dans son nouvel atelier du Pré-Saint-Gervais, acquise par le Musée national d'art moderne que vient d'ouvrir Jean Cassou, avec Bernard Dorival.

En 1947 Dayez réalise une première exposition personnelle à la galerie Guénégaud. Après, la même année, un voyage en Italie (Milan, Florence, Pise et Arezzo) et, en 1948, un long séjour à Venise, invité par la municipalité, il expose à nouveau avec Jacques Lagrange à la Galerie de France. De 1950 à 1955 il réalise, pour des commandes de l'État sept tapisseries. Il entre en 1951 au comité directeur du Salon de Mai, visite les musées de Madrid et Tolède, expose en Suède, séjourne l'année suivante à Varengeville où il revient les deux années suivantes, et réalise en 1953 une grande mosaïque pour le lycée français de Lisbonne. À partir de 1954 Dayez expose dans la galerie Villand et Galanis, avec Estève, Chastel, Lapicque, Lagrange et Gischia et se lie avec le poète Jean Lescure. En 1956, 1957 puis de 1961 à 1967 il fait partie du jury du Prix de Rome, de 1958 à 1968 du jury du « Prix du Dôme » (avec notamment Villon, Lhote, Foujita, Chastel, Pignon, Singier, Beaudin, Carzou, Schneider). Plusieurs de ses toiles sont acquises par le musée d'art moderne de la ville de Paris et le musée du Havre.

Dayez fait en 1959 un long voyage aux États-Unis, puis visite en 1960 la Grèce et en 1964 l'Espagne, thèmes des toiles exposées à la galerie Villand-Galanis en 1962 et 1965. De 1967 à 1975 il est professeur, chef de l'atelier de lithographie, de l'École des Beaux-Arts. De nombreux voyages (notamment en Bretagne, Italie, Grèce, Pays-Bas, Angleterre ou au Maroc) continuent par la suite de nourrir sa peinture, régulièrement exposée en France et à l'étranger. Plusieurs rétrospectives de son œuvre sont organisées à Bourges et Caen (1971), Paris (1978), Dieppe (1982), Mantes-la-Jolie (1984), Vichy (1986), Valréas et Dreux (1987).

En 1976 et 1978 la Monnaie de Paris édite deux médailles créées par Dayez, L'olivier et Victor Segalen.

Son atelier se trouvait Rue Camille-Tahan dans le dix-huitième arrondissement de Paris.

L’œuvre[modifier | modifier le code]

Georges Dayez a fréquemment travaillé par séries de plusieurs toiles autour des mêmes paysages, notamment de :

Illustrations
Signature de Dayez

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En France :

  • Paris
  • Les Baux-de-Provence, Musée d'Art Moderne, Hôtel de Mancille, Les Baous (Saint-Jeannet) (1961)
  • Dieppe, Château-Musée, La Baie d'Éretat (1976), La Falaise de Dieppe (1981)
  • Le Havre, Musée des beaux-arts André Malraux, La Valleuse de Varengeville (1959)
  • Mantes-la-Jolie, Musée, Peintre et modèle (1980)
  • Nancy, Musée des beaux-arts, Les Dentellières de Burano (1951-1959)
  • Vichy, Centre Culturel Valéry Larbaud, Nature morte au turnot, aquarelle, 1984

À l'étranger :

  • États-Unis
    • Baltimore (Maryland), Museum of Art, La Baignade (1985)
    • Cambridge (Massachusetts), Fogg Art Museum, Harvard University, Intérieur (1954)
    • Daytona Beach (Floride), Museum og Arts and Sciences, Femme au miroir (1978)
    • New York, City University, Graduate Center, Vue de Tolède, La colline de Don Alvaro (1965-1970)
  • Espagne, Madrid, Museo Nacional de Arte Contemporaneo
  • Finlande, Jyväskula, Alvar Aalto Museum
  • Grèce, Pinacothèque Nationale, Athènes : La Pianiste (1945), La Falaise d'Étretat (1956-1957), Le Bain de soleil (1962), La Cafetière blanche (1970)
  • Israël, Jérusalem, Israël Museum, La Cruche blanche (1977); Rehovot, Musée, Tolède, Pont d'Alcantara (1965)
  • Japon, Yamagata, Museum of Art, Nature morte à la tête grecque (1983)
  • Italie, Florence, Museo Internazionale d'Arte Contemporanea, Tolède, Le ravin de la Degollada (1965)
  • Grand-Duché du Luxembourg, Luxembourg, Musée Grand-Ducal, La Grève d'Étretat (1956)
  • Suède, Göteborg, Stadsmuseum, Tolède, Le pont d'Alcantara (1966)
  • Suisse
    • Berne, Kunstmuseum, Yport (1957)
    • La Chaux-de-Fonds, Musée des beaux-arts, Les Dentellières (1949)
  • Yougoslavie, Skopje, Musée d'Art Contemporain, Les Gorges du loup (1961)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Monographies
  • Jean-Albert Cartier, Dayez, Art Document, cahier no 13, Édition Pierre Cailler, Genève, 1953.
  • Jacques Duchateau, Georges Dayez, Le Musée de Poche, édition d'art H. Piazza, Paris, 1967 (80 p.). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lescure, Le Même est toujours un autre, Dayez, introduction de George Schwab, Paris, Collection Terre des Peintres, éditions Jean-Pierre Joubert, 1991 (237 pages) (ISBN 2-905816-15-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
Catalogues et ouvrages généraux
  • Bénézit, 1999
  • Franck Elgar, Dayez, Lagrange, Galerie de France, Paris, 1949.
  • Franck Elgar, Dayez, Éditions Galanis, Paris, 1958.
  • Hélène Parmelin, Dayez, Éditions Galanis, Paris, 1962.
  • Jean Goldmann, Dayez, 45 ans de peinture, Maison de la Culture, Bourges, 1971.
  • Georges Schwab, Dayez beyond abstract art, The Pocket Museum, New York, 1967.
  • Jean-Jacques Lévêque, Dayez, Artcurial, Paris, 1978.
  • Pierre Bazin, Falaises, plages, rochers, Château-Musée de Dieppe, 1982.
  • Paul Jolas, Dayez, Mantes-la-Jolie, 1984.
  • Janine Warnod, Dayez, Galerie Jean-Pierre Joubert, Paris, 1985.
  • George Schwab, Dayez, Galerie Jean-Pierre Joubert, Paris, 1985.
  • Jean Lescure, Dayez, XXIXe salon, Vichy, 1986. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres de l'École de Paris, 1945-1965, Éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 1993 (ISBN 2825800481); nouvelle édition, 2010, p. 139-132 (ISBN 978-2-8258-0241-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]