Georges Coulon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Coulon.
Georges Coulon
Illustration.
Portrait de Georges coulon (vers 1910)
Fonctions
Vice-président du Conseil d'État
Prédécesseur Édouard Laferrière
Successeur Alfred Picard
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 73 ans)
Lieu de décès 16e arrondissement de Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Portrait de Georges Coulon par Odilon Redon (1909)

Eugène Georges Gustave Coulon, né le à Paris et mort le dans le 16e arrondissement de Paris[1], est un magistrat et homme politique français, qui été préfet de Vendée[2] puis vice-président du Conseil d'État de 1898 à 1912[3].

Famille[modifier | modifier le code]

Fils d’Eugène Scribe[modifier | modifier le code]

Georges Coulon est officiellement le fils de l'actrice Augustine-Antoinette Finot-Léonard et d'Antoine Coulon, artiste-chorégraphe de l'Académie Royale de musique, maître de ballet à l'Opéra de Paris et au Her Majesty's Theatre de Londres et fils de Jean-François Coulon. Cependant, Georges Coulon était probablement le fils naturel d'Eugène Scribe[4], le célèbre auteur dramatique.

Descendance[modifier | modifier le code]

Les six fils de Georges Coulon lors de ses funérailles nationales en 1912, à Paris

Il épousa le 4 novembre 1880 la fille d'Eugène Pelletan, Geneviève, devenant de ce fait le beau-frère de Camille Pelletan. Georges Coulon eut six fils: Jean-Paul Coulon, Jean-Pierre Coulon, Jean-Louis Coulon, Jean-Jacques Coulon, Jean-Claude Coulon et Jean-René Coulon. Jean-Louis, polytechnicien, et Jean-René, ingénieur agronome, moururent pour la France en 1914 et 1916. Son fils aîné, Jean-Paul Coulon fut un haut magistrat et père de Jean-Michel Coulon, peintre, et de Denise Coulon qui épousa le peintre Olivier Debré, frère de Michel Debré, liant ainsi deux grandes familles républicaines: les Pelletan et les Debré. Lors du décès de Georges Coulon en 1912, des funérailles nationales furent données en son honneur et ses six fils défilèrent derrière son cercueil.

Georges Coulon repose au cimetière des Bois de Saint-Georges-de-Didonne. Ses papiers personnels sont conservés aux Archives nationales sous la cote 417AP[5]

Villa Jean Marmaille[modifier | modifier le code]

Pour loger sa grande famille, Georges Coulon fit construire une grande villa le long de la plage de Saint-Georges-de-Didonne qu'il baptisa: "Jean Marmaille"[6], en référence aux prénoms donnés à ses six fils. Cette maison est encore aujourd'hui visible depuis la plage et est toujours habitée par la famille Coulon.

Distinctions[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris, état-civil numérisé du 16e arrondissement, acte de décès no 1912 de l'année 1912. L’Le magistrat meurt à son domicile situé no 118 rue de la Faisanderie.
  2. [PDF] Les Préfets de Gambetta par Vincent Wright, Éric Anceau.
  3. Site du Conseil d'État.
  4. [PDF] [1] par Vincent Wright, Éric Anceau.
  5. Voir la notice relative à ce fonds dans la Salle des inventaires virtuelle
  6. [2] La villa Jean-Marmaille
  7. Base Léonore

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Baquiast, Une dynastie de la bourgeoisie républicaine, les Pelletan, Paris, L'Harmattan, 1996