Georges Cipriani

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Georges Cipriani
Terroriste d'extrême gauche
Image illustrative de l’article Georges Cipriani
Information
Naissance (68 ans)
Tunis
Sentence Réclusion criminelle à perpétuité
Actions criminelles Attentats
Assassinats
Affaires Action directe
Victimes Gabriel Chahine (1982)
René Audran (1985)
Georges Besse (1986)
Période 1979-1987
Pays Drapeau de la France France
Arrestation
Complice Jean-Marc Rouillan
Nathalie Ménigon
Régis Schleicher
Joëlle Aubron

Georges Cipriani est un militant d'Action directe né le 12 avril 1950 à Tunis dans une famille (père facteur, mère standardiste) de nationalité française.

De Billancourt à Action directe[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1960, il travaille comme ajusteur-perceur dans un atelier de machines-outils des usines de Renault-Billancourt. Il est membre du comité de base de l’usine lors de l’assassinat du militant de la Gauche prolétarienne (GP), Pierre Overney, le . Il vit les dix années suivantes en Allemagne et rentre en France au début des années 1980 où il devient membre d’Action directe.

Incarcération[modifier | modifier le code]

Arrêté avec ses complices Jean-Marc Rouillan, Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon le dans une ferme à Vitry-aux-Loges (Loiret), Cipriani, l'un des leaders historiques du groupe d'extrême gauche, a été condamné notamment pour les assassinats en 1986 du PDG de Renault Georges Besse et en 1985 de l'ingénieur général René Audran. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Après des années d'isolement total puis partiel, Georges Cipriani a été interné durant l'été 1993 à l'hôpital psychiatrique de Villejuif, dans lequel il a séjourné à l'unité pour malades difficiles.

Sa demande de semi-liberté pour une durée d'un an a été rejetée le 20 août 2009 par la chambre spéciale d'application des peines de la cour d'appel de Paris. Elle lui est finalement accordée à compter du 14 avril 2010[1], mais le 15 avril 2011, il est réincarcéré pour des questions de procédure en attendant la décision de la cour d'appel sur sa libération conditionnelle. Cet aménagement de peine lui est accordé le 3 mai 2011[2]. Il sort de prison et regagne son domicile de Strasbourg. Son avocat indique qu'il travaillera à la Banque alimentaire, pour laquelle il avait déjà travaillé durant sa période de semi-liberté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Action directe : un régime de semi-liberté accordé à Georges Cipriani, Le Monde, 1er avril 2010
  2. « Liberté conditionnelle pour Cipriani, ex-membre d'Action directe », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).