Georges Bruguier

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Georges Bruguier
Fonctions
Député
Gard
-
Conseiller général
Canton de Sauve
-
Georges Martin (d)
Président
Conseil général du Gard (d)
-
Ernest Matet (d)
Conseiller général
Canton de Sauve
-
Paul Gachon (d)
Sénateur (d)
Gard
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
CarcassonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Père
Enfant
Michel Bruguier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Conflit

Georges Bruguier est un homme politique et un journaliste français né le à Nîmes et mort le à Carcassonne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Victorien Bruguier, pionnier du socialisme dans le Gard, Georges Bruguier fait ses études au lycée de Nîmes, puis à la faculté de droit de Montpellier et devient journaliste. Il collabore également à La Dépêche de Toulouse.

Il s'engage pendant la Première Guerre mondiale et passe tout le conflit au front.

Comme son père, Georges Bruguier, dans un premier temps n'adhère pas à un parti. Cela ne l'empêche pas d'être candidat (malheureux) aux élections législatives de 1919 et 1924, sur deux listes communes SFIO-Parti radical, puis d'être élu sénateur en mai 1924 et conseiller municipal de Nîmes l'année suivante. Il est constamment réélu jusqu'en 1940 et adhère à la SFIO dans les années 1930.

Le 10 juillet 1940, il fait partie des quatre-vingts parlementaires qui votent contre les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. À la suite de ce vote, il est révoqué de tous ses mandats par le régime de Vichy et interné à Saint-Paul-d'Eyjeaux, en Haute-Vienne, où il passe toute la Seconde Guerre mondiale.

Il retrouve ses fonctions à la Libération, et est nommé président de la délégation spéciale de Nîmes le [1]. Le 13 mai, il est remplacé par Léon Vergnole, maire élu[1] ; il se retire alors à Carcassonne. Il n'exerce plus dès lors, en politique, qu'un mandat de conseiller municipal de cette ville, de 1959 à son décès.

Son nom a été donné à une rue et à un groupe scolaire de Nîmes.

Il est aujourd'hui inhumé à Carcassonne, dans le cimetière de la cité.

Il est le père du résistant Michel Bruguier[2].

Détail des mandats[modifier | modifier le code]

  • Sénateur du Gard de 1924 à 1940
  • Conseiller général du canton de Sauve de 1945 à 1951
  • Président du conseil général du Gard de 1945 à 1951
  • Président de la délégation spéciale de Nîmes en 1945
  • Conseiller municipal de Nîmes de 1925 à 1940 et de 1959 à 1962

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cantini et Gilabert 2012.
  2. « Michel Bruguier », dans Serge Velay (dir.), Visas pour le Gard : un siècle, un département, Vauvert, Au diable Vauvert, (ISBN 978-2-84626-101-2), p. 351.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]