Georges Bretegnier

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Georges Bretegnier
Image dans Infobox.
Buste de Georges Brétegnier par Armand Bloch.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maître

Georges Bretegnier, né à Héricourt (Haute-Saône) le et mort à Paris le , est un peintre franc-comtois qui a laissé nombre de peintures orientalistes[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Adolphe Bretegnier est né le à Héricourt dans le foyer de Charles Bretegnier, dessinateur, et de son épouse née Marie Noblot[2]. Talent précoce, Georges Bretegnier remporte à 18 ans le premier prix de dessin au concours général. Il entre ensuite aux Beaux-Arts de Paris où il est l'élève de Jean-Léon Gérôme et d'Ernest Meissonier. En 1882, il présente au salon de Paris une toile intitulée "Henri II d’Angleterre faisant amende honorable au tombeau de Thomas Beckett"[3]. Georges Brétegnier part ensuite en Afrique du Nord. Il arrive à Tanger en et rejoint la mission conduite par le ministre plénipotentiaire Laurent-Charles Féraud. En 1887-1888, il voyage à nouveau en Afrique du nord, pendant 16 mois. Il se rend en Tunisie, en Algérie, puis à Tanger, Rabat et Tétouan. Il retrouve là-bas ses amis, les peintres Louis-Auguste Girardot et Jules-Alexis Muenier. Dans la rue ou la campagne, il exécute de simples esquisses ou bien prend des photos des scènes de rue ou des habitants, avant de les peindre dans son atelier[4]. Il retourne au Maroc pour un séjour de 16 mois en 1887. Atteint d'une d’une pneumonie, il meurt à Paris le dans son atelier de la rue d’Assas[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Étant décédé à seulement 32 ans, Georges Bretegnier a produit un nombre d’œuvres limité. De ses maîtres Gérôme et Meissonier, il a conservé le souci du détail, atteignant une perfection quasi photographique et le goût des jeux d’ombres et de lumière[4].

La lecture de la Bible, par Georges Bretegnier, 1890.

De ses voyages, il rapporte de nombreuses œuvres orientalistes. A Tanger, il peint entre autres la porte de la Kasbah, un paysage qui a pour toile de fond cette forteresse portugaise du XVe siècle. Son tableau intitulé Une audience du Pacha à Tanger (1887) a été vendu à Londres en 2013, pour 216 000 euros. En 2017, une toile inédite, découverte dans une collection privée en Alsace, a été adjugée à 50 000 euros, plus de trois fois son estimation haute[4].

Bretegnier se fait aussi connaître par des œuvres régionalistes représentant le Pays de Montbéliard, notamment des portraits de femmes portant le costume traditionnel de Montbéliard avec la coiffe si spécifique (dite "diairi"). Son tableau "La lecture de la Bible", peint en 1890 et présenté au Salon des peintres du Champ de Mars en 1892 est sans doute la plus célèbre de ces œuvres régionalistes[3]. Cette toile représente une scène sans doute quotidienne dans les familles luthériennes encore très nombreuses au Pays de Montbéliard à cette époque. La liseuse est une jeune femme coiffée du diairi et son auditoire est composé d'un couple âgé et d'une autre femme. Le tableau sera acheté par Eugène Peugeot-Koechlin pour 4000 francs et léguée par Antoine Peugeot en à la Société d'Émulation de Montbéliard, à condition qu’elle soit ensuite exposée au musée Beurnier-Rossel. Il devait faire partie d'une série de cinq tableaux dont on ne connaît malheureusement que les titres : le mariage au pays de Montbéliard, la noce au village, le baptême et la communion. La mort prématurée du peintre ne lui permet que de réaliser qu'une esquisse du 2e tableau[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Georges Brétegnier (1860-1892) » (consulté le 16 juillet 2019)
  2. « Acte de naissance n°31, année 1860, ville de Héricourt », sur le site des archives départementales de la Haute-Saône (consulté le 16 juillet 2019). Le nom est orthographié Bretegnier (sans accent) à l'État-civil mais il est souvent cité avec un accent dans la littérature.
  3. a b et c « Georges Bretegnier (1860-1892) », sur le site des musées en Franche-Comté (consulté le 16 juillet 2019)
  4. a b et c Diane Zorzi, « Une toile orientaliste inédite de Georges Brétegnier », sur le site du magazine Interenchères, (consulté le 16 juillet 2019)
  5. José Loncke, « 14 avril 1860. Bretegnier et la lecture de la Bible », sur le site de Croire Publications, (consulté le 18 juillet 2019)

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