Georges Braunschweig

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Georges Braunschweig
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Georges Braunschweig, né à La Chaux-de-Fonds le 15 mars 1892 et mort dans la même ville le 9 avril 1975, est un industriel suisse, fondateur de l'entreprise Le Porte Echappement Universel SA.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Braunschweig est issu d'une famille israélite immigrée d'Alsace[1] installée dans la région depuis le milieu du XIXe siècle. Son père Alphonse Braunschweig (1855-1906) disparaît tragiquement dans une crevasse au MendelPass, dans le Tyrol du Sud, le 10 août 1906. On ne retrouvera son corps qu'en juillet 1907.

Georges Braunschweig décroche en 1914 un diplôme d'ingénieur en électricité à l'École polytechnique fédérale de Zurich puis il se rend en 1918 aux États-Unis mais il doit très vite revenir en Suisse à la suite de la mort de son frère aîné Arnold (1884-1918). Il reprend avec son autre frère Lucien (1885-1958) l'entreprise familiale Election qui fait faillite douze ans plus tard en 1930. Georges Braunschweig fonde alors en 1931 à La Chaux-de-Fonds l'entreprise Le Porte Echappement Universel SA avec Frédéric Marti, rencontré sur les bancs de l'école polytechnique[2]. Le but de l'entreprise : offrir une réponse au problème de fiabilité des montres, notamment avec les problèmes de solidité de l'ensemble balancier - échappement - spiral. Démarre alors la fabrication de modules de haute qualité interchangeables et adaptables aux principaux calibres horlogers du marché. En 1933, le brevet pour l'INCABLOC est déposé. Ce sera un succès mondial.

Georges Barunschweig favorise la recherche et le développement tout en assurant un produit de qualité dont la promotion se fait de manière novatrice[2].

Dès 1958, Georges Braunschweig cède la direction de l'entreprise à Philippe Braunschweig, son fils. En 1965 Le Porte Echappement Universel SA change de nom pour devenir Portescap et se diversifie dans la production de micromoteurs. Dans les années 1980, l'arrivée du quartz fragilise l'entreprise. Aujourd'hui, celle-ci est en mains américaines[3]. En revanche, le rachat du brevet de l'Incabloc par la famille Zutter a permis de continuer sa fabrication à La Chaux-de-Fonds[4].

Georges Braunschweig fonde, en 1944, le Club 44 ayant pour but d'ouvrir un espace de réflexion et de débat sur les changements et les défis nouveaux. Il va s'investir de manière forte dans sa réalisation culturelle : d'un point de vue financier via la Fondation Portescap, et d'un point de vue personnel. Lors de l'assemblée constitutive, il est élu président, devenant le moteur et l'animateur de l'institution et impliquant ses propres relations pour faire venir des personnalités prestigieuses au Club 44[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il faut savoir que dès le XXe siècle, la communauté israélite a joué un rôle clé dans l'essor économique et culturel des Montagnes neuchâteloises. Voir l'ouvrage de Sarah Blum
  2. a, b et c Michel Krebs, « Georges Braunschweig industriel et fondateur du Club 44 (1892-1975) », Biographies neuchâteloises, no tome 5 (de 1950 au début du XXIe siècle),‎ , p.57-65
  3. Philippe Braunschweig. Un double destin de l'horlogerie à la danse, (ISBN 978-2-8289-1252-9), p.133-161 et 175-177
  4. (en) « Incabloc SA »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Josette Coenen-Huther (dir.), Le Club 44 à La Chaux-de-Fonds : succès d'une institution culturelle élitaire ?, La Chaux-de-Fonds, Équipe scientifique d'étude du développement culturel de la ville de La Chaux-de-Fonds, .
  • Sarah Blum, La communauté israélite de La Chaux-de-Fonds de 1933 à 1945, Neuchâtel, Alphil - Presses universitaires suisses, .
  • Philippe Braunschweig, Un double destin : de l'horlogerie à la danse, Lausanne, Éditions Favre, .
  • Théo Bregnard, Le rôle du mécénat horloger dans le développement culturel de La Chaux-de-Fonds : 1920-1980, Université de Neuchâtel (Mémoire de licence en histoire), .
  • Club 44, Cinquante ans au service d'une collectivité et un passé porteur d'avenir : 1944-1994, Hauterive / La Chaux-de-Fonds, G. Attinger / Club 44, .
  • Hommage à Georges Braunschweig : créateur d'industrie et de culture, La Chaux-de-Fonds, .
  • Denys Kissling, « Portescap La Chaux-de-Fonds », Pays neuchâtelois, vie économique et culturelle, no 9,‎ 1992-1993, p. 27-29.
  • Michel Krebs, « Georges Braunschweig, industriel, fondater du Club 44 (1892-1975) », dans Michel Schlup(dir.), Biographies neuchâteloise tome 5 (de 1950 au seuil du XXIème siècle), Hauterive, Éditions Attinger, , p. 57-64.
  • Thomas Perret, « Éléments pour une histoire de la R&D dans l'industrie mécanique de l'Arc jurassien suisse. Étude comparée des entreprises Paillard SA et Portescap SA. 1920-1973 », dans Jean-Claude Daumas (dir.), Les systèmes productifs dans l'Arc jurassien, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, , p. 199-225.
  • Portescap, promoteur de la précision : développement, structure et réalisations d'une entreprise, La Chaux-de-Fonds, Portescap, 196?.