Georges-Arthur Goldschmidt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Georges-Arthur Goldschmidt
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (93 ans)
ReinbekVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Liste détaillée

Georges-Arthur Goldschmidt, né le à Reinbek près de Hambourg en Allemagne, est un écrivain et un traducteur français d'origine allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges-Arthur Goldschmidt, né en 1928, est issu d'une famille juive de magistrats convertie au protestantisme.

Son père était conseiller à la cour d'appel de Hambourg jusqu'en 1933. Il sera ensuite déporté à Theresienstadt où il assurera les fonctions de pasteur protestant des "Juifs protestants" déportés du fait de leur origine.

Georges-Arthur doit fuir le nazisme en 1938. Il se réfugie en Italie avec son frère, puis en France, dans un internat de Megève. De 1943 à , il est caché en Haute-Savoie chez des agriculteurs, en particulier chez François et Olga Allard, qui ont été distingués le du titre de Justes[n 1].

Goldschmidt obtient la nationalité française en 1949. Il est professeur (agrégé d’allemand) jusqu'en 1992. Il enseigna d'ailleurs au lycée Paul-Éluard pendant 19 ans[1].

Écrivain, essayiste, il a choisi le français comme langue d'expression et d'écriture, sans abandonner l'allemand. Il est traducteur entre autres de Walter Benjamin, Friedrich Nietzsche, Franz Kafka et Peter Handke.Georges-Arthur Goldschmidt a beaucoup réfléchi - en tant que traducteur - sur les problèmes du langage p.ex. dans son livre À l'insu de Babel (CNRS, Biblis 174)

Il est le père du réalisateur français, Didier Goldschmidt.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L’exil et le rebond, Editions de l’éclat, 2018
  • Un destin, Éditions de l’éclat, 2016
  • Heidegger et la langue allemande, CNRS éditions, 2016
  • Les Collines de Belleville. Actes Sud, 2015[2]
  • Heidegger et la langue allemande, coll. « Classiques des sciences sociales », UQAC, 2013[3]
  • La Joie du passeur, CNRS  2013.
  • L'Esprit de retour, Seuil, 2011
  • A l'insu de Babel, CNRS Éditions, Paris, 2009.
  • Une langue pour abri, Créaphis/Facim, Paris, 2009.
  • Un enfant aux cheveux gris, CNRS Éditions, Paris, 2008[n 2].
  • Celui qu’on cherche habite juste à côté, éditions Verdier, 2007
  • Le Recours, Verdier, 2005
  • Le Poing dans la bouche, Verdier, 2004
  • En présence du Dieu absent, Bayard, 2001.
  • Quand Freud voit la mer, Buchet-Chastel, 1988.
  • La Traversée des fleuves, Seuil, 1999.
  • Molière ou La liberté mise à nu, Circé, 1997.
  • La Matière de l’écriture, Circé, 1997.
  • Quand Freud attend le verbe, Buchet-Chastel, 1996.
  • La Forêt interrompue, Seuil, 1991.
  • Peter Handke, Seuil, 1988.
  • Un Jardin en Allemagne, Seuil, 1986.
  • Jean-Jacques Rousseau ou L'esprit de solitude, Phébus, 1978.
  • Molière ou La liberté mise à nu, Julliard, 1973
  • Le Fidibus, Julliard, 1971
  • Un corps dérisoire, Julliard, 1971
  • Marcel Béalu : un cas de flagrant délit, Le Terrain Vague, 1967

Traductions[modifier | modifier le code]

Walter Benjamin[modifier | modifier le code]

Georg Büchner[modifier | modifier le code]

  • Lenz, Éditions Vagabonde.

Franz Kafka[modifier | modifier le code]

Peter Handke[modifier | modifier le code]

  • Bienvenue au conseil d'administration
  • La courte lettre pour un long adieu
  • Après midi d'un écrivain, Gallimard, 1987.
  • L'heure de la sensation vraie (adapté au cinéma en 1988 par Didier Goldschmidt sous le titre Ville étrangère)
  • La femme gauchère
  • Le poids du monde
  • Les gens déraisonnables sont en voie de disparition
  • Par les villages
  • Encore une fois pour Thucydide, Bourgois, 1996.
  • Essai sur la fatigue, Gallimard, 1998.
  • Histoire d'enfant, Gallimard, 2001.
  • Par une nuit obscure je sortis de ma maison tranquille, Gallimard, 2001.
  • Lucie dans la forêt avec les truc-machins, Gallimard, 2001.

Nietzsche[modifier | modifier le code]

Adalbert Stifter[modifier | modifier le code]

  • L'Homme sans postérité, Phébus, Libretto, 1978

Études publiées[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son roman autobiographie La traversée des fleuves, publié en 1999 chez Points. Page 395.
  2. Les Collines de Belleville sur actes-sud.fr
  3. Heidegger et la langue allemande. I. Langue et espace (2005) sur classiques.uqac.ca
  4. « BIEF - Articles », sur www.bief.org (consulté le )
  5. Arrêté du 09 juillet 2013 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  1. « Allard Jeanne, Allard François » sur yadvashem-france.org
  2. Entretien avec François Dufay

Liens externes[modifier | modifier le code]