Georges-Arthur Goldschmidt

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Georges-Arthur Goldschmidt
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Georges-Arthur Goldschmidt, né le à Reinbek près de Hambourg en Allemagne, est un écrivain et un traducteur français d'origine allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges-Arthur Goldschmidt, né en 1928, est issu d'une famille juive de magistrats convertie au protestantisme. Son père était conseiller à la cour d'appel de Hambourg jusqu'en 1933. Il sera déporté à Theresienstadt où il assurera les fonctions de pasteur protestant des Juifs protestants déportés du fait de leur origine. Georges-Arthur doit fuir le nazisme en 1938. Il se réfugie en Italie avec son frère, puis en France, dans un très sévère internat de Megève. De 1943 à septembre 1944, il est caché en Haute-Savoie chez des agriculteurs, en particulier chez François et Olga Allard, qui ont été distingués le 6 août 2012 du titre de Justes[n 1]. Il obtient la nationalité française en 1949. Il est professeur (agrégé d’allemand) jusqu'en 1992. Il enseigna d'ailleurs au lycée Paul-Éluard pendant 19 ans[1].

Écrivain, essayiste, il a choisi le français comme langue d'expression et d'écriture, sans abandonner l'allemand. Il est traducteur entre autres de Walter Benjamin, Friedrich Nietzsche, Franz Kafka et Peter Handke.

Il est le père du réalisateur français, Didier Goldschmidt.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L’exil et le rebond, Editions de l’éclat, 2018
  • Un destin, Éditions de l’éclat, 2016
  • Heidegger et la langue allemande, CNRS éditions, 2016
  • Les Collines de Belleville. Actes Sud, 2015[2]
  • Heidegger et la langue allemande, coll. « Classiques des sciences sociales », UQAC, 2013[3]
  • La Joie du passeur, CNRS  2013.
  • L'Esprit de retour, Seuil, 2011
  • A l'insu de Babel, CNRS Éditions, Paris, 2009.
  • Une langue pour abri, Créaphis/Facim, Paris, 2009.
  • Un enfant aux cheveux gris, CNRS Éditions, Paris, 2008[n 2].
  • Celui qu’on cherche habite juste à côté, éditions Verdier, 2007
  • Le Recours, Verdier, 2005
  • Le Poing dans la bouche, Verdier, 2004
  • En présence du Dieu absent, Bayard, 2001.
  • Quand Freud voit la mer, Buchet-Chastel, 1988.
  • La Traversée des fleuves, Seuil, 1999.
  • Molière ou La liberté mise à nu, Circé, 1997.
  • La Matière de l’écriture, Circé, 1997.
  • Quand Freud attend le verbe, Buchet-Chastel, 1996.
  • La Forêt interrompue, Seuil, 1991.
  • Peter Handke, Seuil, 1988.
  • Un Jardin en Allemagne, Seuil, 1986.
  • Jean-Jacques Rousseau ou L'esprit de solitude, Phébus, 1978.
  • Molière ou La liberté mise à nu, Julliard, 1973
  • Le Fidibus, Julliard, 1971
  • Un corps dérisoire, Julliard, 1971
  • Marcel Béalu : un cas de flagrant délit, Le Terrain Vague, 1967

Traductions[modifier | modifier le code]

Walter Benjamin[modifier | modifier le code]

Georg Büchner[modifier | modifier le code]

Franz Kafka[modifier | modifier le code]

  • Le Procès, Press Pocket, 1974.
  • Le Château, Press Pocket, 1976.

Peter Handke[modifier | modifier le code]

  • Bienvenue au conseil d'administration
  • La courte lettre pour un long adieu
  • Après midi d'un écrivain, Gallimard, 1987.
  • L'heure de la sensation vraie (adapté au cinéma en 1988 par Didier Goldschmidt sous le titre Ville étrangère)
  • La femme gauchère
  • Le poids du monde
  • Les gens déraisonnables sont en voie de disparition
  • Par les villages
  • Encore une fois pour Thucydide, Bourgois, 1996.
  • Essai sur la fatigue, Gallimard, 1998.
  • Histoire d'enfant, Gallimard, 2001.
  • Par une nuit obscure je sortis de ma maison tranquille, Gallimard, 2001.
  • Lucie dans la forêt avec les truc-machins, Gallimard, 2001.

Nietzsche[modifier | modifier le code]

  • Ainsi parlait Zarathoustra, LGF, 1983.

Adalbert Stifter[modifier | modifier le code]

  • L'Homme sans postérité, Phébus, Libretto, 1978

Études publiées[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son roman autobiographie La traversée des fleuves, publié en 1999 chez Points. Page 395.
  2. Les Collines de Belleville sur actes-sud.fr
  3. Heidegger et la langue allemande. I. Langue et espace (2005) sur classiques.uqac.ca
  4. « BIEF - Articles », sur www.bief.org (consulté le 27 avril 2018)
  1. « Allard Jeanne, Allard François » sur yadvashem-france.org
  2. Entretien avec François Dufay

Liens externes[modifier | modifier le code]