George Steiner

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George Steiner

XXe siècle

Naissance à Paris
Principaux intérêts Théorie de la traduction
Idées remarquables Logocrate
Extraterritorialité
Œuvres principales La Mort de la tragédie
Après Babel
Réelles présences

Francis George Steiner est un écrivain anglo-franco-américain, spécialiste de littérature comparée et de théorie de la traduction, né à Paris le 23 avril 1929. Auteur de nombreux essais sur la théorie du langage et de la traduction et sur la philosophie de l'éducation, il est surtout réputé pour ses critiques littéraires, notamment dans The New Yorker et le Times Literary Supplement.

Archétype de l'intellectuel européen, George Steiner est pétri de plusieurs cultures de par son éducation trilingue (en allemand, français et anglais). Ardent défenseur de la culture classique gréco-latine, il est un des penseurs européens contemporains à pouvoir lire dans le texte des œuvres écrites en de nombreuses langues (outre le grec et le latin, il maîtrise cinq langues vivantes).

Il écrit généralement en anglais. Il est docteur honoris causa de nombreuses universités, et membre de la British Academy.

Biographie[modifier | modifier le code]

George Steiner est né en 1929 à Paris. Ses parents, Frederick George Steiner et Else Steiner (née Franzos) étaient Juifs viennois. Sa sœur aînée, Ruth Lilian, était née à Vienne en 1922. Frédérick Steiner était avocat principal à la Banque centrale d'Autriche et Else Steiner appartenait au meilleur monde de Vienne. Cinq ans plus tôt la famille avait quitté l'Autriche pour la France, sentant croître la menace du nazisme. Frédérick Steiner était persuadé que les Juifs étaient « des étrangers, en danger partout où ils allaient[1] » et il avait pourvu ses enfants d'un bagage de langues. Le jeune George grandit donc avec trois langues maternelles, l'allemand, l'anglais et le français ; sa mère était polyglotte et avait l'habitude de « commencer une phrase dans une langue et de la terminer dans une autre[1] ». À l'âge de six ans, son père, qui croyait qu'une éducation classique était nécessaire, lui apprend à lire L'Iliade dans l'original grec[1]. Sa mère, pour laquelle « il était indigne de s'apitoyer sur soi-même[1] » aida son fils à surmonter un handicap : il était né avec un bras droit atrophié. Au lieu de le laisser devenir gaucher, elle insista pour qu'il utilisât la main droite[1] et lui dit que c'était une chance car ainsi, il n'aurait pas à faire son service militaire[2].

George Steiner commença à étudier au lycée Janson-de-Sailly de Paris. En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, son père partit une nouvelle fois avec sa famille, cette fois pour New York. Moins d'un mois après, les nazis occupaient Paris, et des nombreux enfants juifs qui s'étaient trouvés dans sa classe à l'école, il n'y en eut que deux, dont lui, pour survivre à la guerre[1]. Une nouvelle fois l'intuition de son père avait sauvé sa famille, et cela donna à Steiner l'impression d'être une sorte de survivant, ce qui par la suite devait influencer profondément ses écrits. « Ma vie entière a été hantée par la mort, le souvenir et la Shoah[1]. » Il est devenu un « vagabond reconnaissant », disant que « les arbres ont des racines et moi j'ai des jambes, c'est à cela que je dois ma vie[1]. » Il passa le reste de ses années d'études au lycée français de New York à Manhattan, et devint citoyen américain en 1944.

Sorti du lycée, Steiner alla à l'université de Chicago où il étudia la littérature, aussi bien que les mathématiques et la physique, et obtint un Bachelor of Arts en 1948 puis un MA degree en 1950 à l'université Harvard. Il suivit ensuite des cours au Balliol College à l'université d'Oxford grâce à une bourse Rhodes. Après sa thèse de doctorat à Oxford, une première version de The Death of Tragedy commença par être refusée (Faber & Faber devaient la publier par la suite) ; il interrompit alors ses études pour enseigner l'anglais au Williams College (Massachusetts). Ensuite, il enseigna à Innsbruck, à Cambridge et à Princeton, puis il est devenu professeur de littérature comparée à Genève en 1974, où il a enseigné jusqu'en 1994. Il fut entre 1952 et 1956 éditorialiste à l'hebdomadaire londonien The Economist. C'est à ce moment-là qu'il fit la connaissance de Zara Shakow, New-Yorkaise d'origine lituanienne. Elle aussi avait étudié à Harvard et c'est à la suggestion de leurs anciens professeurs qu'ils se rencontrèrent à Londres. « Les professeurs avaient gagé... que nous nous marierions si jamais nous nous rencontrions. » Ils se marièrent en 1955, l'année où George passa son doctorat à l'université d'Oxford[1]. Il a depuis lors donné de nombreuses conférences à travers le monde et enseigné quelque temps au St Anne's College d'Oxford (1994-1995) puis à Harvard (2001-2002).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Entre autres distinctions, George Steiner a été récompensé par :

George Steiner est docteur honoris causa de plusieurs universités :

Il a reçu de nombreux prix, parmi lesquels :

  • Remembrance Award (1974) for Language and Silence: Essays 1958-1966.
  • PEN/Macmillan Silver Pen Award (1992) for Proofs and Three Parables.
  • PEN/Macmillan Fiction Prize (1993) for Proofs and Three Parables.
  • Jewish Quarterly Literary Prize for Non-Fiction (joint winner with Louise Kehoe and Silvia Rodgers) (1997) pour No Passion Spent.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « J'ai essayé de passer ma vie à comprendre pourquoi la haute culture n'a pas pu enrayer la barbarie. » (Ce qui me hante)
  • « J'ai eu de la chance avec mes professeurs. Ils m'ont laissé persuadé que, sous sa forme la plus haute, la relation de maître à élève est une allégorie en acte de l'amour désintéressé. » (Errata. Récit d'une pensée)
  • " Si l'Enfer, c'est les autres, le purgatoire c'est nous-mêmes. " (Apostrophes (tv), Le bien et le mal.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i George and his dragons
  2. Cf. entretien de George Steiner avec Laure Adler, émission Hors-Champs, France Culture, semaine du 2 au 6 avril 2012.
  3. (en) « George Steiner », Prince of Asturias Awards (consulté le 2008-04-08)

Publications[modifier | modifier le code]

Pour chaque œuvre, la première date mentionnée est celle de première publication en français. En cas de traduction (presque toutes les œuvres de George Steiner ont d'abord paru en anglais), la seconde date (entre parenthèses) est la date de première publication dans la langue originale. L'ordre est celui de la 1e publication quand elle est connue, à défaut la publication de la traduction en français. George Steiner, "Œuvres ", Gallimard collection Quarto, 2013, sous la direction de Pierre-Emmanuel Dauzat, contient des reprises et certaines traductions originales. Pour une bibliographie plus complète des oeuvres en anglais, voir Wikipedia en anglais.

Essais et articles (traduits en français ou écrits en français)
  • Tolstoï ou Dostoïevski, Seuil, 1963
    (titre original : Tolstoy or Dostoevsky: An Essay in Contrast, Faber and Faber, 1960)
  • La Mort de la tragédie, traduction Rose Celli, 1e publication collection "Pierres vives", éd. Seuil 1965, reprise par Gallimard 1992, Folio Essais no 224 et dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013.
    (titre original : The Death of Tragedy, Faber and Faber, 1961)
  • Anno Domini, Seuil, 1966
    Également paru en édition de poche : Folio no 2344
    (titre original : Anno Domini: Three Stories, Faber and Faber 1964)
  • Langage et silence, Seuil, 1969
    Traduction par P.E. Dauzat, 2010, Les Belles Lettres
    (titre original : Language and Silence: Essays 1958-1966, Faber and Faber 1967). Extraits sous le titre de "Le "Moise et Aaron" de Schönberg" et "La retraite du mot" dans Oeuvres, éd. Quarto Gallimard 2013.
  • Dans le château de Barbe-bleue. Notes pour une redéfinition de la culture, éd. Gallimard, 1986 et également paru en édition de poche : Folio Essais no 42 et repris dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013 (La 1e éd. en français a paru sous le titre La culture contre l'homme, éd. du Seuil 1973, traduction Lucienne Lotringer)
    (titre original : In Bluebeard's Castle: Some Notes Towards the Redefinition of Culture, Faber and Faber 1971)
  • Après Babel. Une poétique du dire et de la traduction, Albin Michel, 1978, traduction par Lucienne Lotringer et P.E. Dauzat.
    (titre original : After Babel: Aspect of Language and Translation, Oxford University Presse, 1975)
    NB : Voir édition revue et corrigée en 1992 et 1998
  • De la difficulté, traduction P.E. Dauzat, in Oeuvres, coll. Quarto éd. Gallimard 2013 (titre original : On difficulty and others Essays, Oxford University Press, 1978).
  • Le clerc de la trahison, traduit par Louis Evrard et paru dans Le Débat, no 17, décembre 1981, Gallimard, et repris dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013 (titre original  : The clerc of Trahison, 1980)
  • Martin Heidegger, Albin Michel, 1981
    Également paru en édition de poche : Champs, Flammarion
    (titre original : Heidegger, Fontana Modern Masters, 1978)
  • Les Antigones, traduction par Pierre Blanchard, "Bibiliothèque des idées", Gallimard, 1986 , 346 p.; également paru en édition de poche : Folio Essais no 182. Traduction reprise dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013.
    (titre original : Antigones, Clarandon Press, 1984)
  • "Une lecture contre Shakespeare", repris dans "Passions impunies" et publié dans "Quarto" - trad par P.E. Dauzat , (titre original : A reading against Shakespeare, University of Glasgow, 1986)
  • Comment taire ?, Cavaliers Seuls, 1987. Traduction reprise dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013.
    (titre original : A Conversation Piece, 1985)
  • La longue vie de la métaphore. Une approche de la Shoah. Publié dans L'écrit du temps (no 14-15, été-automne 1987, éditions de Minuit. Titre original : The long life of Metaphor, an approach of "the Shoah", 1987.( http://www.unz.org/Pub/Encounter-1987feb-00055?View=PDF). Traduction française reprise dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013.
  • Le Sens du sens, Vrin, 1988
    (titre original : ?)
  • Réelles présences. Les arts du sens, traduction pas Michel R. de Paw, NRF Essais, Gallimard, 1991
    Également paru en édition de poche : Folio Essais no 255
    (titre original : Real Presences: Is There Anything in What We Say?, Faber and Faber 1989)
  • Épreuves, Gallimard, 1993
    (titre original : ?)
  • Passions impunies, tra. Pierre-Emmanuel Dauzat et Louis Evrard, NRF Essais Gallimard, 1997, 324p. ; également paru en édition de poche : Folio Essais no 385 ; De la Bible à Kafka, Bayard, 2002, également paru en édition de poche : Pluriel. Réunit des articles ou conférences parus ou prononcés entre 1978 et 1996.
    (titre original : No Passion Spent: Essays 1978-1996,1996)
  • Après Babel. Une poétique du dire et de la traduction, éd. revue et augmentée, Albin Michel, 1998
    (titre original : After Babel: Aspect of Language and Translation, 1998)
    N.B. : La première édition de cet ouvrage a paru en 1978 sous le même titre. Extraits dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013 : "Langage et Gnose", "Topologies de la culture".
  • Errata. Récit d'une pensée, traduction P. E. Dauzat, NRF, Gallimard, 1998
    Également paru en édition de poche : Folio no 3430. Traduction reprise dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013.
    (titre original : Errata: An Examined Life, Weidenfeld and Nicholson, 1997)
  • Grammaires de la création, traduction de Pierre-Emmaneul Dauzat, Gallimard, 2001, coll. "Folio Essais"
    (titre original : Grammars of Creation, Faber and Faber 2001)
  • Extraterritorialité. Essai sur la littérature et la révolution du langage, Calmann-Lévy, 2002
    (titre original : Extraterritorial: Papers on Literature and the Language Revolution, 1972)
  • Maîtres et disciples, NRF Essais, Gallimard, 2003
    (titre original : Lessons of the Masters, Harvard University Press, 2003)
  • De la traduction comme "conditio humana", traduction P.E. Dauzat, Gallimard 2013, et in Oeuvres, "Quarto", Gallimard (titre original : Translatio as conditio humana, 2004).
  • Dix raisons (possibles) à la tristesse de pensée, Albin Michel, 2005
    (titre original : ?)
  • Une certaine idée de l'Europe, Actes Sud, 2005
    (titre original : The Idea of Europe, Nexus Institute, 2004)
  • Le silence des livres, Arléa, "Arléa poche", 2006 (contient de G. Steiner "Le silence des livres" et de Michel Crépu "Ce vice encore impuni").
  • Les Livres que je n'ai pas écrits, traduction de Marianne Groulez, Gallimard, 2008
    (titre original : My Unwritten Books, New Directions, 2008). Extrait dans Oeuvres, "Quarto", Gallimard, sous le titre Invidia.
  • Ceux qui brûlent les livres, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, L'Herne, "Cahiers de l'Herne", 2008 (82 p.). G.S. expose son rapport aux livres et ce qu'il doit aux religions du livre.
  • Les Logocrates, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, L'Herne, "Cahiers de l'Herne" , 2008
  • Lectures : Chroniques du New Yorker, Gallimard, coll. « Arcades », 2010
  • Poésie de la pensée, Gallimard, coll. « Essais », 2011
    (titre original : The Poetry of Thought, 2011)
  • Fragments (un peu roussis). Traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat (éd. Pierre-Guillaume de Roux 2012) reprise dans Oeuvres, Quarto Gallimard 2013. Titre original Fragments (somewhat charred), 2012.
Conférences et entretiens
  • George Steiner et Ramin Jahanbegloo, Entretiens, Le Félin, 1992
  • George Steiner et Pierre Boutang, Dialogues. Sur le mythe d'Antigone. Sur le sacrifice d'Abraham, Lattès, 1994
  • George Steiner et Antoine Spire, Barbarie de l'ignorance, Bord de l'Eau, 1998. En disque Barbarie de l'ignorance : entretiens inédits. Georges Steiner et Antoine Spire, Radio France 1998 (2 disques compacts). Entretiens diffusés dans le cadre de l'émission "A voix nue" en janvier 1997 sur France Culture. A écouter aussi, voir références plus bas.
  • George Steiner et Antoine Spire, Ce qui me hante, Bord de l'Eau, 1998.
  • George Steiner et Cécile Ladjali, Éloge de la transmission. Le maître et l'élève, Albin Michel, 2003
  • George Steiner et Pierre Boutang, "Dialogue sur le Mal", animé par François L'Yvonnet, Cahier de l'Herne Steiner, L'Herne, 2003.
  • Nostalgie de l'absolu, 10/18, no 3555, 2003
    (titre original : Nostalgia for the Absolute, CBC Massey Lectures series, 1974)

Voir aussi la reprise d'articles et de conférences dans "Passions impunies".

Roman / Fiction
  • Le transport de A.H., Julliard/L'Âge d'Homme, 1981, traduit par Christine de Montauzon. Rééd. : LGF, 1991 (Le Livre de poche. Biblio, no 3167). 4e de couverture : « Hitler ne s'est pas suicidé. Il vit, réfugié dans un recoin de l'Amazonie profonde. Un commando de juifs l'a retrouvé et se propose de le ramener à la civilisation pour le juger. Récit du voyage. » Extrait dans Oeuvres, Quarto Gallimard, Le monologue de Lieber.
    (titre original : The Portage to San Cristobal of A. H., Faber ad Faber, 1979, 1981).
  • À cinq heures de l'après-midi, fiction, traduction de Pierre-Emmanuel Dauzat, Paris, L'Herne, "Cahiers de l'Herne" 2008 (titre original : At Five in the Afternoon, in Kenyon Review and Pushcart Prize XXVIII, 2004 (fiction)
Divers
  • Préface à la Bible hébraïque, Albin Michel, 2001
  • Au «New Yorker», Gallimard, 2010
    (titre original : George Steiner at The New Yorker, New Directions, 2008)
  • Platon, Le Banquet, préface de George Steiner, "La Nuit du Banquet" (entretien avec François L'Yvonnet), Les Belles Lettres, coll. Classiques en poche, 2010.
  • Préface au catalogue de l'exposition en 2004 aux Beaux Arts de Paris "Dieux et mortels : les thèmes homériques dans les collections de l'Ecole des Beaux Arts de Paris"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages et revues consacrés à George Steiner
  • Juan Asensio, Essai sur l'œuvre de George Steiner, L'Harmattan, 2001
  • « George Steiner », Cahiers de l'Herne, no 80, 2004
  • Antoine-Jospeh Assaf : « Boutang et Steiner : le patriarche et le rabbin », Cahiers de l'Herne No 80, 2004.
  • Magazine littéraire, no 454, juin 2006
  • Avec George Steiner : les chemins de la culture, ouvrage collectif, 256 p., Albin Michel, 2010
Articles
  1. no 70 (1er avril 1969) sur Langage et silence
  2. no 291 (1er décembre 1978) sur Après Babel. Une poétique du dire et de la traduction
  3. no 358 (1er novembre 1981) sur Le transport de A.H.
  4. no 479 (1er février 1987) sur Dans le château de Barbe-bleue. Notes pour une redéfinition de la culture
  5. no 496 (1er novembre 1987) sur Martin Heidegger'
  6. no 571 (1er février 1991) sur Présences réelles. Les arts du sens
  7. no 623 (1er mai 1993) sur Épreuves
  8. no 748 (16 octobre 1998) sur Errata. Récit d'une pensée et Barbarie de l'ignorance
  9. no 780 (1er mars 2000) sur Barbarie de l'ignorance
  10. no 808 (16 mai 2001) sur Grammaires de la création
  11. no 866 (1er décembre 2003) sur Maîtres et disciples, Les logocrates et Nostalgie de l'abosolu
  • Lire a également publié plusieurs articles sur George Steiner :
  1. Éric Deschodt, Mort du langage, mort de l'homme, Lire, juillet/août 1999
  2. Alexie Lorca, Tout est langage, Lire, juillet/août 2000
  3. Éric Deschodt, George Steiner, le maître à lire, Lire, juillet/août 2001

Voir ou écouter aussi[modifier | modifier le code]