George Pell

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George Pell
Image illustrative de l'article George Pell
George Pell en août 2007
Biographie
Naissance (74 ans)
à Ballarat (Australie)
Ordination sacerdotale par le card. Grégoire-Pierre XV Agagianian
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Jean-Paul II
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de
S. Maria Domenica Mazzarello
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par Mgr Frank Little
Préfet du secrétariat pour l'économie du saint-Siège
Depuis le 24 février 2014
Précédent Création du poste
Archevêque de Sydney
26 mai 2001 – 24 février 2014
Précédent Edward Bede Clancy Anthony Fisher Suivant
Archevêque de Melbourne
16 juillet 1996 – 26 mai 2001
Précédent Frank Little Denis Hart Suivant
Évêque titulaire de Scala
Évêque auxiliaire de Melbourne
30 mars 1987 – 16 juillet 1996
Autres fonctions
Fonction religieuse

Blason
« Nolite timere » Mt 14, 27
(« N'ayez pas peur »)
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

George Pell, né le à Ballarat dans l'État du Victoria, est un prélat catholique australien. S'étant senti appelé pendant plusieurs années à la prêtrise, il ne prend sa décision de devenir prêtre qu'en 1959 . En 1966, il est ordonné prêtre, et continue alors ses études jusqu’à obtenir un doctorat en philosophie. Envoyé servir dans des paroisses, il n'y reste que peu de temps, son évêque l'appelant rapidement pour remplir des charges importantes au sein du diocèse, comme vicaire épiscopal puis directeur de séminaire.

En 1987, le pape Jean-Paul II décide de l'élever à la dignité épiscopale dans la charge d'évêque auxiliaire de Melbourne. Il est alors remarqué par la Curie romaine et est ainsi nommé membre de plusieurs congrégations romaines, bien qu'il ne soit alors qu'évêque auxiliaire. Sa nomination en 1996 comme archevêque de Melbourne n'est donc pas surprenante. Transféré en 2001 comme archevêque de Sydney, il est créé en 2003 cardinal de l’Église catholique par le pape Jean-Paul II.

Après son élection en 2013, le pape François le nomme membre du conseil des 8 cardinaux, conseil chargé de l'aider à réformer la curie. Cette réforme entraîne la création d'un secrétariat pour l'économie pour lequel le pape nomme le cardinal Pell comme premier cardinal-préfet, celui-ci quitte alors son siège à Sydney.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

 
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Paddy Burke
 
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George Arthur Pell
 
 
 
 
 
 
Margaret Lilian Burke
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
George Pell

George Pell est né le à Ballarat dans l'État de Victoria en Australie. Il est le fils de George Arthur et Margaret Lillian (née Burke) Pell[1]. Son père George Arthur, un anglican non-pratiquant dont les ancêtres étaient de Leicestershire en Angleterre, est alors un champion de boxe en poids lourds et le manager de la Gordon Gold Mine près de Ballarat[2]. Sa mère, Margaret, est une fervente catholique d'origine irlandaise[2]. À sa naissance, ses parents avaient déjà mis au monde en 1940 des jumeaux – un garçon et une fille – morts peu après, George a donc particulièrement été choyé pendant son enfance[3].

Il fait ses études au couvent de Loreto à Ballarat, où il fait sa première communion en 1948[4]. Il est à ce moment là atteint d'un abcès ou d'une tumeur à la gorge, qui le rendra malade pendant plusieurs années l'obligeant à subir de nombreuses opérations[4]. À Saint-Patrick dans les années 1956 à 1959, il joue comme ruckman[Note 1] dans la première équipe de football de son collège[5]. Il signe même pour jouer avec le Richmond Football Club[1]. Toutefois, ses ambitions le mènent plus tard à la prêtrise. Il explique en effet dans un entretien en 1997 qu'à ce moment là de sa vie, et ce depuis de nombreuses années, il sentait l'appel de Dieu pour le sacerdoce. Après avoir essayé de fuir cet appel, il l'accepte finalement en dernière année d'école. C'est au père John Molony, chapelain du Saint Patrick College qu'il se confie, et qu'il fait part de sa décision[6].

En 1960, il commence ses études sacerdotales au Corpus Christi College, alors situé à Werribee dans la banlieue de Melbourne[7]. C'est au séminaire qu'il fait la connaissance de Denis Hart qui deviendra son successeur comme archevêque de Melbourne. Pell continue de jouer au football et sert comme préfet de classe dans sa deuxième et sa troisième année de séminaire. Il poursuit ensuite ses études à l'université pontificale urbanienne à Rome[1].

Prêtre[modifier | modifier le code]

George Pell est ordonné diacre le [8], puis prêtre le 16 décembre suivant par le cardinal Grégoire-Pierre XV Agagianian en la basilique Saint-Pierre. Il obtient une licence en théologie à l'Université pontificale urbanienne en 1967, et un doctorat de philosophie en histoire ecclésiastique à l'Université d'Oxford. Pendant ses études à Oxford, il sert également comme aumônier des étudiants catholiques au Eton College, où il y célèbre la première messe catholique romaine depuis la Réforme anglaise.

En 1971, il retourne en Australie et est affecté au poste de vicaire à Swan Hill dans l'État du Victoria, où il reste deux ans[1]. Il sert ensuite dans la paroisse de Saint Alipius à l'Est de Ballarat de 1973[9] à 1983, devenant administrateur en 1984 de la paroisse de Bungaree[1]. En 1982, il obtient une maîtrise de l'éducation à l'université de Monash à Melbourne[7]. Toujours comme administrateur, il sert également comme vicaire épiscopal pour l'éducation de 1973 à 1984. Il remplit ensuite le rôle de directeur du campus d'Aquin de l'institut d'enseignement catholique de 1974 à 1984, avant d'en devenir le principal de 1981 à 1984[7]. Il est également rédacteur en chef de 1979 à 1984 de Light (littéralement « Lumière »), le journal diocésain de Ballarat[1].

De 1985 à 1987, Pell est recteur du séminaire pour son « alma mater » au Corpus Christi College[7] ; il est vicaire dans les paroisses de Victoria. Il enseigne en parallèle au Campion Hall[5].

Évêque[modifier | modifier le code]

Le 30 mars 1987, le prononce apostolique Franco Brambilla (it) annonce l’élévation à la dignité épiscopale par le pape Jean-Paul II de George Pell et Peter Connors comme évêques auxiliaires de Melbourne[10]. George se voit alors conféré le titre d'évêque in partibus de Scala. Il est consacré évêque le 21 mai suivant par son archevêque Mgr Frank Little, celui-ci est assisté de Mgrs Ronald Mulkearns et Joseph O'Connell.

En 1990, il est nommé par le pape Jean-Paul II, consultant du conseil pontifical Justice et Paix[11] pour un mandat de cinq ans, et aussi père synodal du synode des évêques à Rome sur la préparation des prêtres, où ses interventions amènent alors la congrégation pour l'évangélisation des peuples à le mandater pour inspecter plusieurs séminaires[11]. Il est nommé la même année, membre de la congrégation pour la doctrine de la foi, faisant de lui le premier évêque australien à ce poste[11], il en reste membre jusqu'en l'an 2000[12].

Il est nommé archevêque de Melbourne le 16 juillet 1996, et est installé le 16 août suivant[13]. Il choisit alors comme devise d'archevêque « N'aie pas peur »[Note 2]. En octobre 1996 il annonce la création d'un commission indépendante chargé d'examiner les plaintes de pédophilies dans le diocèse[14]. Il reçoit le pallium du pape Jean-Paul II le . Il fait du recrutement et de l'aide à la maturation de la vocation pour la prêtrise sa priorité dans l'archidiocèse, il explique en effet que « Sans prêtres, nos paroisses périssent et meurent[15] ».

De 1998 à 2001, il assure les charges de Grand Prieur de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem dans la lieutenance d'Australie du Sud, de 1998 à 2001, puis dans la lieutenance de Nouvelle-Zélande du Sud jusqu’à 2014[7].

Le 26 mars 2001, il est nommé 8e archevêque de Sydney succédant ainsi au cardinal Edward Bede Clancy, cette nomination provoque un retentissement en Australie car l'archidiocèse de Melbourne est alors considéré comme supérieur à celui de Sydney. L'archidiocèse de Melbourne ayant une superficie et une taille de population plus élevé sue celui de Sydney, le fait que ce dernier soit plus ancien semble alors montrer une supériorité. Certains catholiques pronostiquaient plutôt sa nomination comme préfet de la congrégation pour l'éducation ou l'évangélisation des peuples après deux décennies d'épiscopat à Melbourne[16]. Il est installé en la cathédrale de Sydney le 10 mai de la même année[17]. En avril 2002, Jean-Paul II le nomme membre du comité Vox Clara pour renseigner la Congrégation pour le culte divin sur la traduction anglaise des textes liturgiques. Le 21 décembre 2002, il est nommé membre du Conseil pontifical pour la famille[18].

Cardinal[modifier | modifier le code]

Logo des JMJ 2008

George Pell est créé cardinal par Jean-Paul II au cours du consistoire du avec le titre de cardinal-prêtre de Santa Maria Domenica Mazzarello. La cérémonie se déroule exceptionnellement en extérieur sur la place Saint-Pierre, George Pell est accompagné pour son prêtre assistant[Note 3] par son cousin Mgr Henry Nolan qui l'avait accompagné à son entrée au séminaire. A l'issue de la cérémonie le cardinal fera remarquer certains points qui l'ont touché durant la cérémonie, notamment la nécessité d'une bonne traduction de la liturgie pour être fidèle à la langue d'origine : le latin, et dans le fait que la beauté de cette langue doit se retrouver dans sa traduction. Il fera remarquer aussi de la difficulté à rester concentré durant toute la cérémonie du fait d'être en extérieur[19]. Il est fait chevalier Grand-Croix de l'Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem pour l'occasion[7]. Le il est nommé membre de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements[20].

Il participe au conclave de 2005 qui élit le pape Benoît XVI, et devient ainsi le 5e cardinal australien à participer à un conclave, il est alors estimé par certains médias comme trop jeune pour être papable[21].

En 2006, il obtient que les Journées mondiales de la jeunesse 2008 soient organisées dans la ville de Sydney. En tant que pasteur, il défend la doctrine sociale de l'Église à plusieurs reprises au sein de la société australienne.

Il est nommé président-délégué du synode sur la parole de Dieu du 5 au 26 octobre 2008, en remplacement du cardinal Oswald Gracias ne pouvant s'y rendre[22]. Le il est nommé Père synodal du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, se tenant en octobre 2012[23]. Le il est nommé membre de la congrégation pour les évêques par le pape Benoît XVI[24].

Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François. Le , le nouveau pape constitue un groupe de neuf prélats issus de tous les continents, chargés de l'épauler dans la réforme de la Curie romaine et de la révision de la constitution apostolique Pastor Bonus. Pour l'Océanie, c'est le cardinal Pell qui est choisi[25].

Il est nommé membre de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique le 29 mars 2014 à l'occasion du renouvellement de la congrégation[26], et membre de la congrégation pour l'évangélisation des peuples le [27].

Le il est nommé par le pape François : père synodal pour la troisième assemblée générale extraordinaire du synode des évêques sur la famille se déroulant du 5 au 19 octobre en tant que membre spécialement nommé par le Pape[28]. Juste avant le synode, celui-ci réaffirme son opposition à l'accès à la communion des divorcés remariés[29]. À la fin de la première semaine de synode, le cardinal commente la relatio faisant un état des propositions du Synode. Il trouve que celle-ci ne représente pas la majorité des avis, et ré-attaque notamment la partie sur les divorcés-remariés en expliquant que « La question de la communion pour les divorcés et remariés n'est que la pointe de l'iceberg », il met en garde sur les conséquences que peuvent entraîner la volonté de certains de se montrer miséricordieux, leurs décisions pouvant entraîner des changements radicaux dans la direction de l'Église et conduisant alors à ce qui se passe dans d'autres religions chrétiennes[30]. Au cours d'une homélie lue à l'occasion du 3e pèlerinage à Rome organisé par le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum il rappelle la notion de consensus avec laquelle travaille le collège des évêques et des cardinaux, et donc l'importance de ne pas rentrer dans des discussions stériles qui rendent le travail contre-productif. Il rappelle en outre que l'Église n'est pas construite sur le roc mais sur Saint Pierre avec ses défauts et ses faiblesses[31].

Cardinal secrétaire pour l'économie[modifier | modifier le code]

La tour Saint-Jean, siège du Secrétariat pour l'économie.

Le 24 février 2014, par le motu proprio Fidelis dispensator et prudens, le pape institue un secrétariat pour l'économie et en nomme le cardinal Pell préfet[32]. Celui-ci, pour mieux se concentrer sur son nouveau ministère, prévoit alors de s'installer au Vatican et donc de cesser ses fonctions d'archevêque de Sydney[33]. À la tête d'un nouvel organe du Vatican, c'est le poste d'un nouveau cardinal-secrétaire (ou aussi appelé cardinal-préfet) qui lui est proposé[34]. Sans être l'égal du cardinal secrétaire d'État, Pietro Parolin, ses fonctions ne dépendent pas de la secrétairerie d'État, mais directement du pape. Cette appellation de secrétariat témoigne de l'importance du poste que le pape confie au cardinal Pell. En effet, seule jusque-là la secrétairerie d'État possédait ce nom dans la Curie romaine. Ce nouvel organe est en effet présenté par les médias comme un ministère ayant un large pouvoir et menant une politique, contrairement aux congrégations qui sont plus des cercles de réflexions pour guider le pape[34]. En plus de la fonction de chef de ce nouveau secrétariat, il a aussi en charge d'en écrire les statuts pour une ratification ultérieure de ceux-ci par le pape[35].

En plus de veiller à une meilleure gestion des ressources pour « pouvoir les destiner aussi aux pauvres », le cardinal Pell explique au quotidien italien Il Sole 24 Ore la nécessité de changer la politique budgétaire afin de réduire la bureaucratie mais aussi de favoriser une plus grande autonomie des dépenses de chaque ministère. En tant que secrétaire, et dépendant de ce fait directement du Pape, il a ainsi autorité sur l'Institut pour les œuvres de religion, l'autorité d'information financière et de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples[35]. Sa nomination est vue comme un contre-poids à la nomination à la tête du conseil pour l'économie du cardinal Reinhard Marx. Le cardinal Marx est un fils de syndicaliste, alors que le cardinal Pell est généralement présenté comme un théologien plutôt conservateur et proche du pape émérite Benoît XVI[36].

Le , il fait appel au professeur Franco Dalla Sega, comme conseiller spécial, notamment pour l'aider dans la réorganisation de l'APSA[37]. Le 9 juillet, au cours d'une conférence de presse, il présente les premiers travaux du secrétariat, avec notamment l'élaboration d'un Project management office, dirigé par Danny Casey. Ce bureau a pour but d'organiser le transfert de la section ordinaire de l'APSA vers le secrétariat pour l'économie, comme décrété dans le motu proprio du pape en date du 9 juillet 2014[38]. En août, dans la lignée de l'exhortation apostolique Evangelii gaudium, il remet l'accent sur la nécessité de se concentrer sur la pauvreté au travers de l'éducation, de l’hospitalité et de la famille[39].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Pastorale[modifier | modifier le code]

Messe ad orientem[modifier | modifier le code]

Le cardinal Pell soutient l'utilisation de la messe Ad Orientem du Canon de la Messe, trouvant dans celle-ci le fait que le prêtre n'est ainsi plus le « centre du spectacle »[40]. Il prévoit de participer au troisième pèlerinage à Rome en octobre 2014 organisé par le Cœtus Internationalis Summorum Pontificum qui promeut le développement de la forme extraordinaire du rite romain remise au jour par le Motu proprio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI[41], souffrant d'une bronchite il ne peut célébrer la messe en l'église de la Très Sainte Trinité des Pèlerins à Rome[31].

Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[modifier | modifier le code]

Le cardinal Pell a exprimé son accord avec la levée de l'excommunication des quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX). Il a dit : « Je pense qu'il est certainement un objectif louable d'essayer de concilier cette aile de l'Église », mais il a aussi insisté sur le fait que la FSSPX doit accepter les enseignements du Concile Vatican II avant qu'ils puissent être pleinement réconciliés avec le Saint-Siège, disant : « Je pense qu'il serait tout à fait incongru de vouloir être formellement réconcilié avec l’Église si vous désavouez explicitement les éléments clés de Vatican II », dont il a rappelé l'enseignement que « l’État ne peut pas contraindre la croyance » et « la condamnation de l'antisémitisme » par leur conseil[42].

Ordinations[modifier | modifier le code]

Le cardinal Pell trouve qu'abandonner le célibat des prêtres serait une erreur. En au cours du Synode des évêques sur « L’Eucharistie: source et sommet de la vie et de la mission de l’Église » à Rome, s'exprimant alors sur le rapport entre le célibat et la célébration du saint sacrifice, il explique que « Perdre cette tradition maintenant serait une grave erreur, qui provoquerait une confusion dans les zones de mission et ne renforcerait pas la vitalité spirituelle dans le premier monde ». Sur l'ordination de femmes il soutient le point de vue du pape Saint Jean-Paul II, que celle-ci est impossible selon la constitution divine de l'Église[43].

Politique[modifier | modifier le code]

Australie et république[modifier | modifier le code]

Lors de la Convention constitutionnelle australienne de 1998 (en), laquelle a examiné la question pour l'Australie de devenir une république, l'archevêque Pell y a été nommé délégué. Il s'est prononcé en faveur d'un changement, et a appelé les dirigeants politiques de l'Australie à embrasser la République, notant que « sans le soutien de la plupart des bancs avant des deux côtés du Parlement, ce serait du gaspillage d'aller à un référendum ». Vers la fin de la procédure, il a appelé les conservateurs à soutenir le changement[44].

Guerre en Irak et en Afghanistan[modifier | modifier le code]

En 2008, à la suite de la mort d'un nouveau soldat en Afghanistan, Pell rappelle la lutte à mort qui s'y déroule. Il réaffirme qu'il n'a jamais soutenu la deuxième guerre en Irak initiée par George W. Bush, rappelant que les américains n'ont finalement pas trouvé d'armes chimiques illégales. Il explique qu'avec cette guerre, le sort des chrétiens irakiens n'a fait qu’empirer. Il soutient par contre la guerre en Afghanistan[45].

Sociétal[modifier | modifier le code]

Sida[modifier | modifier le code]

En 2009 le pape Benoît XVI était intervenu sur la sexualité en Afrique, notamment sur le fait que selon lui, surmonter le SIDA ne réside pas dans la distribution de préservatifs, et que ceux-ci pourrait même augmenter le problème. En réponse à la couverture médiatique faite à ces propos, le cardinal Pell explique que selon lui les préservatifs témoignent d'une « grande crise de spiritualité et de santé » et que « Les préservatifs encouragent la promiscuité. Ils encouragent donc les irresponsabilités[46] ».

Écologie[modifier | modifier le code]

À l'occasion de la publication de la 2e encyclique du pape François Laudato si’ en , le cardinal Pell émet des réserves sur le rôle de l'Église dans l'écologie, il explique en effet que « L'Église n'a pas un mandat du Seigneur de se prononcer sur des questions scientifiques ». Prenant donc ses distances avec l'encyclique selon le quotidien économique britannique Financial Times, il note néanmoins que l'encyclique comporte des points intéressants, et que celle-ci explique bien « nos obligations envers les générations futures et nos obligations envers l'environnement »[47].

Armes[modifier | modifier le code]

Armoiries du cardinal Pell
Armoiries du cardinal Pell alors archevêque de Sydney

Possédant les ornements communs des cardinaux ayant la dignité d'archevêque, le blason est constitué de deux parties :

  • La partie gauche est le blason des titulaires du siège de Sydney : les quatre étoiles représentant la constellation de la Croix du Sud.
  • La partie droite comporte trois armes. Le pélican dans sa piété, emblème eucharistique traditionnel venant d'une légende médiéval où le pélican nourrit ses petits avec le sang de son propre corps, ce pélican est aussi un symbole de la famille Pell. Le soleil de sa splendeur est un emblème traditionnel de Saint Thomas d'Aquin et fait référence au collège d'Aquin à ballarat où le cardinal y a été directeur. Le monogramme MR avec sa couronne est un représentation traditionnelle de Marie la reine.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Autobiographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Publications[modifier | modifier le code]

  • (en) George Pell, Bread, stones or fairy floss : religious education today, Melbourne, Australian Catholic Truth Society Publications (Brochure),‎ , 32 p.
  • (en) George Pell, Are our secondary schools Catholic?, Melbourne, Australian Catholic Truth Society Publications (Brochure),‎
  • (en) George Pell, An evaluation of the goal of moral autonomy in the theory and practice of Lawrence Kohlberg, Clayton, Melbourne, Monash University (Thèse),‎
  • (en) George Pell, Mar-Helen Woods, Issues of Faith and Morals, Melbourne, Oxford University Press (Livre de poche),‎ (ISBN 0-19-553978-8)
  • (en) George Pell, The Inaugural Acton Lecture on Religion and Freedom : Catholicism and the architecture of freedom, St Leonards, Sydney, Centre for Independent Studies (Discours solennel),‎ (ISBN 1-86432-044-3)
  • (en) George Pell, Be not afraid : collected writing, Sydney, Livingstone, Tess (Livre de poche),‎ (ISBN 1-876631-97-X)
  • (en) George Pell, God and Caesar : Selected Essays on Religion, Politics, and Society, Ballan, Victoria, Casey, M. A. (Livre de poche),‎ (ISBN 978-0-8132-1503-7)
  • (en) George Pell, Test Everything : Hold Fast to What Is Good, Ballan, Victoria, Livingstone, Tess (Livre de poche),‎ (ISBN 978-1-9214-2137-2)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une position de joueur dans les règles australiennes du football
  2. Citation tirée du chapitre 14 de l'évangile de Mathieu
  3. durant un consistoire, les nouveaux cardinaux sont assistés chacun d'un prêtre qui se tient derrière eux afin de les aider dans leurs déplacements

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Tess Livingstone 2004, p. 21
  3. Tess Livingstone 2004, p. 22
  4. a et b Tess Livingstone 2004, p. 25
  5. a et b (en) « The inexorable rise of George Pell », sur theage.com,‎ (consulté le 1 avril 2014)
  6. Tess Livingstone 2004, p. 34
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Archidiocèse de Sydney, « Cardinal George Pell - Biography », sur sydneycatholic.org,‎ (consulté le 1 avril 2014)
  8. Tess Livingstone 2004, p. 60
  9. Tess Livingstone 2004, p. 89
  10. (en) « Auxiliary bishops », The Canberra Times,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  11. a, b et c Tess Livingstone 2004, p. 184
  12. Tess Livingstone 2004, p. 187
  13. Tess Livingstone 2004, p. 205
  14. Tess Livingstone 2004, p. 209
  15. Tess Livingstone 2004, p. 304
  16. Tess Livingstone 2004, p. 293
  17. Tess Livingstone 2004, p. 303
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  19. Tess Livingstone 2004, p. 421
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  21. (en) Mark Brolly, « Pell fifth Australian to take part in conclave », sur theage.com,‎ (consulté le 22 avril 2015)
  22. « Synode : Le card. Pell nommé président délégué », sur zenit.org,‎
  23. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va,‎ (consulté le 20 octobre 2014)
  24. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va,‎ (consulté le 24 mai 2014)
  25. Jean Mercier, « Le pape François lance la réforme de la Curie », sur La Vie,‎
  26. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va,‎ (consulté le 24 octobre 2014)
  27. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « rinunce e nomine », sur press.vatican.va,‎ (consulté le 13 septembre 2014)
  28. « Liste des participants au Synode sur la famille », sur la-croix.com,‎ (consulté le 10 septembre 2014)
  29. (en) Francis X. Rocca, « Cardinal Pell rules out change on Communion for divorced, remarried », sur ncronline.org,‎ (consulté le 14 octobre 2014)
  30. (en) Christopher Lamb, « 'Tendentious' synod document is being revised – Pell », sur thetablet.com,‎ (consulté le 21 octobre 2014)
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  48. (en) Gouvernement d'Australie, « PELL, Eminence Cardinal George », Search Australian Honours, sur itsanhonour.gov.au (consulté le 8 octobre 2014) : « For service to the Catholic Church in Australia and internationally, to raising debate on matters of an ethical and spiritual nature, to education, and to social justice. »