George Oppen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
George Oppen
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance

New Rochelle
Décès
(à 76 ans)
Sunnydale / Californie
Nationalité
Formation

Warren Military Academy

University of Oregon
Activité
Poète, critique littéraire
Conjoint
Mart Colby Oppen
Autres informations
Membre de
Academy of Américan Poets
Conflit
Mouvement
Objectivisme
Distinctions

Purple Heart

Prix Pulitzer

George Oppen[1] est un poète et critique littéraire américain, né à New Rochelle (dans l'état de New York) le 24 avril 1908[2], il meurt des suites de la maladie d'Alzheimer[3] à Sunnyvale (Californie) le 7 juillet 1984.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de George August Oppenheimer, un diamantaire, et de Elsie Rothfeld, personnes issues de la grande bourgeoisie. Les Oppenheimer marquant le fait qu'ils étaient des Juifs assimilés transforment leur nom Oppenheimer par Oppen. George a quatre ans quand sa mère se suicide après une grave dépression nerveuse. Son père se remarie en 1917 avec Selville Shainwald[3], la famille déménage à San Francisco en 1918, là George entre à la  Warren Military Academy. La vie militaire ne lui plaisant pas s'ajoutant aux conflits avec sa famille il s'est mis à boire, à la suite d'un grave accident automobile, il est expulsé de l'académie militaire en 1925. Après des voyages en Grande-Bretagne il entre à l'Université de l'Oregon en 1926. Lors de ses cours, il fait la rencontre de Mary Colby qu'il épousera en 1927.

Son esprit turbulent le fera renvoyer de l'université en 1927, ce renvoi est aussi pour lui une rupture d'avec son milieu, le couple part s'installer à New York,

À New York il a rencontré Louis Zukofsky, Charles Reznikoff, William Carlos Williams et Carl Rakosi qui forment le groupe dit de l'objectivisme.

En 1929, avec un petit pécule le couple Oppen part en France pour travailler auprès d'éditeurs afin de connaitre les poètes américains contemporains (Zukofsky, Williams A Novelette, Ezra Pound) mais les difficultés liées à la crise font échouer les projets.

En 1933, de retour à Brooklyn, Oppen rejoint Zukofsky, Reznikoff et Williams dans la mise en place de la Objectivist Press, qui commence à publier les différents représentants du mouvement. Oppen publie son premier recueil Discret Series, titre qui fait référence à une série mathématique des termes, « dont chacun est empiriquement dérivés, dont chacun est empiriquement vrai. » Chaque poème donne une image distincte du point de vue du poète.

La Objectivist Press publie son dernier livre en 1936, et face à la montée du fascisme et aux conséquences sociales de la Grande dépression, Oppen renonce à la poésie et rejoint le parti communiste dès 1935. Lui et sa femme travaillent auprès des chômeurs à New York, aident les ouvriers à s'organiser les travailleurs industriels, co-anime des grèves comme celle d'Utica, New York. Bien qu'il adhère au matérialisme historique marxiste, Oppen plus tard caractérisera sa politique dans les années 1930 comme libéral et antifasciste.

Avec la fin de la dépression et le New Deal, Oppen s'éloigne de la politique. En 1942, Oppen s'engage dans l'armée, le 22 avril 1945, l'artillerie allemande frappa son abri le blessant grièvement et tuant deux autres soldats US. À la fin de la Guerre, il fut décoré de la Purple Heart.

Après la guerre, il déménage à Redondo Beach, dans l'état de Californie (États-Unis), où il a travaillé comme charpentier. Bien que les Oppens ne soient plus membres du parti communiste, ils sont inquiétés par le FBI lors du Maccarthysme[4]. Craignant un emprisonnement possible, la famille Oppens déménage à Mexico en 1948, où ils resteront jusqu'en 1958.

En mai 1958 , il écrit son premier poème depuis 1934,The Materials.

Son retour à l'écriture poétique est un un succès il sera appelé à de nombreuses manifestations pour lire ses poèmes et faire des conférences.

Le 31 mai 1966 , le FBI a fait son rapport final sur le Oppens, les blanchissant définitivement.

Le succès continue, Oppen a été nommé l' un des « Quatre grands poètes américains » au Musée de San Francisco d'art moderne en 1973 et sera reçu au Mishkenot Sh'ananim de Jérusalem, en 1975. À son retour d'Israël, la santé de Oppen a commencé à décliner. Ses Collected Poems ont été nominés pour le National Book Award en1976, et en 1977. Il reçoit le prix de l'American Academy and Institute of Arts and Letters et celui du National Endowment for the Arts. En décembre 1982, il reçoit prix du PEN/West Rediscovery Award ; cette même année , il a été diagnostiqué comme ayant la maladie d'Alzheimer, il meurt deux ans plus tard à Sunnyvale, en Californie.

Son œuvre reste appréciée pour sa clarté, son ciselage artisanal et le respect philosophique de la singularité des choses[5],[6] dans un monde universaliste. De nombreux jeunes poètes engagés dans la tradition moderniste reconnaissent son influence.

Ses manuscrits sont déposés aux Archive for New Poetry de l'Université de Californie à San Diego[7].

Publications[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • 21 Poems, éd. New Directions Publishing Corporation, 2017,
  • Selected Poems, éd. New Directions Publishing Corporation, 2003[8],
  • New Collected Poems, éd. New Directions Publishing Corporation, 2001[9], [10],
  • Poems of George Oppen (1908-1984), éd. Cloud, 1990,
  • Primitive, éd. Black Sparrow Press, 1979[11],
  • Collected Poems of George Oppen, éd. New Directions Publishing Corporation , 1972,
  • Of Being Numerous, éd. New Directions Publishing Corporation , 1972[12],[13],
  • Seascape: Needle's Eye, 1972,
  • This in Which, éd. New Directions Publishing Corporation , 1968,
  • Discrete Series, éd. Théâtre typographique, première édition 1966[14],
  • The Materials, éd. New Directions, 1962,

Journal, correspondance et autres écrits[modifier | modifier le code]

  • Selected Prose, Daybooks, and Papers, éd.  University of California Press, 2008[15],
  • The Selected Letters of George Oppen, éditée par Rachel Blau DuPlessis pour la Duke University Press Books, 1990.

Œuvres traduites en français[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Lost Poems of George Oppen, par  David B. Hobbs pour la revue The New York Review of Books, 2017[19],
  • Vers l’image aveugle : George Oppen et l’usage de la lumière, par Xavier Kalck pour la revue Sillages Critiques, 2014[20],
  • Some Memories of George and Mary Oppen, par  Phillip Larrimore pour Eclectica, 2014[21],
  • 'Lights Have Entered Us': George Oppen's Words About Hope in Grief, par Joe Fassler pour The Atlantic, 2013[22],
  • Speaking with George Oppen: Interviews with the Poet and Mary Oppen, 1968-1987, par Richard Swigg aux éd. McFarland, 2012,
  • Thoughts on George Oppen, par Joe Weil pour The Poetry, 2012[23],
  • George Oppen’s “Boy’s Room”, par  Miranda Popkey pour la revue Paris Review, 2012[24],
  • George Oppen, l’introuvable, par Patrice Beray, pour Mediapart, 2011[25],
  • Poésie complète, de George Oppen , par Philippe Blanchon pour la revue Poezibao, 2011[26],
  • George Oppen’s “Of Being Numerous”, par Marjorie Perloff pour la revue Sibilla, 2009[12],
  • The Music of Thought in the Poetry of George Oppen and William Bronk, par Henry Weinfield, éd. University of Iowa Press, 2009[27],
  • A Test of Poetry, par James Longenbach pour The Nation, 2008[28]
  • Writing, and Something Other Than Writing : George Oppen’s Silences, par Joy Katz[29] pour la revue Jacket2, 2008[30]
  • No form in mind, interview menée par Paul Auster pour la revue Jacket2, 2006[31],
  • New Collected Poems, by George Oppen, par David Herd pour The Guardian, 2003[32] ,
  • George Oppen in conversation with Eric Homberger at the University of East Anglia, interview menée par Eric Homberger pour la revue Jacket2, 1973[33],
  • The Existential World of George Oppen, par L. S. Dembo pour la Iowa Review, 1972[34].

Documents audio-visuels et audiophoniques[modifier | modifier le code]

  • The George Oppen Memorial Lecture: "The Mind's Own Place and Feminine Technologies: George Oppen and Possibilities of the Political", par Frances Richard pour le Poetry Center, 2017[35],
  • Feature: George Oppen, sous la direction de Thomas Devaney, pour la revue Jacket2, 2008[36],
  • The Shape of Disclosure: George Oppen Centennial Symposium, sur le site PennSound, 2008[37],
  • Diverses lectures et interviews sont consultables sur le site PennSound[38].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Encyclopædia Universalis, « GEORGE OPPEN », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 10 septembre 2017)
  2. (en) « George Oppen | American poet and political activist », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne)
  3. a et b (en) George Oppen, « George Oppen », sur George Oppen, (consulté le 10 septembre 2017)
  4. (en) « George Oppen », sur Poetry Foundation, (consulté le 10 septembre 2017)
  5. (en) « The Shipwreck of the Singular George Oppen’s Of Being Numerous », Marjorie Perloff,‎ (lire en ligne)
  6. « http://www.leafepress.com/litter/hooker01.html », sur www.leafepress.com (consulté le 10 septembre 2017)
  7. « Register of George Oppen Papers - MSS 0016 », sur library.ucsd.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  8. « EPC/Robert Creeley on Oppen », sur epc.buffalo.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  9. « Free Verse - George Oppen », sur english.chass.ncsu.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  10. « GEORGE OPPEN: New Collected Poems », sur www.flashpointmag.com (consulté le 10 septembre 2017)
  11. (en) « · the cultural society · George Oppen’s “If It All Went Up In Smoke” and Primitive: A Comparative Study », sur culturalsociety.org (consulté le 10 septembre 2017)
  12. a et b (pt) « George Oppen’s “Of Being Numerous” », Sibila,‎ 01 maio 2009 (lire en ligne)
  13. « On George Oppen's "Of Being Numerous" - Poetry Society of America », sur www.poetrysociety.org (consulté le 10 septembre 2017)
  14. (en) « George Oppen Poetry: American Poets Analysis - Essay - eNotes.com », sur eNotes (consulté le 10 septembre 2017)
  15. (en) « GEORGE OPPEN: Selected Prose, Daybooks, and Papers | Rain Taxi », sur www.raintaxi.com (consulté le 10 septembre 2017)
  16. « George Oppen : LES CARNETS D'EUCHARIS - Nathalie Riera », sur lescarnetsdeucharis.hautetfort.com (consulté le 10 septembre 2017)
  17. « Un bureau sur l'Atlantique », sur epc.buffalo.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  18. « Plein Chant - Valentina La Rocca », sur www.pleinchant.fr (consulté le 10 septembre 2017)
  19. David B. Hobbs et George Oppen, « The Lost Poems of George Oppen », sur The New York Review of Books (consulté le 10 septembre 2017)
  20. Xavier Kalck, « Vers l’image aveugle : George Oppen et l’usage de la lumière », Sillages critiques, no 17,‎ (ISSN 1272-3819, lire en ligne)
  21. « Some Memories of George and Mary Oppen - Reviewed by Phillip Larrimore - Eclectica Magazine v18n2 », sur www.eclectica.org (consulté le 10 septembre 2017)
  22. (en) Joe Fassler, « 'Lights Have Entered Us': George Oppen's Words About Hope in Grief », The Atlantic,‎ (lire en ligne)
  23. (en) « Thoughts on George Oppen », the the poetry blog,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Miranda Popkey, « The Poem Stuck in My Head: George Oppen's "Boy's Room" », sur www.theparisreview.org (consulté le 10 septembre 2017)
  25. Patrice Beray, « George Oppen, l’introuvable », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  26. « Poésie complète, de George Oppen (par Philippe Blanchon) », sur Poezibao (consulté le 10 septembre 2017)
  27. (en) Henry Weinfield, The Music of Thought in the Poetry of George Oppen and William Bronk, University of Iowa Press, (ISBN 9781587298509, lire en ligne)
  28. (en) « A Test of Poetry », The Nation,‎ (ISSN 0027-8378, lire en ligne)
  29. (en) « Joy Katz », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  30. (en) « Jacket 36 - Late 2008 - Joy Katz: Writing, and Something Other Than Writing: George Oppen’s Silences », sur jacketmagazine.com (consulté le 10 septembre 2017)
  31. (en) « No form in mind | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le 10 septembre 2017)
  32. (en) David Herd, « By catboat to New York », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne)
  33. (en) « George Oppen in conversation with Eric Homberger at the University of East Anglia, May 7, 1973 | Jacket2 », sur jacket2.org (consulté le 10 septembre 2017)
  34. (en) « The Existential World of George Oppen », sur Iowa review,
  35. (en) « VIDEO + AUDIO Frances Richard, The George Oppen Memorial Lecture: "The Mind's Own Place and Feminine Technologies: George Oppen and Possibilities of the Political" | The Poetry Center and American Poetry Archives », sur poetry.sfsu.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  36. (en) « Jacket 36 - Late 2008 - Contents page », sur jacketmagazine.com (consulté le 10 septembre 2017)
  37. « George Oppen Centennial Symposium at the Poets House, New York City », sur writing.upenn.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  38. « PennSound: George Oppen », sur writing.upenn.edu (consulté le 10 septembre 2017)
  39. (en) « George Oppen »