George Mackenzie de Rosehaugh

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George Mackenzie
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Fonction
Membre du Parlement d'Écosse
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Greyfriars Kirkyard (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Père
Simon Mackenzie, 1st of Lochalyne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Elizabeth Bruce (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Elizabeth Dickson (d) (depuis )
Margaret Halyburton (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
George Mackenzie (d)
Jean Mackenzie (d)
Margaret Mackenzie (d)
Elizabeth Mackenzie (d)
Agnes Mackenzie (d)
James Mackenzie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Faculté des avocats (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Sir George Mackenzie of Rosehaugh (1636-1691) était un avocat écossais, Lord Avocat, essayiste et écrivain juridique.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mackenzie né à Dundee, était le fils de Sir Simon Mackenzie of Lochslin (mort c. 1666) et d'Elizabeth Bruce, fille du révérend Peter Bruce, pasteur de St Leonard's, et directeur de St Leonard's Hall à l'université de St Andrews. Il était le petit-fils de Kenneth, Lord Mackenzie de Kintail et un neveu de George Mackenzie, 2e duc de Seaforth.

Il a effectué ses études à King's College, université d'Aberdeen (à partir de 1650), à l'université de St Andrews, et à l'université de Bourges en France[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

Mackenzie fut élu à la faculté des avocats en 1659 et prit la défense du procès d'Archibald Campbell, marquis d'Argyll en 1661. Il a exercé les fonctions de représentant de la justice de 1661 à 1663, poste qui l’a impliqué dans de nombreux procès en sorcellerie[1].

Mackenzie avait été fait chevalier et est devenu membre du Parlement écossais du comté de Ross à partir de 1669. En 1677, il devint Lord Avocat et membre du Conseil privé d'Écosse (Privy Council of Scotland).

En tant que Lord Avocate, il était le ministre responsable de la politique de persécution de Charles II en Écosse contre les Covenantaires. Après la bataille du pont de Bothwell en 1679, Mackenzie emprisonna 1 200 convenantaires dans un champ à côté de Greyfriars Kirkyard. Certains furent exécutés et des centaines moururent de maltraitance. Le sort réservé aux covenantaires lui valut le surnom de "Bluidy Mackenzie" (Mackenzie le Sanguinaire). Il a été argumenté que John Graham et lui avaient tous les deux respecté la loi. On ignore si l'épithète "Bluidy" lui est contemporaine ; elle apparaît dans Le Cœur du Midlothian (1818) de Sir Walter Scott, attribuée au personnage de Davie Deans. Le langage du sang prévaut dans le témoignage publié de Marion Harvey, pendue en 1681, qui appelle son sang sur Mackenzie : « ce tyran excommunié, George Mackenzie, l'avocat », entre autres (mausolée Mackenzie à Greyfriars, Édimbourg).

Mackenzie démissionna pour une courte période en 1686 et reprit ses fonctions en 1688. Il s'opposa à la destitution de James II et pour échapper aux conséquences, se retira de la vie publique.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Mackenzie pris sa retraite à Oxford durant la Glorieuse Révolution. Le 9 mars 1690, à Londres, il dinait avec William Lloyd et John Evelyn, deux opposants épistolaires dans le passé. Il mourut à Westminster le 8 mai 1691 et est enterré dans le cimetière Greyfriars Kirkyard à Edinbourg. Son mausolée a été dessiné par James Smith(c. 1645–1731) architecte écossais.

Travaux[modifier | modifier le code]

Dans sa vie privée, Mackenzie était un gentleman cultivé et érudit , avec un penchant pour la littérature. Il a publié en 1660 Aretina, qu'on considère comme le premier roman écossais. . il a laissé le souvenir d'un auteur de nombreux et élégant essais. Un antiquaire contemporain, Alexander Nisbet, l'appelle "érudit" et "réputé".

Mackenzie a écrit des livres de loi, politique et sur l'antiquité, dont :

Page principale des "revendications" de Mackenzie's, publiées en 1691

  • The Science of Heraldry, Treated as a Part of the Civil Law of Nations: Wherein Reasons are Given for its Principles, and Etymologies of its Harder Terms (1680);
  • Institutions of the Law of Scotland (1684);
  • Jus Regium: Or the Just and Solid Foundations of Monarchy in General, and More Especially of the Monarchy of Scotland: Maintain'd Against Buchannan, Naphtali, Dolman, Milton, &c. (1684), a major royalist tract;
  • A Vindication of the Government in Scotland (1691);
  • Antiquity of the Royal Line of Scotland (1686);
  • Memoirs of the Affairs of Scotland from the Restoration of Charles II (1821).

Mackenzie pris part aux procès en sorcellerie du comté de Midlothian en 1661, et défendit la sorcière présumée Maevia. Il relata ultérieurement de manière détaillée son expérience dans ces procès. Il n'approuvait pas la position de septicisme, mais soutenait que les sorcières étaient moins nombreuses que prétendues. Il attribuait les confessions à l'usage de la torture.

Son ouvrage Laws and Customs of Scotland in Matters Criminal (1678) fut le premier traité en droit pénal. Dans celui-ci, Mackenzie défend que l'usage de la torture à des fins judiciaires en Écosse est légale. Il disait qu'elle était rarement utilisée. À la suite du complot de Rye-House, Charles II autorisa l'usage de la torture contre William Spence, secretaire d'Archibal, duc d'Agyll, qui fut transféré en Écosse. LE conseil privé écossais était réticent mais finalement alla au-delà de la loi écossaise en torturant Spence. Mackenzie rendit visite à William Carstares, concerné par la même enquête, en prison à Londres, pour l'avertir des conséquences s'il s'entêtait lors des interrogatoires.

Ses autres travaux sont:

  • Religio Stoici (1663);
  • A Moral Essay preferring Solitude to Public Employment (1665);
  • Moral Gallantry (1667); et
  • The Moral History of Frugality (1691).

Héritage[modifier | modifier le code]

Mackenzie fonda la bibliothèque des Avocats à Edinbourg. Son discours inaugural est daté du 15 mars 1689, donc juste avant son départ pour l'Angleterre; Mais il existe des preuves que le discours a été écrit plusieurs années auparavant et que la bibliothèque fonctionnait déjà au début des années 1680 . Cette initiative suivit la nomination de Mackenzie comme doyen de la faculté des avocats en 1682.

Famille[modifier | modifier le code]

En 1662 Mackenzie épousa Elizabeth Dickson, fille de John Dickson, Lord Hartree, qui siégeait à la court suprême de justice. ils eurent:

  • John (mort jeune)
  • Simon (mort jeune)
  • George (mort jeune)
  • Agnes, qui épousa James Stuart, qui devint ultérieurement le 1er duc de Bute
  • Elizabeth, qui épousa tout d'abord Sir Archibald Cockburn de Langton et en secondes noces l'Honorable Sir James Mackenzie de Royston, Bt.

Sa première femme mourut au plus tard en 1667-1668 et en1670 il épousa en secondes noces Margaret, fille de Haliburton de Pitcur. Ils eurent un garçon et deux filles :

  • George, qui se maria mais mourut sans descendance mâle avant son père.
  • Anne, qui épousa Sir William Dick de Prestonfield
  • Elizabeth, qui épousa Sir John Stuart de Grandtully

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Marie-Claude Tucker, « Sir George Mackenzie of Rosehaugh, Procureur du Roi, défenseur de la sorcière Maevia en 1672 », Études écossaises, no 7,‎ , p. 175–181 (ISSN 1240-1439, DOI 10.4000/etudesecossaises.3469, lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]