George Howard (9e comte de Carlisle)

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George Howard
Howard by Edward Burne-Jones 1988-90.jpg
Edward Burne-Jones, George Howard (1888-1890), dessin, Wilmington, Delaware Art Museum (en).
Fonctions
Membre du 22e Parlement du Royaume-Uni (d)
East Cumberland (en)
-
Membre du 21e Parlement du Royaume-Uni (d)
East Cumberland (en)
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
HindheadVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Mère
Mary Priscilla Harriet Parke (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Charles Howard (en)
Geoffrey Howard (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

George James Howard, 9e comte de Carlisle, né le à Londres, et mort le à Hindhead, est un aristocrate, homme politique, peintre et graveur britannique, proche du courant préraphaélite.

Biographie[modifier | modifier le code]

George Howard est le petit-fils de George Howard, 6e comte de Carlisle, et le dernier à posséder le château Howard et ses domaines situés dans le Yorkshire.

Il passe par le collège d'Eton, puis le Trinity College, devient membre des Cambridge Apostles et poursuit des études d'art à la Heatherley School of Fine Art de Londres : ses maîtres sont les peintres Alphonse Legros et Giovanni Costa.

En 1864, il épouse Rosalind Frances Stanley (1845-1921), avec qui il a onze enfants. Surnommée « The Radical Countess », féministe, elle fut membre d'une ligue de tempérance[1].

En 1868, l'anglophile Philippe Burty lui commande l'exécution d'une gravure pour le recueil Sonnets et eaux-fortes. Son professeur de gravure est Alphonse Legros, lequel est lié par ailleurs à des marchands et éditeurs comme Alfred Cadart, via la Société des aquafortistes (1862-1867)[2].

Howard est proche des préraphaélites, et notamment d'Edward Burne-Jones. En 1870, il demande à l'architecte Philip Webb de lui construire une demeure à Londres, située au no 1 Palace Green, dans le style Arts & Crafts. Cette maison, ainsi que le château Howard et le château Naworth, dont il finit par hériter, d'abord à la mort de son père, le politicien Charles Howard (1814-1879), puis de celle de son oncle William George Howard (1808-1889), deviennent des lieux de rendez-vous artistiques : on y croise William Morris, Robert Browning, William Ewart Gladstone, Lewis Carroll, et Alfred Tennyson. Avec Morris et Webb, ils fondent la Society for the Protection of Ancient Buildings (SPAB).

Ses peintures sont présentes dans de nombreuses collections publiques telles que la Tate Gallery[3], la National Portrait Gallery, l'Ashmolean Museum, et la British Library.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) David M. Fahey, « Howard, Rosalind Frances », in Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press (extrait en ligne).
  2. Janine Bailly-Herzberg, « Legros, Alphonse », in Dictionnaire de l'estampe en France (1830-1950), Paris, 1985, p. 188-189.
  3. (en) Notice du catalogue de la Tate Gallery, en ligne.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Virginia Surtees, The Artist and the Autocrat. George and Rosalind Howard, Earl and Countess of Carlisle, Salisbury, Michael Russell, 1988, (ISBN 9780859551465).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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