George Gabriel Stokes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stokes.
George Gabriel Stokes
Description de cette image, également commentée ci-après

George Gabriel Stokes

Naissance
Comté de Sligo (Irlande)
Décès (à 83 ans)
Cambridge (Angleterre)
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Champs Physique, mathématiques
Institutions Université de Cambridge
Diplôme Pembroke College (Cambridge)
Renommé pour Théorème de Stokes
Loi de Stokes
Distinctions Médaille Copley
Médaille Rumford

George Gabriel Stokes (), 1er baronnet, est un mathématicien et physicien britannique. Ses contributions majeures concernent la mécanique des fluides, l'optique et la géodésie.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1841, il reçoit son diplôme avec mention d'honneur de l'université de Cambridge et entame une carrière de chercheur. Influencé par son ancien professeur William Hopkins, il se consacre à l'étude des fluides visqueux. Il publie en 1845 le résultat de ses travaux sur les mouvements des fluides dans sa thèse On the theories of the internal friction of fluids in motion. Son approche mathématique décrivant l'écoulement d'un fluide newtonien incompressible dans un espace tridimensionnel, en ajoutant une force de viscosité à partir des équations d'Euler (Principes généraux du mouvement des fluides, 1755), est à l'origine des équations de Navier-Stokes. L'ensemble de ses recherches est synthétisé par son traité Report on recent research in Hydrodynamics, paru en 1846, texte fondateur de l'hydrodynamique.

Il exploite ses expériences sur le mouvement d'un pendule dans un fluide pour étudier les variations de la gravitation à la surface de la terre et publie On the variation of gravity at the surface of the earth en 1849[1], ce qui fait de lui « l'un des initiateurs de la géodésie[2]. »

Il devient dès 1849 professeur à la chaire de mathématique de cette même université. Élu en 1851 à la Royal Society, il en sera secrétaire pendant trente ans et président de 1885 à 1890. Seul Isaac Newton avant lui avait cumulé ces trois postes[2].

En 1852, dans On the change of refrangibility of light[3], il explique le phénomène de la fluorescence en constatant que certains matériaux, tels que le fluorine (CaF2) et l'ouraline, émettent la lumière visible lorsqu'ils sont exposés au rayonnement ultraviolet, qui possède une longueur d'onde inférieure. L'augmentation de la longueur d'onde est dite le déplacement de Stokes.

Il est lauréat du prix Smith en 1841, de la médaille Rumford en 1852 et de la médaille Copley en 1893.

Son mariage en 1857 avec Mary Robinson coïncide avec un ralentissement certain de sa productivité scientifique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John J. O’Connor et Edmund F. Robertson, « George Gabriel Stokes », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews (lire en ligne).
  2. a et b Agnès Lecourtois, « STOKES sir GEORGE GABRIEL - (1819-1903) », sur Encyclopædia universalis (consulté le 13 mars 2015)
  3. (en) G. G. Stokes, « On the change of refrangibility of light », Philosophical Transactions of the Royal Society, no 142,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]