George Eyston

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George E. T. Eyston
Description de cette image, également commentée ci-après
George Eyston en 1931
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bampton (Witney, Oxfordshire)
Date de décès (83 ans)
Lieu de décès Lambeth (Londres)
Nationalité Drapeau de Grande-Bretagne Britannique
Carrière
Années d'activité 1921-1939
(1923 à 1935 en courses internationales)
Qualité Pilote automobile

Statistiques
Nombre de courses 42
Victoires Trois Grand Prix hors championnat

George Edward Thomas Eyston, né le à Bampton (Witney, Oxfordshire) et mort le à Lambeth (un district du centre de Londres), est un pilote automobile britannique détenteur de plusieurs records de vitesse terrestre homologués.

Biographie[modifier | modifier le code]

Photo de deux hommes se tenant de pied derrière une voiture à la carrosserie chiffonée.
La MG Magic Midget détruite par un incendie lors de la tentative de Eyston (à gauche, le 3 septembre 1931) à Brooklands pour battre le record du monde du mile détenu par Campbell.
Le capitaine George Eyston en 1937.
Même année.

Il fut officier d'artillerie durant la Première Guerre mondiale (avec grade de capitaine), puis redevenu universitaire, il créa son propre cabinet d'ingénieur (ses études en ce domaine ayant dû être interrompues au Trinity College de Cambridge par le conflit, lieu où il revint pour parfaire sa formation[1]).

Après des débuts en course autKyalamiomobile au cours de l'année 1921, il débuta sur la scène internationale lors du Grand Prix automobile de La Baule en 1923, et pilota diversement des Talbot (1921), Aston Martin (1923 à 1928), puis des Stiles, Bugatti, Halford, Lea Francis, Stutz, Maserati, Riley et MG jusqu'à la fin des années 1920, passant durant les années 1930 également par des Sunbeam ou des Alfa Romeo.

Il participa aux 24 Heures du Mans en 1928 (abandon sur Aston Martin 1½ International officielle) et 1929 (classé onzième sur Stutz DV32 de 5,3 l à compresseur avec huit cylindres en ligne) et sa toute dernière course fut le British Empire Trophy en 1935.

Il devint le premier des compatriotes de Malcolm Campbell à s'opposer avec succès à sa domination en matière de records terrestres, après plus de cinq années de règne de celui-ci. Il fut cependant battu à deux reprises par l'autre britannique alors en prise avac ce type de défis, John Cobb. La rivalité était malgré tout cordiale, et quelques années plus tard Eyston, alors responsable de concours pour Castrol, aida Cobb dans sa tentative -fatale- pour battre le record de vitesse aquatique sur le hors-bord Crusader.

En 1935, il paya avec ses propres deniers l'entretien de 150 lampes tempête maintenues constamment allumées par trois hommes de nuit sur l'autodrome de Linas-Montlhéry lors d'une tentative de record des 24 heures en catégorie 1.5 Litre par l'équipe rivale Bugatti à bord d'une 8 cylindres (réussie). Il perdit du même coup dans l'aventure quatre autres records de la classe qu'il détenait également. Celui des 24 heures tint quinze années de plus[2].

Eyston participa aussi à la conception de son propre véhicule, la Thunderbolt de 73,0 l, à l'usine de Tipton (Staffordshire, devenu Midlands de l'Ouest). Comme ingénieur, il déposa plusieurs brevets, portant essentiellement sur la suralimentation des moteurs. Son travail sur le développement des boîtes de vitesses à haut rendement était d'importance pour la Thunderbolt, où l'ensemble du train de transmission devait être refroidi, ainsi que son invention d'un superchargeur (supercompresseur) dit "Powerplus", utilisé sur les voitures MG sportives.

Après la Seconde Guerre mondiale (où il devint contrôleur régional pour le ministère de l'Industrie) il continua sa course pour de nombreux records, désormais sur MG durant les années 1950. L'un de ses derniers fut obtenu sur le prototype MG EX175 fabriqué en 1952, basé sur la MG EX172 Le Mans également de 1952 et sur la MG A : équipé d'un pare-brise de type bulle, il réussit à rouler en 1954 à Bonneville Salt Flats en classe F à 246 km/h.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Records de vitesse terrestres homologués[modifier | modifier le code]

La Panhard 35CV modifiée de Eyston en 1926, qui établit avec le record du monde de l'heure en février 1934 (214,64 kilomètres parcourus à Montlhéry), puis de nouveaux records en mai.
Eyston ici deuxième du premier British Empire Trophy en 1932, sur Panhard 8C.
Le Thunderbolt en 1938.
La plaine recouverte de sel de Bonneville Salt Flats, lieu propice aux records automobiles.
  • Avril 1932 : 210,392 km/h au record du monde de l'heure sur une Panhard (battu en 1933 par Stanisław Czaykowski sur Bugatti Type 54)
  • 27 octobre 1933[3],[4] et 1936 : 100,75 mph puis 106 mph, pour des records d'endurance à haute vitesse de moteurs diesel à Brooklands (avec un moteur diesel issu d'un bus de la compagnie AEC, transféré dans un châssis de voiture Chrysler)
  • Février 1934 : record du monde de l'heure à Montlhéry (à 214 km/h)[5]
  • Mai 1934 : records du monde des 200 milles, 500 km, 3 h, 500 milles, 1000 km et six h à Montléry, avec Froy sur la Panhard 8 cylindres sans soupape 35CV modifiée à Montlhéry[6]
  • Septembre 1935 : premier coureur britannique à venir à Bonneville Salt Flats (Utah), pour y battre des records de vitesse mondiaux sur "Speed of the Wind" 525 CV à moteur Rolls, sur 10 (268,920 km/h), 50, 100, 2 000 et 3 000 milles, 50, 100, 200, 2 000, 3 000, 4 000 et 5 000 kilomètres, ainsi que sur 1 (256,357 km/h), 12 et 24 heures (à 226,144 km/h de moyenne)[7]
  • Février 1936 : record du monde des 24 heures avec un moteur à huile lourde, à Montlhéry[8]
  • Septembre 1936 : record du monde des 24 heures sur un lac desséché (à 225 km/h de moyenne)[9]
  • 19 novembre 1937 : 502,11 km/h à Bonneville Salt Flats (Bonneville Speedway, USA), sur le Thunderbolt (le Coup de Tonnerre) 73,0 l (carrossé par le français Jean Andreau)
  • 27 août 1938 : 556,00 km/h à Bonneville Salt Flats (USA), sur Thunderbolt 73,0 l
  • 16 septembre 1938 : 575,32 km/h à Bonneville Salt Flats (USA), sur Thunderbolt 73,0 l


Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • George E.T. Eyston et John Miles Sr. (1933), Flat Out (préface de Sir Malcolm Campbell)
  • George E.T. Eyston et Barré Lyndon (1935), Motor Racing and Record Breaking
  • George E.T. Eyston et W.F. Bradley (1936), Speed on Salt, éd. Batsford
  • George E.T. Eyston (1939), Fastest on Earth

Biographie[modifier | modifier le code]

  • Captain George Eyston (obituary/nécrologie), The Times, Londres, 23 novembre 1979, page VIII (Obituaries Supplement).

Notes et références[modifier | modifier le code]

(sl)/(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en slovène « George Eyston » (voir la liste des auteurs) et en anglais « George Eyston » (voir la liste des auteurs).

  1. Il fut également le capitaine du premier Boat-Club du Trinity Collge de Cambridge.
  2. Si la course vous était contée, Roger Labric, chapitre Hispano, Delage et Bugatti, éd. NEL (Nouvelles Éditions latines), janvier 2008, p. 58, (ISBN 978-2723310697).
  3. (en) « Historique du circuit de Brooklands, 1907-1939 », sur gracesguide.co.uk
  4. The Times, samedi 28 octobre 1933
  5. Le Monde Illustré, 10 février 1934, p. 117
  6. Omnia : revue pratique de locomotion n°170, juillet 1934, p.54.
  7. Match Hebdo, L'Intran, 24 septembre 1935, no 480, p. 4
  8. Le Monde Illustré, 22 février 1936, p. 171
  9. Le Monde Illustré, 3 octobre 1936, p. 821
  10. « 2nd Lt. (temp Lt.) George Edward Thomas Eyston, RFA., Spec. Res. For conspicuous gallantry and devotion to duty. He rendered most valuable service when carrying out reconnaissance under heavy fire. On several occasions he went forward under heavy shell and machine gun fire. He carried out his duties with great courage and determination, and was able to obtain most valuable information ».

Liens externes[modifier | modifier le code]