George Curzon

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Curzon (homonymie).
George Curzon,
marquis Curzon de Kedleston
Le marquis Curzon de Kedleston KG GCSI GCIE
Le marquis Curzon de Kedleston KG GCSI GCIE
Fonctions
Vice-roi des Indes

(6 ans 10 mois et 12 jours)
Monarque Victoria ;
Édouard VII
Prédécesseur Comte d'Elgin et Kincardine
Successeur Comte de Minto
Secrétaire d'État
des Affaires étrangères et du Commonwealth

(4 ans 2 mois et 30 jours)
Prédécesseur Arthur Balfour
Successeur Ramsay MacDonald
Leader de la Chambre des lords
Lord-président du Conseil et
Leader de la Chambre des lords
Biographie
Nom de naissance George Nathaniel Curzon
Date de naissance
Lieu de naissance Kedleston, Derbyshire
(Royaume-Uni)
Date de décès (à 66 ans)
Lieu de décès Londres (Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Conservateur
Père Rév. le 4e baron Scarsdale (1831–1916)
Conjoint I. Mary Leiter, CI (m. 1906) ;
II. Mme. Grace Duggan, GBE (m. 1958)
Enfants 3 filles
Diplômé de Oxford
Religion Anglicanisme
Résidence Kedleston Hall, Derbyshire

George Curzon
Liste des vice-rois des Indes

George Nathaniel Curzon (), 1er marquis Curzon de Kedleston (lieu de naissance), homme d'État britannique, chef du Parti conservateur, vice-roi des Indes de 1899 à 1905, puis secrétaire d'État aux Affaires étrangères du Royaume-Uni.

Son nom fut donné à la ligne Curzon, qui partagea la Pologne et l'URSS.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Le baron Curzon en 1905.

D'ascendance noble, apparenté au cardinal Robert de Courçon, ancien chancelier de l'université de Paris au XIIIe siècle.

Fils aîné du révérend le 4e baron Scarsdale (1831 † 1916), Curzon fait ses études au collège d'Eton de 1872 à 1878, ensuite au Balliol College à Oxford (M.A.).

Politiques[modifier | modifier le code]

Élu député conservateur pour Southport en 1886, il est nommé en 1891 sous-secrétaire d'État aux Indes puis ministre des Affaires étrangères, ensuite vice-roi des Indes en 18981905. Conseiller privé de S.M. en 1895, il est lord-warden des Cinq-Ports (1904–05).

En 1916 il entre au Cabinet de guerre du premier ministre Lloyd George et assume de nouveau, de 1919 à 1924, les fonctions de ministre des Affaires étrangères. C'est à ce titre qu'il propose le tracé de la ligne Curzon pour tenter de mettre fin à la guerre soviéto-polonaise opposant la Pologne à l'Union soviétique en 1920.

Depuis 1920 après le mariage de sa fille il est beau-père de Sir Oswald Mosley, ensuite chancelier du duché de Lancastre (1929–30), plus tard célèbre chef de l'extrême-droite britannique.

Gouvernement des Indes[modifier | modifier le code]

En 1899 Curzon, alors vice-roi des Indes (avancé en tant que baron Curzon depuis 1898, la création dernière dans la pairie d'Irlande), tenta de prendre contact avec un gouvernement responsable du Tibet, mais nul ne répond à cette sollicitation, ce qui mènera à l'expédition militaire britannique au Tibet (voir aussi le traité de Lhassa).

Par ailleurs, l'administration du baron Curzon est marquée par la grande famine de 1899–1900 qui fait entre 1 et 4,5 millions de morts dans le nord et le centre de l'Inde.

Citations[modifier | modifier le code]

Quelques citations célèbres attribuées au 1er marquis Curzon :

  • « Un passeport britannique est de gagner à la loterie de la vie! »[1].
  • « Nous considérons la soi-disant suzeraineté de la Chine sur le Tibet comme une fiction constitutionnelle, une simulation politique maintenue parce que convenant aux deux parties. »[2],[3].
  • « J'aime parfois me représenter ce grand édifice impérial sous la forme d'une énorme structure, comme quelque "Palais des Arts" de Tennyson, dont les fondations sont dans ce pays, où elles ont été posées, et doivent être maintenues par des mains anglaises, mais dont les colonies sont des piliers et, très haut, au-dessus flotte l'immensité d'un dôme asiatique »[4].

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres (sélection)[modifier | modifier le code]

  • « L'Inde entre deux feux », in Revue britannique, août 1893
  • Lord Curzon aux Indes : sélection de ses discours (1899-1905), Flammarion, 1907

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. British Englishness d'après le Lord Curzon, vice-roi des Indes
  2. Claude Arpi, Tibet : le pays sacrifié, Calmann-Lévy, 2000 (ISBN 2702131328), p. 99
  3. Anne-Marie Blondeau, in Le Tibet est-il chinois ?, (ISBN 2226205942) p. 87
  4. Edward Saïd, l'Orientalisme, Seuil, 1980, p. 245
  5. www.burkespeerage.com

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie et source[modifier | modifier le code]