George-Édouard Desbarats

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George-Édouard Desbarats
Nom de naissance George-Édouard-Amable
Alias
George Edward[1]
Naissance
Québec, Québec
Décès
Montréal, Québec[N 1]
Nationalité Canadien
Pays de résidence Drapeau du Canada Canada
Profession

George-Édouard-Amable Desbarats (QuébecMontréal), est un influent inventeur et imprimeur canadien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

George-Édouard Desbarats nait à Québec le 5 avril 1838 de l'union de George-Paschal Desbarats, qui dirige l'imprimerie Desbarats, et Henriette Dionne[2]. Il étudie au collège Holy Cross de Worcester dans le Massachusetts en 1846, au collège Sainte-Marie de Montréal et, en 1853, à l'Université Laval où il étudie le droit[3]. Nommé au Barreau du Bas-Canada en 1859[4], il épouse la fille aînée du sénateur Joseph-Noël Bossé (en) en 1860.

Carrière[modifier | modifier le code]

La première similigravure. Le prince Arthur William, duc de Connaught et Strathearn.
Parue dans le Canadian Illustrated News, le 24 octobre 1869

Malgré ses études en droit, George Desbarats consacre sa carrière à l'imprimerie. En 1865, il devient l'imprimeur de la reine, une responsabilité qu'il délaissera peu après[2]. Durant les années 1860, il s'associe avec son père à l'inventeur William Augustus Leggo pour fonder la William A. Leggo Company. En 1864, après la mort de son père, il devient avec Leggo les seuls associés de la compagnie. C'est avec Leggo qu'il invente le procédé de similigravure qu’il appelle « photographie grenée » (granulate photography) : un procédé photographique permettant d'obtenir une reproduction d'un document en demi-teinte[5].

Après avoir accepté l'offre du premier ministre John A. Macdonald de devenir premier imprimeur officiel du Canada, il aide financièrement son associé à concevoir et utiliser les procédés de leggotypie (cliché au trait par photogravure) et de photographie grenée. De ce soutien naîtra le Canadian Illustrated News en 1869[6]. Il s'agit alors du premier périodique qui utilise la similigravure plutôt que d'avoir recours à des gravures faites à la main[5]. À l'aube de la confédération, le Canadian Illustrated News agit comme un acteur important dans l'émergence du nationalisme canadien[7]. Un an plus tard, le , la première édition du magazine L'Opinion publique[8], le pendant francophone du Canadian Illustrated News, est publiée sous la responsabilité de Joseph-Adolphe Mousseau, Laurent-Olivier David et Georges-Edouard Desbarats, l'instigateur du projet.[9] Ensemble, ces deux journaux publieront plus de 15 000 images[5],[10] de personnalités, de lieux ou d'événements. Le Canadian Ilustrated News et L'Opinion publique seront publiés jusqu'à la fin décembre 1883[8],[11]. En 1873, Desbarats fonde avec son associé William Leggo, le Daily Graphic (en) dans la ville de New York[12]. Il s'agit du premier quotidien publiant des photographies. Il fonde également d'autres périodiques canadiens tels que le Dominion Illustrated, en 1888[2], le Canadian Patent Office Record et le Mechanic's Magazine[6]. Toujours en 1873, Desbarats est directeur, conjointement avec plusieurs autres acteurs du domaine de l'imprimerie, de la toute nouvelle compagnie de fabrication de caractères la Dominion Type Foundry qui prend la relève de la Montreal Type Foundry qui a fait faillite[13].

Fin de vie[modifier | modifier le code]

George-Édouard Desbarats décède le 18 février 1893 à Montréal[2],[14]. Les funérailles sont célébrés le 21 février 1893 à l'église du Gésu[14].

Publication[modifier | modifier le code]

1858 : L’esclavage dans l'antiquité et son abolition par le christianisme, étude faite devant le Cabinet de Lecture de Montréal

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certaines sources parlent d'Ottawa plutôt que de Montréal, mais la date ne varie pas

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographie », sur Dictionnaire Biographique du Canada en ligne,
  2. a b c et d « Les disparus », Bulletin des recherches historiques,‎ , p. 716 (lire en ligne)
  3. Claude Galarneau, « Les Desbarats: une dynastie d'imprimeurs-éditeurs (1794-1893) », Les Cahiers des dix, no 46,‎ , p. 125–149 (ISSN 0575-089X et 1920-437X, DOI https://doi.org/10.7202/1015584ar, lire en ligne, consulté le 27 janvier 2019)
  4. « Les brevets d'invention et l'innovation au Canada », sur Bibliothèque et Archives Canada
  5. a b et c Michel Veyron, Dictionnaire canadien des noms propres, Louiseville (Québec), Larousse, , 764 p. (ISBN 2-920318-06-3), p. 197-198
  6. a et b Donald J.C. Phillipson, « Debarats, Georges-Édouard », sur L'Encyclopédie canadienne (consulté le 10 avril 2011)
  7. Daniel Robinson, « Magazines », dans Gerald Hallowell, The Oxford Companion to Canadian History, Oxford University Press, (lire en ligne)
  8. a et b « L'Opinion publique », sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec (consulté le 10 avril 2011)
  9. Jean-François Chassay, « Notre première revue : l’Opinion publique (1870-1883) », Voix et Images, vol. 9, no 2,‎ , p. 131–142 (ISSN 0318-9201 et 1705-933X, DOI https://doi.org/10.7202/200444ar, lire en ligne, consulté le 27 janvier 2019)
  10. « Canadian Illustrated News :Les nouvelles en images : 1869-1883 », sur Bibliothèques et Archives Canada, (consulté le 4 avril 2010)
  11. « Canadian illustrated news », sur Bibliothèque et Archives nationales du Québec (consulté le 10 avril 2011)
  12. Michel Lessard, « La vogue des magazines illustrés : La xylophotographie », Cap-aux-Diamants : La revue d'histoire du Québec, vol. 3, no 2,‎ , p. 29–31 (ISSN 0829-7983 et 1923-0923, lire en ligne, consulté le 26 janvier 2019)
  13. Bernard Dansereau, « La fabrication des caractères d’imprimerie à Montréal au milieu du XIXe siècle », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 47, no 1,‎ , p. 83–92 (ISSN 0035-2357 et 1492-1383, DOI https://doi.org/10.7202/305183ar, lire en ligne, consulté le 27 janvier 2019)
  14. a et b « Décès », La Presse,‎ , p. 6 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]