Georg Friedrich Schmidt

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Georg Friedrich Schmidt
Немецкий гравер Г. Ф. Шмидт. jpg.jpg
Autoportrait, gravure de 1758.
Naissance
Décès
(à 63 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Formation
Maîtres
Georg Paul Busch (d), Nicolas IV de LarmessinVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieux de travail

Georg Friedrich Schmidt, né le à Wandlitz, et mort le à Berlin en Allemagne, est un peintre, dessinateur et graveur aquafortiste allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Schmidt étudia d’abord le dessin et la gravure avec Georg Paul Busch à l’Académie de Berlin en 1730 avant de s’enrôler dans le Corps d’Artillerie où il passa six ans. Passé ce temps, il fit le voyage à Paris (rejoignant en cours de route Jean-Georges Wille à Strasbourg) où il fut l’élève de Larmessin après avoir tenté de travailler avec Lancret. Le 5 mai 1742, il fut reçu à l’Académie royale de Paris sur un portrait de Mignard comme morceau de réception[1]. La même année, et l’année suivante[2], il exposa au Salon de l’Académie à Paris.

En 1744, il retourna à Berlin où il fut nommé graveur du roi de Prusse. En 1757, l’impératrice Élisabeth dont il avait gravé le portrait d’après Tocqué, le fit venir à Saint-Pétersbourg où il organisa une école de gravure destinée à reproduire les portraits des empereurs de Russie.

Revenu à Berlin en 1762[3], Schmidt a produit un œuvre considérable de 200 pièces, en majorité des portraits. À la fin de sa carrière il grava quelques eaux-fortes. Décrit par Frédéric II comme « un habile graveur, à Berlin, qui fait de beaux tableaux au pastel[4] », le Bénézit affirme qu’« on peut peut-être lui reprocher une certaine froideur[5] ». Pour son contemporain Watelet, il « serait peut-être le premier des graveurs si Corneille Visscher n’avait pas vécu[6] ».

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis XV dut intervenir pour lever les obstacles que l’appartenance de Schmidt à la religion protestante mettait à son admission à l’Académie.
  2. Une gravure de l’Amour qui rit de La Tour.
  3. Crayen 1789, p. 11 de l’Abrégé de sa vie.
  4. Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, Londres, Unicorn Press, 2006, 758 p. (ISBN 978-0-90629-086-6).
  5. Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Paris, Roger et Chernoviz, 1911, 1056 p.
  6. Claude-Henri Watelet, Dictionnaire des arts de peinture, sculpture et gravure, t. 2, Paris, Louis-François Prault, 1792, 651 p.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Bellier et Auvray, Dictionnaire général des artistes de l’École française depuis l’origine des arts du dessin jusqu’à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Paris, Renouard, 1882-1885 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Auguste Guillaume Crayen, Catalogue raisonné de l’œuvre de feu George Fréderic Schmidt, graveur du roi de Prusse, membre des Académies royales de peinture de Berlin et de Paris, et de l’Académie impériale de St. Petersbourg, Londres [i.e. Leipzig ?], , 164 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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