Geoffroy Roux de Bézieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roux.

Geoffroy Roux de Bézieux, né le dans le 15e arrondissement de Paris, est un entrepreneur français. Il est le président de la principale organisation patronale française, le Mouvement des entreprises de France (Medef), depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Geoffroy Jacques Roux de Bézieux est né le dans le 15e arrondissement de Paris. Il est le fils de Bruno Roux de Bézieux, directeur de banque, et de Véronique Le Vert[1]. La famille Roux de Bézieux fait partie des familles subsistantes de la noblesse française, anoblie par charge d'échevin de Lyon (en 1769) et admise à l'Association d'entraide de la noblesse française en 1989[2].

Il épouse le Sabine Montet, avec qui il a quatre enfants[1]. L'aîné, Hector, a été reçu premier au concours de l’École Polytechnique en 2013[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au collège Sainte-Croix de Neuilly, il est diplômé de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) et du master « Affaires internationales » de l'université Paris-Dauphine[1].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Geoffroy Roux de Bézieux fait son service militaire au sein des commandos marine entre 1984 et 1986[4].

Il entre chez L'Oréal en 1986. Il en devient directeur Marketing UK et en crée la filiale polonaise en 1993[5].

En 1996 avec Pierre Cuilleret, il crée The Phone House, premier réseau indépendant de vente de téléphones mobiles. The Phone House est revendue à Carphone Warehouse en 2000, mais il en garde la direction générale jusqu'en 2004. Il fonde alors l'opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO) Omea Telecom, qui opère en France Virgin Mobile France, Breizh Mobile, Tele2 Mobile et Casino Mobile, qu'il revend en 2014 à Numéricable[6].

Il entre en 2007 au conseil de surveillance du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, dont il devient vice-président[7].

Fin 2008, il cofonde avec Pierre Kosciusko-Morizet, Stéphane Treppoz et Ouriel Ohayon le fonds d'investissement des entrepreneurs de l'internet ISAI, notamment actionnaire de Blablacar[8].

En 2016, il reprend Oliviers & Co, une PME provençale spécialiste de l’huile d’olive haut de gamme[9].

Engagements[modifier | modifier le code]

Succédant à Charles Beigbeder, il est président de l'association CroissancePlus, un lobby d'entrepreneurs axé sur l'éthique dans le monde de l'entreprise, de 2005 à 2008[10].

Il est élu président de l'association « Alternative Mobile » le et le vice-président est Jacques Bonifay, président de Transatel, poste qu'il occupe jusqu'en 2009[11].

Il a été l'un des membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le .

Profitant du changement à la tête du Medef, il est élu président de l'Unédic le [12] en remplacement de Michel de Virville jusqu'en 2010.

Entre octobre 2010 et juillet 2011, il est actionnaire et membre du conseil d'administration du club de rugby du club sportif Bourgoin-Jallieu rugby[13].

En 2011, il est nommé président de la commission fiscalité et emploi de la Fédération française des télécoms puis vice-président en [14]. Il quitte ce poste en [15].

En , il annonce qu'il est candidat à la présidence du Medef[16]. En , il reçoit le soutien du conseil d'administration du Club des Entrepreneurs[17] et recueille 19 voix au conseil exécutif du Medef lors d'un vote consultatif, contre 18 à Pierre Gattaz et 6 à Patrick Bernasconi[18],[19],[20]. Le 13 juin Patrick Bernasconi et Geoffroy Roux de Bézieux annoncent qu'ils retirent leur candidature à la présidence et se rallient à Pierre Gattaz, et qu'ils formeront ensemble une équipe à trois pour diriger le syndicat patronal[21]. Pierre Gattaz devenant président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux en devient alors le vice-président délégué chargé de l'économie[22].

Il est également membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins[23].

En 2018, il est élu à la présidence du Medef[24],[25], devançant Alexandre Saubot avec 55,8 % des voix.

En septembre 2018, il intègre le groupement d'intérêt public #France2023 chargé de l'organisation de la Coupe du monde de rugby à XV 2023 en France[26].

Décorations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Who's Who in France, édition 2015,p. 1980.
  2. « Table des familles », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (consulté le 3 juillet 2018).
  3. « Son manoir breton, sa taupe à Bercy… les petits secrets de Geoffroy de Bézieux, le patron du Medef », sur Capital (consulté le 25 octobre 2018).
  4. « Un ancien commando marine candidat au MEDEF », sur le blog du journaliste Jean-Marc Tanguy, (consulté le 3 juillet 2018).
  5. « Geoffroy Roux de Bézieux raconte… », sur le blog du Master 212 – Affaires Internationales, Université Paris-Dauphine, (consulté le 3 juillet 2018).
  6. « Geoffroy Roux de Bézieux, le récidiviste devenu patron du Medef », sur le site du magazine Challenges, (consulté le 3 juillet 2018).
  7. « Geoffroy Roux de Bézieux », sur le site du groupe PSA (consulté le 3 juillet 2018).
  8. « Blablacar | Portefeuille Capital Risque | Capital risque | ISAI », sur www.isai.fr (consulté le 22 décembre 2016)
  9. « Roux de Bézieux se lance dans l'huile d'olive », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2018).
  10. Ghislain de Montalembert, « Geoffroy Roux de Bézieux, un candidat taille patron », Le Figaro Magazine, semaine du 29 juin 2018, p. 24-25.
  11. « Les MVNO s'unissent au sein de l'association « Alternative Mobile » », sur le site lsa-conso.fr, (consulté le 3 juillet 2018).
  12. « Roux de Bézieux à la tête de l'Unedic », sur le site du quotidien Les Échos, 15 mi 2008 (consulté le 3 juillet 2018).
  13. « Bourgoin : Tourtoulou s'explique », sur le site de la société Media365, (consulté le 3 juillet 2018).
  14. « Changement de gouvernance de la Fédération française des télécoms », (consulté le 3 juillet 2018).
  15. Sébastien Gavois, « La Fédération Française des Télécoms sauvée, Bouygues Telecom en prend la tête », sur le site INpact Hardware, (consulté le 3 juillet 2018).
  16. « Geoffroy Roux de Bézieux est candidat à la succession de Laurence Parisot à la tête du Medef », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2018).
  17. « Geoffroy Roux de Bézieux est candidat à la succession de Laurence Parisot à la tête du Medef », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2018).
  18. Medef : Roux de Bézieux favori, Le Figaro, 3 juin 2013.
  19. Roux de Bézieux favori du conseil exécutif du Medef, Le Monde, 3 juin 2013.
  20. Medef : Roux de Bézieux, préféré d'une courte tête par le conseil exécutif, Le Figaro, 3 juin 2013.
  21. Denis Demonpion, « 10 choses à savoir sur Geoffroy Roux de bézieux », L'Obs, no 2613,‎ , p. 10 (ISSN 0029-4713)
  22. « Medef : Geoffroy Roux de Bézieux, vice-Président de la FFTélécoms est élu vice-Président délégué, trésorier | FFTELECOMS », sur www.fftelecoms.org (consulté le 3 janvier 2017)
  23. collegedesbernardins.fr
  24. Ghislain de Montalembert, « Roux de Bézieux vs Saubot : course en tête au Medef », Le Figaro Magazine, semaine du 9 février 2018, page 28.
  25. « Avec l’élection de son président, le Medef s’interroge sur son utilité », sur Le Monde.fr (consulté le 3 juillet 2018)
  26. Léo Faure, « International - Le patron du Medef intègre l'organisation du Mondial 2023 », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport, (consulté le 19 septembre 2018).
  27. Décret du 30 décembre 2011 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur
  28. Décret du 18 novembre 2017 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite
  29. Décret du 15 mai 2009 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite