Geoffroy Roux de Bézieux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Geoffroy Roux de Bézieux, né le dans le 15e arrondissement de Paris, est un dirigeant d'entreprise français. Il est depuis le le président du MEDEF, le principal syndicat d'employeurs français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Geoffroy Jacques Roux de Bézieux est né le dans le 15e arrondissement de Paris. Il est le fils de Bruno Roux de Bézieux, dirigeant de plusieurs sociétés nationales et multinationales[1], dont la Financière Truffaut[2], et de Véronique Le Vert[3].

Il est un descendant du couple Claude-Aymé Roux - Blanche de Bézieux, à l'origine de la famille Roux de Bézieux[a], et « comme Nathalie Kosciusko-Morizet […] d'Adrien Treuille (1842-1917), comte romain à titre héréditaire par bref papal et entrepreneur de la Manufacture d'armes de Châtellerault entre 1888 et 1895 »[7],[b].

Geoffroy Roux de Bézieux épouse le Sabine Montet, avec qui il a quatre enfants[3].

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au collège Sainte-Croix de Neuilly, il est diplômé de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) et du master « Affaires internationales » de l'université Paris-Dauphine[3].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Geoffroy Roux de Bézieux fait son service militaire au sein des commandos marine entre 1984 et 1986[8].

Il entre chez L'Oréal en 1986. Il en devient directeur Marketing UK et en crée la filiale polonaise en 1993[9].

En 1996 avec Pierre Cuilleret, il crée The Phone House, premier réseau indépendant de vente de téléphones mobiles. The Phone House est revendue à Carphone Warehouse en 2000, mais il en garde la direction générale jusqu'en 2004. Il fonde alors l'opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO) Omea Telecom, qui opère en France Virgin Mobile France, Breizh Mobile, Tele2 Mobile et Casino Mobile, qu'il revend en 2014 à Numéricable[10].

Il entre en 2007 au conseil de surveillance du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, dont il devient vice-président[11].

Fin 2008, il cofonde avec Pierre Kosciusko-Morizet, Stéphane Treppoz et Ouriel Ohayon le fonds d'investissement des entrepreneurs de l'internet ISAI, notamment actionnaire de Blablacar[12].

En 2016, il reprend Oliviers & Co, une PME provençale spécialiste de l’huile d’olive haut de gamme[13].

Lobbying et syndicalisme patronal[modifier | modifier le code]

Succédant à Charles Beigbeder, il est président de l'association CroissancePlus, un lobby d'entrepreneurs axé sur l'éthique dans le monde de l'entreprise, de 2005 à 2008[14].

Il est élu président de l'association « Alternative Mobile » le et le vice-président est Jacques Bonifay, président de Transatel, poste qu'il occupe jusqu'en 2009[15].

Profitant du changement à la tête du Medef, il est élu président de l'Unédic le [16] en remplacement de Michel de Virville jusqu'en 2010.

En 2011, il est nommé président de la commission fiscalité et emploi de la Fédération française des télécoms puis vice-président en [17]. Il quitte ce poste en [18].

En , il annonce qu'il est candidat à la présidence du Medef[19]. En , il reçoit le soutien du conseil d'administration du Club des Entrepreneurs[20] et recueille 19 voix au conseil exécutif du Medef lors d'un vote consultatif, contre 18 à Pierre Gattaz et 6 à Patrick Bernasconi[21],[22],[23]. Le Patrick Bernasconi et Geoffroy Roux de Bézieux annoncent qu'ils retirent leur candidature à la présidence et se rallient à Pierre Gattaz, et qu'ils formeront ensemble une équipe à trois pour diriger le syndicat patronal[24]. Pierre Gattaz devenant président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux en devient alors le vice-président délégué chargé de l'économie[25].

En 2018, il est élu à la présidence du Medef[26],[27], devançant Alexandre Saubot avec 55,8 % des voix.

Le , il se positionne officiellement en faveur d'un recul de l'âge légal de départ à la retraite[28],[29],[30] : « Soit on baisse les pensions, soit on bouge l'âge légal »[31]. il soutient la réforme des retraites du gouvernement d'Emmanuel Macron, y voyant un « vrai progrès social »[32].

Il suggère, pour relancer la croissance et réduire la dette publique après l'épidémie de Covid-19, de supprimer des jours fériés et des congés payés, ou encore d'allonger le temps de travail[33]. Il fait par ailleurs remarquer que des « autocraties » (comme la Chine) sont plus efficaces « pour bloquer une pandémie que ne le sont nos démocraties », invitant ainsi à réfléchir « à la façon dont nos démocraties pourraient être collectivement plus efficaces »[34]. Dans le même temps, malgré cette épidémie, il ne respecte pas les mesures de confinement, quitte Paris pour son manoir du Croisic (Loire-Atlantique) tout en revenant travailler de temps en temps à Paris[34].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Il a été l'un des membres de la Commission pour la libération de la croissance française, dite Commission Attali, qui a remis son rapport au président de la République le .

Entre et , il est actionnaire et membre du conseil d'administration du club de rugby du club sportif Bourgoin-Jallieu rugby[35].

Il est également membre du comité de parrainage du Collège des Bernardins[36].

En , il intègre le groupement d'intérêt public #France2023 chargé de l'organisation de la Coupe du monde de rugby à XV 2023 en France[37].

Décorations[modifier | modifier le code]

Le , Geoffroy Roux de Bézieux est nommé chevalier de l'ordre national du Mérite au titre de « président de sociétés ; 23 ans d'activités professionnelles et de services militaires »[38] puis le promu officier au titre de « président de sociétés et vice-président délégué d'une organisation patronale ».[39].

Le , il est nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur au titre de « vice-président de Pôle Emploi et de l'Unédic ; 27 ans de services »[40].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Anoblie par charge d'échevin de Lyon en 1769[4], et admise en 1989 à l'Association d'entraide de la noblesse française[5], la famille Roux de Bézieux est issue d'Henry Roux-de Bézieux (1858-1937), ingénieur des Mines, fondateur de Péchiney et d'Ugine, fils de Claude-Aymé Roux (1815-1886) et de Blanche de Bézieux (1835-1922), qui a été autorisé à relever le nom de sa mère et à l'ajouter à son patronyme. Sa descendance a été admise à l'Association des anciens honneurs héréditaires[6].
    • Adrien Treuille (1842-1917) épouse en 1875 Jeanne Delphine de La Fouchardière (1856-1937)
      • Georges Treuille (1878-1939) épouse en 1913 Jeanne Borchard (1881-1968)
        • Hubert Treuille (1919) épouse en 1944 Colette d'Été (1923-2012)
      • Maurice Treuille (1881-1971) épouse en 1914 Louise Pelletreau (1890-1986)
        • Monique Treuille (1915-1980) épouse en 1935 Paul Le Vert (1908-1999)
          • Véronique Le Vert (1939) épouse en 1961 Bruno Roux de Bézieux (1933-2008)
            • Geoffroy Roux de Bézieux (1962)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Roux de Bézieux (1933-2008)
  2. Financière Truffaut Bruno ROUX de BEZIEUX
  3. a b et c Who's Who in France, édition 2015,p. 1980.
  4. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002, page 168.
  5. « Table des familles », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (consulté le 3 juillet 2018).
  6. « Familles admises » (consulté le 9 juin 2020).
  7. Jean-Pierre Thiollet, Hallier, l’Éternel jeune homme, Neva éditions, 2016, p. 270 (ISBN 978-2-35055-217-0).
  8. « Un ancien commando marine candidat au MEDEF », sur le blog du journaliste Jean-Marc Tanguy, (consulté le 3 juillet 2018).
  9. « Geoffroy Roux de Bézieux raconte… », sur le blog du Master 212 – Affaires Internationales, Université Paris-Dauphine, (consulté le 3 juillet 2018).
  10. « Geoffroy Roux de Bézieux, le récidiviste devenu patron du Medef », sur le site du magazine Challenges, (consulté le 3 juillet 2018).
  11. « Geoffroy Roux de Bézieux », sur le site du groupe PSA (consulté le 3 juillet 2018).
  12. « Blablacar | Portefeuille Capital Risque | Capital risque | ISAI », sur www.isai.fr (consulté le 22 décembre 2016)
  13. « Roux de Bézieux se lance dans l'huile d'olive », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2018).
  14. Ghislain de Montalembert, « Geoffroy Roux de Bézieux, un candidat taille patron », Le Figaro Magazine, semaine du 29 juin 2018, p. 24-25.
  15. « Les MVNO s'unissent au sein de l'association « Alternative Mobile » », sur le site lsa-conso.fr, (consulté le 3 juillet 2018).
  16. « Roux de Bézieux à la tête de l'Unedic », sur le site du quotidien Les Échos, 15 mi 2008 (consulté le 3 juillet 2018).
  17. « Changement de gouvernance de la Fédération française des télécoms », (consulté le 3 juillet 2018).
  18. Sébastien Gavois, « La Fédération Française des Télécoms sauvée, Bouygues Telecom en prend la tête », sur le site INpact Hardware, (consulté le 3 juillet 2018).
  19. « Geoffroy Roux de Bézieux est candidat à la succession de Laurence Parisot à la tête du Medef », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2018).
  20. « Geoffroy Roux de Bézieux est candidat à la succession de Laurence Parisot à la tête du Medef », sur le site du quotidien Le Figaro, (consulté le 3 juillet 2018).
  21. Medef : Roux de Bézieux favori, Le Figaro, 3 juin 2013.
  22. Roux de Bézieux favori du conseil exécutif du Medef, Le Monde, 3 juin 2013.
  23. Medef : Roux de Bézieux, préféré d'une courte tête par le conseil exécutif, Le Figaro, 3 juin 2013.
  24. Denis Demonpion, « 10 choses à savoir sur Geoffroy Roux de bézieux », L'Obs, no 2613,‎ , p. 10 (ISSN 0029-4713)
  25. « Medef : Geoffroy Roux de Bézieux, vice-Président de la FFTélécoms est élu vice-Président délégué, trésorier | FFTELECOMS », sur www.fftelecoms.org (consulté le 3 janvier 2017)
  26. Ghislain de Montalembert, « Roux de Bézieux vs Saubot : course en tête au Medef », Le Figaro Magazine, semaine du 9 février 2018, page 28.
  27. « Avec l’élection de son président, le Medef s’interroge sur son utilité », sur Le Monde.fr (consulté le 3 juillet 2018)
  28. « Medef: Il faut «retarder l’âge légal de la retraite» selon Geoffroy Roux de Bézieux », sur lavdn.lavoixdunord.fr (consulté le 10 avril 2019)
  29. « «Il faut retarder l'âge légal de la retraite», martèle Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef », sur www.cnews.fr (consulté le 10 avril 2019)
  30. « Le Medef pousse en faveur d'un report de l'âge légal de départ à la retraite », sur La Tribune (consulté le 10 avril 2019)
  31. « Roux de Bézieux: «Il faut retarder l'âge légal de la retraite» », sur FIGARO, (consulté le 10 avril 2019)
  32. « Réforme des retraites : le discours “de gauche” d’Edouard Philippe », sur Télérama.fr,
  33. « Pour "rembourser la dette" creusée par l'épidémie, le Medef veut faire travailler plus les Français », sur Le Huffington Post,
  34. a et b « Coronavirus. Le patron du Medef ne respecte pas le confinement », sur Ouest-France,
  35. « Bourgoin : Tourtoulou s'explique », sur le site de la société Media365, (consulté le 3 juillet 2018).
  36. collegedesbernardins.fr
  37. Léo Faure, « International - Le patron du Medef intègre l'organisation du Mondial 2023 », sur www.rugbyrama.fr, Eurosport, (consulté le 19 septembre 2018).
  38. Décret du 30 décembre 2011 portant promotion et nomination.
  39. Décret du 18 novembre 2017 portant promotion et nomination.
  40. Décret du 15 mai 2009 portant promotion et nomination.