Gennaro Manna

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Gennaro Manna
Description de cette image, également commentée ci-après
Gennaro Manna vers 1756.

Naissance
Naples, Drapeau de l'Italie Italie
Décès (à 64 ans)
Naples, Drapeau de l'Italie Italie
Activité principale Compositeur, pédagogue
Formation Conservatoire de Sant'Onofrio a Porta Capuana
Famille Francesco Feo (oncle), Gian Francesco de Majo (neveu)

Gennaro Manna (né le à Naples, et mort le dans la même ville) est un compositeur et un pédagogue italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gennaro Manna naît dans une famille de musiciens. Il est le fils de Joseph et Catherine Maria Manna Feo (sœur du compositeur Francesco Feo). Son frère aîné Giacinto Manna, est claveciniste dans différents théâtres de Naples ; son neveu, compositeur Gian Francesco de Majo, ainsi que son cousin Cristoforo Manna. Il reçoit sa formation musicale au Conservatoire de Sant'Onofrio a Porta Capuana à Naples, probablement de son oncle Francesco Feo[1] qui est primo maestro et Ignazio Prota secondo[2].

Il fait ses débuts comme compositeur d'opéra à Rome, au Teatro Argentina, avec Tito Manlio, le 21 janvier 1742 et redonné à Livourne en 1745 et Civitavecchia en 1749[1]. Grâce à la réussite de ce drame, il reçoit une nouvelle commande pour le Teatro San Giovanni Grisostomo à Venise pour le carnaval de l'année suivante, où est donné Siroe re di Persia[2].

Après son retour à Naples, il compose — avec Nicola Bonifacio Logroscino chargé de la seconde partie — une fête musicale prévue en juillet, mais qui n'a jamais été mise en scène en raison d'une épidémie de peste ; il réalise également une révision avec de nouvelles arias et dirige l’Artaserse de Leonardo Vinci[2]. En 1744, il est nommé maître de chapelle du Sénat de Naples, succédant à Domenico Sarro, et en janvier 1745, avec Achille in Sciro, il fait ses débuts au Teatro San Carlo, recevant les acclamations du public. Le 19 décembre, c'est Lucio Vero, pour anniversaire de Philippe V. Ses librettistes sont principalement Pietro Metastasio et Apostolo Zeno. Manna, fort du succès de ses œuvres, reposant sur « le brio de leur invention et la beauté de leurs airs »[3] et devient le maître napolitain le plus respecté de sa génération, ne touchant jamais à la commedia per musica[2],[1].

Le , il prend la succession de Francesco Durante primo maestro (maître de chapelle) du Conservatoire de Santa Maria di Loreto, au poste de directeur intérimaire, à côté du second maître Pietro-Antonio Gallo ; mais 13 février 1756, il remporte le concours pour devenir maestro di ruolo. Entre 1760 et 1761, sont représentées ses dernières pièces, la sérénade Enea in Cuma et l'opera seria Temistocle.

En janvier 1761, à l'apogée de sa carrière théâtrale, il abandonne l'opéra pour se consacrer à musique sacrée, succédant à son oncle Francesco Feo à la direction de la chapelle de l'église de l'Annonciation. Le 9 mai de la même année, il est en outre nommé à la même charge à la cathédrale de Naples, postes qu'il occupe jusqu'à sa mort.

Son neveux, Gaetano Manna (le fils de Giacinto) lui succède[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Théâtre et sérénades[modifier | modifier le code]

Livret de Siroe, Venise 1743
  • Tito Manlio, opera seria, livret de Gaetano Roccaforte (1742, Rome)
  • Siroe re di Persia, opera seria, livret de Pietro Metastasio (1743, Venise)
  • Festa teatrale per la nascita dell'Infante, serenata, en collaboration avec Nicola Bonifacio Logroscino (1743, Naples, sans mise en scène)
  • Artaserse, opera seria, révision de l'opéra homonyme de Leonardo Vinci, livret de Pietro Metastasio (1743, Naples)
  • Achille in Sciro, opera seria, livret de Pietro Metastasio (1745)
  • L'Impero dell'universo con Give, componimento drammatico, livret de Ranieri de' Calzabigi (1745, Naples)
  • Lucio Vero ossia Il Vologeso, opera seria, livret de Apostolo Zeno (1745, Naples)
  • Arsace, opera seria (1746, Naples)
  • La clemenza di Tito, opera seria (1747, Messine)
  • Adriano placata, opera seria (1748, Ferrare)
  • Lucio Papirio dittatore, opera pastorale, livret de Apostolo Zeno (1748, Rome)
  • Il Lucio Papirio, opera seria (1749, Palerme)
  • Eumene, opera seria, livret de Apostolo Zeno (1750, Turin)
  • Didone abbandonata, opera seria, livret de Pietro Metastasio (1751, Venise)
  • Demofoonte, opera seria, livret de Pietro Metastasio (1754, Turin)
  • Enea in Cuma, serenata (1760, Naples)
  • Themistocles (probablement à Piacenza, théâtre ducal, carnaval 1761)[2]
  • Il Sacrificio di Melchisedec, componimento drammatico, livret de M. Tarzia (1776, Naples)

Musique sacrée[modifier | modifier le code]

Oratorios[modifier | modifier le code]

  • Gios re di Giuda (1747, Naples)
  • Sepultra Sarae sive Pietas in mortuos (1748)
  • Davide (Palermo, 1751)
  • Rubri maris trajectus (Monte Reale, 1761)
  • Debora (1769)
  • Esther (1770)
  • Il Seraficio Alverna (Naples)
  • Israelis liberato sive Esther (Monte Reale)

Autres[modifier | modifier le code]

  • 12 Messes
  • 7 Glorias
  • Domine ad adiuvantum a 5 voci
  • 2 Credos
  • 2 Magnificats
  • 3 Te Deum
  • 14 Lemantazioni
  • Christus
  • 2 Lezioni per la notte del Santissimo Natale
  • 3 Jube Domine benedicere a una voce
  • 3 Benedictus Dominus
  • Confitebor a una voce
  • 12 Dixit
  • 2 Laudate pueri a una voce
  • Gloria patri a una voce
  • 2 Veni sponsa
  • Lauda Sion a 5 voci
  • Pange lingua
  • 4 Inni
  • Tantum ergo a una voce
  • Cori di anime penanti a 5 voci
  • 35 mottetti con coro
  • 14 mottetti e arie per una voce
  • Passio secundum Joannem
  • Altri lavori sacri minori

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Lectio VIII defunctorum - Abchordis Ensemble, clavecin et dir. Andrea Buccarella (16-19 octobre 2014, DHM) (OCLC 958224938) — avec le Stabat Mater de Giacomo Sellitto.
  • Lux in tenebris, liturguie et dévotion à Naples au XVIIIe siècle : Lamentazione del Giovedi Santo - Silvia Frigato, soprano ; ens. Talenti Vulcanici, dir. Emanuele Cardi (8-11 novembre 2015, Arcana) (OCLC 1009104734) — avec une cantate de Francesco Feo, La sinderesi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Gennaro Manna » (voir la liste des auteurs).
  1. a b et c Veneziano 2007.
  2. a b c d et e Grove 2001.
  3. Encyclopédie de la musique (trad. de l'italien), Paris, Librairie générale française, coll. « Le Livre de poche/Pochothèque. Encyclopédies d'aujourd'hui », 1995, 1 142 p. (ISBN 2253053023, OCLC 491213341), p. 469.
  4. Honegger 1993, p. 783.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael F. Robinson, Naples and Neapolitan Opera, Oxford / Clarendon Press, coll. « Oxford monographs on music », , vi-281 p. (ISBN 0198161247, OCLC 9919631)
  • Marc Honegger, « Manna : (2) Gennaro Manna », dans Dictionnaire de la musique : Les hommes et leurs œuvres, Éditions Bordas, coll. « Science de la Musique », 1993, 2e éd. (1re éd. 1979), viii-683 à 1372 p., Tome II (L-Z) (ISBN 2-04-019972-1, OCLC 312098944), p. 783.
  • (en) Hanns-Bertold Dietz, « Manna : (2) Gennaro Manna », dans Grove Music Online, Oxford University Press, (inscription nécessaire)
  • (de) Hanns-Bertold Dietz, « Manna : (3) Gennaro Manna », dans MGG Online, Bärenreiter et Metzler,
  • (it) Giulia Veneziano, « Manna », dans Enciclopedia Treccani, vol. 69 : Dizionario Biografico degli Italiani, Rome, Istituto dell'Enciclopedia Italiana, (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]