Geneviève Rodis-Lewis

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Geneviève Rodis-Lewis
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Geneviève Rodis-Lewis est une philosophe française née Lewis en 1918 et décédée le .

Biographie[modifier | modifier le code]

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Lauréate du concours général de philosophie (1937), Geneviève Lewis est l'une des 41 femmes à avoir intégré l'École normale supérieure (promotion 1938)[1] avant l'interdiction du concours aux femmes à partir de 1940[2]. En 1942, des problèmes de santé l'empêchent de se présenter à l'oral de l'agrégation de philosophie ; le directeur de l'école Jérôme Carcopino, historien vichyste qui désirait se débarrasser au plus vite des dernières femmes présentes à l'ENS, refuse qu'elle s'inscrive en quatrième année pour repasser le concours, contrairement aux usages[3],[4]. Carcopino la prive également comme ses anciennes camarades du titre d'ancienne élève de l'ENS ; l'intercession de Jean Bayet permet cependant à Lewis de recevoir une bourse d'agrégation et elle obtient le concours en 1943[4].

Lewis épouse en 1954 un dénommé Rodis. Elle est dès lors connue sous le nom de Rodis-Lewis.

Elle était professeur à l’Université Paris-Sorbonne où elle fonda le Centre d’études cartésiennes en 1981.

Spécialiste de la philosophie moderne, mais aussi de la philosophie antique et d’esthétique, elle a vu la plupart de ses ouvrages traduits dans de nombreux pays et souvent réédités. Elle est surtout connue pour ses travaux sur Descartes, à qui elle consacre une biographie en 1995, et dont elle éclaire les grandes lignes du développement de la pensée dans une étude générale parue en 1971; elle a notamment travaillé chez lui les questions souvent éludées de l'inconscient et de l'individualité. Elle a également travaillé sur certains auteurs post-cartésiens, comme Desgabets (dont elle a rendu accessibles de nombreux inédits) ou Malebranche (auquel elle a consacré une monographie).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Individualité selon Descartes, Paris, Vrin, 1950
  • Le Problème de l'inconscient et le cartésianisme, Paris, PUF, 1950, seconde édition 1985
  • La Morale de Descartes, Paris, PUF, 1956, troisième édition revue, 1970
  • Nicolas Malebranche, Paris, PUF, 1963
  • Platon et la "chasse de l'être", Paris, Seghers, 1965, quatrième édition 1972
  • Descartes et le rationalisme, PUF, coll. Que sais-je?, 1966, nombreuses rééditions
  • La Morale stoïcienne, Paris, PUF, 1970
  • L'Œuvre de Descartes, Paris, Vrin, 1971 (deux volumes) ; rééd. en un volume en 2013.
  • Epicure et son école, Paris, Gallimard, 1976, deuxième édition complétée, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1993
  • Descartes, Textes et débats, Paris, Hachette, Le livre de poche, 1984
  • Idées et vérités éternelles chez Descartes et ses successeurs, Paris, Vrin, 1985
  • L'Anthropologie cartésienne, Paris, PUF, 1990
  • Regards sur l'art, Paris, Beauchesne, 1993
  • Descartes. Biographie, Paris, Calmann-Lévy, 1995
  • Le Développement de la pensée de Descartes, Vrin, , 223 p. (ISBN 2-7116-1301-1, lire en ligne)

Elle a édité l'Œuvre de Malebranche en deux tomes dans la collection de la Pléiade (Gallimard, 1979 et 1992), et est aussi l'auteur de nombreux articles sur les cartésiens, y compris un auteur peu connus comme Robert Desgabets, et sur les post-cartésiens célèbres: Spinoza, Malebranche, Leibniz.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recherche nominale, sur archicubes.ens.fr.
  2. Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18,‎ , p. 91-112 (lire en ligne).
  3. Il refuse également la réinscription de Madeleine Herr, qui avait elle échoué à l'agrégation de lettres.
  4. a et b Stéphane Israël, Les Études et la Guerre : Les Normaliens dans la tourmente (1939-1945), Paris, Éditions Rue d'Ulm, coll. « Histoire de l'ENS », , 334 p. (ISBN 9782728803378, lire en ligne), chap. 2, § 91-92.

Liens externes[modifier | modifier le code]