Geneviève Rodis-Lewis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lewis.
Geneviève Rodis-Lewis
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Geneviève LewisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
École normale supérieure (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinction
signature de Geneviève Rodis-Lewis
signature

Geneviève Rodis-Lewis est une philosophe française née Lewis en 1918 et décédée le .

Biographie[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juin 2013)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Lauréate du concours général de philosophie (1937), Geneviève Lewis est l'une des 41 femmes à avoir intégré l'École normale supérieure (promotion 1938)[1] avant l'interdiction du concours aux femmes à partir de 1940[2]. En 1942, des problèmes de santé l'empêchent de se présenter à l'oral de l'agrégation de philosophie ; le directeur de l'école Jérôme Carcopino, historien vichyste qui désirait se débarrasser au plus vite des dernières femmes présentes à l'ENS, refuse qu'elle s'inscrive en quatrième année pour repasser le concours, contrairement aux usages[3],[4]. Carcopino la prive également comme ses anciennes camarades du titre d'ancienne élève de l'ENS ; l'intercession de Jean Bayet permet cependant à Lewis de recevoir une bourse d'agrégation et elle obtient le concours en 1943[4].

Lewis épouse en 1954 un dénommé Rodis. Elle est dès lors connue sous le nom de Rodis-Lewis.

Elle était professeur à l’Université Paris-Sorbonne où elle fonda le Centre d’études cartésiennes en 1981.

Spécialiste de la philosophie moderne, mais aussi de la philosophie antique et d’esthétique, elle a vu la plupart de ses ouvrages traduits dans de nombreux pays et souvent réédités. Elle est surtout connue pour ses travaux sur Descartes, à qui elle consacre une biographie en 1995, et dont elle éclaire les grandes lignes du développement de la pensée dans une étude générale parue en 1971; elle a notamment travaillé chez lui les questions souvent éludées de l'inconscient et de l'individualité. Elle a également travaillé sur certains auteurs post-cartésiens, comme Desgabets (dont elle a rendu accessibles de nombreux inédits) ou Malebranche (auquel elle a consacré une monographie).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Individualité selon Descartes, Paris, Vrin, 1950
  • Le Problème de l'inconscient et le cartésianisme, Paris, PUF, 1950, seconde édition 1985
  • La Morale de Descartes, Paris, PUF, 1956, troisième édition revue, 1970
  • Nicolas Malebranche, Paris, PUF, 1963
  • Platon et la "chasse de l'être", Paris, Seghers, 1965, quatrième édition 1972
  • Descartes et le rationalisme, PUF, coll. Que sais-je?, 1966, nombreuses rééditions
  • La Morale stoïcienne, Paris, PUF, 1970
  • L'Œuvre de Descartes, Paris, Vrin, 1971 (deux volumes) ; rééd. en un volume en 2013.
  • Epicure et son école, Paris, Gallimard, 1976, deuxième édition complétée, Paris, Gallimard, coll. Folio, 1993
  • Descartes, Textes et débats, Paris, Hachette, Le livre de poche, 1984
  • Idées et vérités éternelles chez Descartes et ses successeurs, Paris, Vrin, 1985
  • L'Anthropologie cartésienne, Paris, PUF, 1990
  • Regards sur l'art, Paris, Beauchesne, 1993
  • Descartes. Biographie, Paris, Calmann-Lévy, 1995
  • Le Développement de la pensée de Descartes, Vrin, , 223 p. (ISBN 2-7116-1301-1, lire en ligne)

Elle a édité l'Œuvre de Malebranche en deux tomes dans la collection de la Pléiade (Gallimard, 1979 et 1992), et est aussi l'auteur de nombreux articles sur les cartésiens, y compris un auteur peu connus comme Robert Desgabets, et sur les post-cartésiens célèbres: Spinoza, Malebranche, Leibniz.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recherche nominale, sur archicubes.ens.fr.
  2. Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18,‎ , p. 91-112 (lire en ligne).
  3. Il refuse également la réinscription de Madeleine Herr, qui avait elle échoué à l'agrégation de lettres.
  4. a et b Stéphane Israël, Les Études et la Guerre : Les Normaliens dans la tourmente (1939-1945), Paris, Éditions Rue d'Ulm, coll. « Histoire de l'ENS », , 334 p. (ISBN 9782728803378, lire en ligne), chap. 2, § 91-92.

Liens externes[modifier | modifier le code]