Geneviève Immè

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Geneviève Immè, née près de Paris le , et décédée à Pau le [1] est une poétesse de langue française et latine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Elle fit une carrière dans l'enseignement principalement à Pau au Lycée de cette ville.

Elle fut également un moment professeur à l'Université de Pau.

Elle a commencé à écrire et publier en latin en 1954, sous le nom de Geneviève Métais, du nom de son premier mari.

Elle fut une des participantes du Congrès d'Avignon de 1969 pour le latin vivant.

Devenue veuve, elle épousa en 1978 le poète et écrivain latin d'origine sicilienne Antonino Immè avec lequel elle commença à éditer à Pau la revue internationale latine M.A.S. qu'elle a continué à publier jusqu'en 2010.

Parmi son œuvre, l'on remarque outre de la poésie un roman en prose Saeculorum transvectio, et des traductions d'auteurs de langue française en latin comme en 1995 le livre de Louis Hémon Maria Capodelania, publiés chez l'imprimeur-éditeur et poète allemand Reinhard Brune.

Elle a réuni ses poésies dans Amatoria periegesis. Voyage d'amour, carmina bilinguia (Mazet St Voy, éditions Tarmeye, 1991) et dans Per auras iacta. Jeté au vent (éd. Tarmeye, F-43520 Mazet Saint Voy, 1993).

Elle a été honorée en 1992 par l'Académie française de la médaille d'argent du Prix Théophile-Gautier, pour son Amatoria periegesis.

Geneviève Immè est considérée comme la dernière poète de langue latine en France, terminant ainsi en ce pays une longue tradition[2]: "o quae Gallarum superes nunc unica vates!"[3].

Ses écrits[modifier | modifier le code]

  • 1976: Saeculorum transvectio, Leichlingen, maison d'édition Reinhard Brune, 1976.
  • 1984: "Inter eximios latinitatis vivae fautores Iohannes Capelle", Melissa, 1984, no 4, p. 11.
  • 1985: "Antiquis de rebus...libri novi", in Melissa, no 5, 1985, p. 9.
  • 1985: "Res unius diei", in Melissa, no 7, anno 1985 ( écrit avec Antoninus Immè)
  • 1985: "De institutione latina in scholis", in Melissa, no 9, 1985, p. 2–3.
  • 1986: "S.O.S. Succurrite, O Sodales", in Melissa, no 14, 1986, p. 3.
  • 1987: "De phonocaseta MEL II", in Melissa, no 19, 1987, p. 16.
  • 1987: "Succuristis O Sodales", in Melissa, no 21, 1987, p. 7.
  • 1988: "Miscellanea ad Antoninum meum collecta", in Melissa, no 27, 1988, p. 16.
  • 1990: "Epistola", in Melissa, no 36, 1990, p. 6.
  • 1990: Epistulae decem, Edizioni Pergama, Viale Ezio 7, Milano, 1990.
  • 1991: "Petronius alter", in Melissa, n 40, 1991, p. 10-14.
  • 1991: Amatoria periegesis. Voyage d'amour, carmina bilinguia, Mazet St Voy, éditions Tarmeye, 1991.
  • 1993: Per auras iacta. Jeté au vent, éd. Tarmeye (F-43520 Mazet Saint Voy), 1993.
  • 1995: Aloisii Hémon Maria Capodelania, narratio Canadica in Latinum versa a Genovefa Immè, ed. Domus editoria Rainardi Brune, 1995 (Postfach 1146, D-40736 Langenfeld).
  • 1996: "Maria Capodelania animos commovet", in Melissa, no 71, 1996, p. 14-15.
  • 1996: "Consilium 'Alcuinus' dictum proposuit Albinus Flaccus Parisinus, in Latinum convertit Genovefa Immè", in Melissa, no 74, 1996, p. 10-13.
  • 1998: Haïkaï quotidiens. Haïcua cottidiana, Mazet St Voy, ed. Tarmeye, 1998, 157 p.
  • 2001: Novae fabulae, coll. Babel-Nova (Latine scire, gradus primus), Neapoli, Italibri, 2001.
  • 2003: Hirundo et canis, coll. Babel-Nova (Latine scire, gradus secundus), Marigliano, Italibri, 2003, 48 pp.
  • 2003: Linguae Latinae schola, Marigliano, Italibri, 2003, 148 pp.
  • 2005: Linguae Latinae schola, Vol. II, Marigliano, Italibri, 2005.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Annonce mortuaire.
  2. La France fut un des lieux les plus féconds de la littérature latine jusqu'à une époque récente et a produit à côté de la littérature de langue française, tout une littérature parallèle de langue latine désormais jetée dans l'oubli. Lire: Jozef Ijsewijn, Companion to Neo-Latin Studies, Amsterdam-New York - Oxford, 1977, p. 89: "To the north of the Alps France is certainly one of the most important province of Neo-Latin....France had maintained the lofty traditions of the Middles Ages and was the homeland of a large number of the best Latin writers from the time of Gregory of Tours to the time of Bernard of Clairvaux, Hildebert de Lavardin and so many others. France continued maintaining these traditions during the modern era : throughout the sixteenth and seventeeth century literature in France was virtually bilingual. ...In fact it was not until after the French Revolution that Latin died out.
  3. Comme l'écrit dans un poème Alanus Divutius, « Ad Genovefam Immè, amicissimam, unicam Galliae vatem Latinam », poème, in Melissa, 146°, Bruxelles, 2008, p. 12.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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