Genepi (association)

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'association d'étudiants. Pour la plante, voir Génépi.

Le Genepi est une association loi de 1901, à but non lucratif, sans affiliation politique et non confessionnelle, agissant en France. Elle regroupe des étudiants bénévoles intervenant en prison et dans les structures de la protection judiciaire de la jeunesse, sensibilisant la société civile aux problématiques carcérales et intervenant dans le débat public autour des politiques pénales.

Cette association a été créée en 1976 à la suite des grandes mutineries du début des années 1970, sous le nom de Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées (d'où l'acronyme GENEPI). Depuis son assemblée générale de 2014 elle se nomme simplement Genepi (sans acronyme) pour marquer son changement d'objet social (œuvrer au décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes incarcérées, le public extérieur et ses bénévoles), et aussi parce que l'action de l'association n'est plus limitée à l'enseignement ni aux seuls ateliers en détention, et n'est plus strictement réservée aux étudiants[1]. L'association regroupe quelque 1 200 bénévoles[2].

Objectifs[modifier | modifier le code]

L'objet social de l'association, tel que défini par l'article 3 de ses statuts, est d'œuvrer « en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes incarcérées, le public et ses bénévoles »[3].

Les interventions en détention[modifier | modifier le code]

Conscients de n'être pas des enseignants professionnels, et de faire face à un public adulte, les bénévoles de l'association ont cherché à favoriser un échange horizontal des savoirs, dont le principe a été récemment rappelé, mais dont on trouve la trace dans de nombreux textes de l'association [4], et en premier lieu dans le communiqué de la présidence de la République annonçant sa création[réf. nécessaire]. « La transmission n'est plus unilatérale, il s'agit de coéducation, chaque personne amenant ses expériences et ses savoirs, et dans ce cadre les détenus ont une place centrale et active dans leur propre apprentissage »[5].

Militer, informer et sensibiliser le public[modifier | modifier le code]

La justice étant rendue au nom de tous, le Genepi se réserve le droit de témoigner et de faire part de ses réflexions aux citoyens et à leurs représentants.

Le Genepi organise également des concerts de soutien et des rencontres autour d'artistes rap, hip-hop (mars 2011, place de la République[Où ?]) ou rock, avec le festival Rock'n'taule avec l'Observatoire International des Prisons (OIP), la Cimade Prison, La Croix-Rouge Française, ACT-UP prison... (en juin 2010 au Cabaret Sauvage).

Le Genepi veut mieux formaliser le rôle dévolu aux personnes incarcérées dans ces actions de sensibilisation, et son positionnement par rapport à la parole des personnes incarcérées. « Les membres du Genepi informeront désormais les prisonniers qu'ils rencontrent dans le cadre de leurs activités des actions qu'ils mènent en-dehors de la détention. Ils feront en sorte de faire participer les personnes incarcérées, par toute disposition utile, à l'élaboration du contenu et de la forme de ces actions »[6]. Soucieux de ne pas céder à « l'indignité de parler pour les autres », le Genepi a cherché à thématiser une réflexion sur des modes d'information qui permettent de respecter et de donner place à la parole des personnes incarcérées tout en développant son propre discours, notamment à travers la distinction entre porte-parole et porte-voix[7].

Le Genepi prend toute disposition utile pour faire connaître son action et ses positions, et s’assurer les concours nécessaires à la réalisation de ses buts. Pour cela, des centaines d'événements s'organisent chaque année (expositions, ciné-débats, conférences, concerts, reconstitution de cellule). Au printemps a lieu ainsi le Printemps des Prisons et à l'automne les Journées nationales prison, organisées avec d'autres associations (Croix Rouge, Le Secours catholique, FNARS, ANVP, FARAPEJ...).

Les bénévoles du Genepi interviennent aussi en milieu scolaire, auprès des élèves en collèges et lycées. Ils ont organisé, en 2011, une exposition itinérante rassemblant des œuvres créées en détention dans le cadre d'ateliers animés par le Genepi et d'autres créées à l'extérieur des murs. Elle s'appelle Fleurs de rocaille. Enfin, le Genepi développe de nouveaux moyens d'information et de sensibilisation du public (ISP) comme des performances : par exemple rester enfermer 22 heures dans une cellule de 9 m2 exposé sur une place publique comme cela a été fait à Poitiers. Même si ces modes d'expressions contemporains ne font pas l'unanimité, cela a pour intérêt de faire réagir le public.

Les étudiants du Genepi animent des émissions de radio dans plusieurs villes de France. Les bénévoles du Genepi Toulouse organisent depuis 2004 le Festival Taul'art. Un festival d'échange et de création visant à sensibiliser le public aux réalités du milieu carcéral par le biais de ciné-débats, d'expositions, de scènes ouvertes et de théâtre.

L’association participe également à la réflexion et à l’information du public sur le monde carcéral à travers sa revue, Le Passe-Murailles[8]. Cette publication bimestrielle tire de l’expérience du Genepi sa légitimité pour traiter des questions de prison et de justice. Privilégiant l’aspect pédagogique, cette revue participative sur l’actualité pénitentiaire et judiciaire est destinée à informer et éclairer le grand public de façon objective et approfondie. Pour atteindre ses objectifs de réflexion, d’échanges et de débats sur la réalité carcérale, la revue du Genepi fait appel à la contribution de tous les citoyens, qu’ils soient bénévoles, personnes incarcérées ou professionnels du milieu prison-justice. Si chaque parution fait l’objet d’un grand dossier, constituant un numéro de référence sur le thème traité, Le Passe-Murailles souhaite aussi faire connaître l’actualité culturelle, en présentant divers films, ouvrages, pièces de théâtre consacrés à la prison. Enfin, la revue expose également l’activité de l’association, ainsi que celle des structures associatives œuvrant dans des domaines proches de ceux du Genepi, en France ou à l’étranger.

Le Genepi regroupait en 2010, plus de 1 300 membres répartis dans soixante-dix groupes locaux à travers toute la France. Son rapport d'activité pour l'année scolaire 2010-2011 est disponible sur internet[9].

Outre les frais de fonctionnements inhérents à son activité, le Genepi supporte des frais importants de formation de ses membres. Cet effort de formation est une priorité pour l'association, qui souhaite apporter une contribution de qualité à ses interlocuteurs que sont les détenus, les enfants placés sous main de justice, la protection judiciaire de la jeunesse, l'éducation nationale, l'enseignement supérieur, l'administration pénitentiaire et le public. Afin d'assurer la pérennité de son action, le Genepi recherche des partenaires donateurs qui soient à la fois des garanties de son indépendance financière et des relais de son action dans l'opinion publique.

Les comptes de l'association sont contrôlés chaque année par les commissaires aux comptes de l'association qui vérifient la bonne utilisation des ressources de l'association.

Origine[modifier | modifier le code]

À la suite de violentes émeutes dans les prisons durant les étés 1974 et 1975, les pouvoirs publics décident d'ouvrir les prisons et font appel à des intervenants extérieurs. C'est dans ce contexte que Lionel Stoléru, alors conseiller économique à la présidence de la République, est chargé de solliciter les étudiants[10].

Il organise une rencontre entre étudiants et l'Administration pénitentiaire qui aboutira au dépôt des statuts du Genepi le 26 mai 1976, après une période de fonctionnement à titre expérimental de près de deux ans.

Une association citoyenne dans la tourmente des politiques publiques[modifier | modifier le code]

L'association prend depuis 1981 (à propos de la Loi sécurité et liberté) des positions sur la prison, la justice et sur son propre fonctionnement, affirmant ainsi son indépendance vis-à-vis de l'administration pénitentiaire et de la protection judiciaire de la jeunesse.

C'est pour cela que le Genepi a décidé de s'opposer avec force à la politique du gouvernement ces dernières années. La loi Loppsi 2 a fait l'objet d'une lutte intense : demande de retrait du texte et position contre « la stigmatisation de l'enfance en difficulté, le recours accru à la visioconférence pour rendre la justice, l'extension de l'impunité de l'État, mais aussi l'aggravation de certaines infractions, notamment en matière de sécurité routière... Le projet de loi amendé par l'Assemblée nationale a de quoi faire frémir n'importe quel justiciable encore soucieux, dans ce pays, de sauvegarder une justice qui ne réponde pas uniquement à des impératifs sécuritaires »[11]. Le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy a aussi fait l'objet d'un communiqué de presse intitulé Vers un droit pénal de l'ennemi ![12].

Pour mieux porter ce message, le Genepi veut devenir plus indépendant des administrations de l'état. « Le Genepi rappelle avec force qu'il refuse d'être considéré comme un prestataire de service de quelque administration que ce soit. Il inscrit son action dans une logique de circulation des savoirs distincte de celle de l'Éducation Nationale, à laquelle il n'a aucun cas vocation à se substituer »[5]. De plus, « le Genepi tient à rappeler qu'il n'est en aucun cas lié aux différentes administrations partenaires par un quelconque devoir de loyauté. Il garde, en tous lieux et quelle que soit l'échelle à laquelle il agit, une liberté de parole totale et inaltérable. Son action et son discours, qui peuvent être librement critiqués, ne sauraient, en aucun cas, se voir muselés »[6]. Enfin, le Genepi cherche à préserver son indépendance dans le contexte de l'évolution contemporaine des politiques publiques et des relations entre l'État et les associations. Pour moins dépendre du ministère de la Justice, le Genepi s'engage dans une recherche de financement diversifié, afin de maintenir à un niveau significatif mais dispensable les subventions par projets de ses partenaires institutionnels directs, jugeant qu'il est souhaitable que la dimension financière de ces partenariats reste au second plan[13].

Le Genepi lance régulièrement des campagnes sur la prison auprès de divers public : campagne en détention pour informer sur le droit de vote, campagne auprès des parlementaires et des magistrats pour qu'ils exercent leur droit de visite (Journée Parlement Prison), enquête auprès des Français sur les opinions et représentations portées sur la prison faites en collaboration avec des chercheurs (enquête À l'ombre du savoir), enquête auprès des prisonniers eux-mêmes quant aux activités proposées dans les établissements...

Faire valoir un projet propre en prison[modifier | modifier le code]

Le Genepi doit également être libre des actions qu'il organise en détention. Les activités menées en détention sont le fruit d'une concertation entre étudiants et détenus. « Le Genepi associe les personnes incarcérées au choix, au déroulement et à la pérennité de ses activités. À cette fin, les groupes locaux mettent en place et organisent la consultation de la population incarcérée dans les établissements où ils interviennent. C'est ensemble que les prisonniers et les étudiants du Genepi établiront des projets qui seront motivés et soumis seulement ensuite, pour accord, aux référents concernés »[6].

« Partout où les bureaux locaux du Genepi ne parviendraient pas à obtenir des garanties suffisantes de la participation volontaire des prisonniers aux activités, celles-ci devront être suspendues ». De plus, « Il est indispensable que les responsables locaux exigent, si besoin par courrier recommandé, de connaître les critères présidant à la constitution des listes de participants aux activité du Genepi. Le passé pénal et le comportement en détention ne constituent pas aux yeux du Genepi des critères de sélection valables »[6].

Si ce projet d'investissement des prisons par des acteurs de la société civile a pu occasionner certaines frictions, il n'est pas cependant en porte-à-faux systématique avec l'administration, tant s'en faut, puisque la loi du 24 novembre 2009, ainsi que les règles pénitentiaires européennes vont dans le sens d'une reconnaissance du rôle des détenus dans la vie en détention, et notamment dans l'élaboration de l'offre d'activité en détention.

Positions du Genepi[modifier | modifier le code]

Les AdAGes (Actes des Assises du Genepi) réunissent toutes les positions qui ont été prises par le Genepi depuis 1981[14].

Les dernières prises de position du Genepi concernent :

  • Le travail[15], Assemblée générale de juin 2005.
  • Le sens de la peine et la place de la victime[16], Assemblée générale de juin 2005.
  • Le contrôle extérieur des établissements pénitentiaires[17], Assemblée générale de juin 2006.
  • Du danger de l'utilisation politique de la notion de dangerosité[18], Assemblée générale de juin 2007.
  • Les évolutions récentes de la Justice des mineurs[19], Assemblée générale de juin 2007.
  • Les Établissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM)[20], Assemblée générale de juin 2007.
  • Les relations familiales et la sexualité en détention[21], Assemblée générale de juin 2007.
  • L'équilibre du procès pénal : réflexions sur la fonction de juger et la fonction de punir, Assemblée générale de juin 2008.
  • Entre raison et émotion : politique, médias, citoyens face au risque de dérive vers un populisme pénal, Assemblée générale de juin 2008.
  • L'alimentation en détention, Assemblée générale de juin 2008.
  • Les étrangers en détention, Assemblée générale de juin 2008.
  • Le corps en détention, Assemblée générale de juin 2009[22].
  • L'intervention du Genepi auprès des mineurs, Assemblée générale de juin 2009[23].
  • La mixité en prison, Assemblée générale de juin 2009[24].
  • La mesure de placement sous surveillance électronique fixe (PSEF), Assemblée générale de juin 2010[25].
  • L'expression collective et individuelle des personnes incarcérées, Assemblée générale de juin 2010[26].
  • L'architecture carcérale
  • Les étudiants empêchés
  • La politique financière de l'association
  • Le partenariat entre les prisonniers, le Genepi et l'administration pénitentiaire
  • La réinsertion[27]
  • Les centres de rétention administrative
  • L'éducation populaire.

Le Genepi prend aussi régulièrement position dans l'actualité, par la signature d'une pétition, la rédaction d'un communiqué de presse ou d'une lettre ouverte, la publication d'un article...

L'association s'est par exemple récemment associée avec le Syndicat de la magistrature et le SNEPAP-FSU, sur un texte commun contre la rétention de sûreté. La loi instaurant une rétention de sûreté est entrée en vigueur le 26 février 2008[28] après avoir été partiellement censurée par le Conseil constitutionnel[29]. Celle-ci permet après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée et sans infraction - l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».

Dans leur appel, le Genepi, le Syndicat de la Magistrature et le SNEPAP-FSU estiment que la mise en place de ce dispositif « relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui (...) impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques ». Ils considèrent que cet enfermement préventif traduit « une logique d'élimination qui s'apparente à une mort sociale »[30].

Le Genepi s'est également mobilisé contre la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, adoptée le 14 mars 2011 à plusieurs reprises, la parcimonie adoptée par les magistrats dans l'ordonnance de suspensions de peine pour raisons médicales ou la suppression, un temps annoncée, du Contrôle général des lieux de privation de liberté.

Le Genepi a adopté en assemblée générale ordinaire, en juin 2010, une position de l'association quant à la loi du 24 novembre 2009, dite loi pénitentiaire ou loi du sauf si.... Droits de recours, différenciation des régimes de détention, quartiers disciplinaires, règlements intérieurs types, fouilles, aménagements de peine, liberté d'expression et d'information, droit du travail, mais aussi obligation d'activité font, depuis, l'objet des réflexions de l'association. Les décrets d'application ont été publiés.

La Charte du Genepi[modifier | modifier le code]

La Charte du Genepi[31] fixe les valeurs de l'association, que chaque génépiste s'engage à respecter :

  • La vocation du Genepi est de participer au décloisonnement de la prison en établissant un lien entre les détenus et le monde extérieur.
  • Le Genepi est sans affiliation politique ni religieuse. Il est indépendant de toute institution quant à sa réflexion et ses prises de position.
  • Le Genepi, association citoyenne, attachée au respect des Droits de l'Homme, a le devoir de rendre compte de leurs violations éventuelles.
  • Le Genepi est constitué d’étudiants y exerçant leur citoyenneté. La Justice étant rendue notamment en leur nom, le Genepi se réserve le droit de faire part de ses réflexions auprès des citoyens et de leurs représentants.
  • Le Genepi considère que toute peine doit nécessairement permettre la réinsertion dans la société.
  • Le Genepi est opposé à toute peine et tout traitement inhumains ou dégradants. Il est opposé à la peine de mort.
  • Le Genepi contribue à l’exercice du droit au savoir des détenus.
  • Dans toutes ses activités, le Genepi est indifférent au passé pénal des détenus.
  • La qualité des interventions du Genepi nécessite la plus grande concertation avec les différents partenaires concernés.
  • Dans le cadre de l’information et de la sensibilisation du public, le Genepi rappelle que son devoir de témoignage s’accompagne du souci de la plus grande honnêteté.
  • La diversité de provenance des étudiants qui composent le Genepi est un atout majeur de la qualité de son action.
  • L’action du Genepi nécessite la formation des membres de l’association.
  • L’action au sein du Genepi est indissociable d’une réflexion sur le système pénal et judiciaire.
  • La réflexion sur l’action et la politique du Genepi doit être permanente et menée par ses membres.

Personnalités de l'association[modifier | modifier le code]

Bureaux[modifier | modifier le code]

1974-1975 création par Gérard Suchet
Année Président Secrétaire National Trésorier Vice-Président chargé de la communication et de la voix politique Vice-Président chargé de l'information et de la sensibilisation du public Vice-Président chargé de l'action en détention
1975-1976 Jean-Michel Gouzon
1976-1977 Dominique Armbrust
1977-1978 François-Xavier Barrière
1978-1979 François Gomez
1979-1980 Gilles Jeannin
1980-1981 Jean-Michel Segui
1981-1982 Renaud Paul
1982-1983 Gérard De Moura
1983-1984 Thaddée In
1984-1985 Stéphane Martin
1985-1986 Jean-André Lasserre
1986-1987 Jean-Charles Paras
1987-1988 Bruno Shoen
1988-1989 Eric Lenoir
1989-1990 Philippe Mouly
1990-1991 Olivier Galan
1991-1992 Patrick Lavoisier
1992-1993 François-Mathieu Poupeau Serge Aubague
1993-1994 Laurent Poncelet Guy-Pierre Chomette
1994-1995 Sandrine Van Nieuwenhuyse Jean-Luc Hofmann
1995-1996 Sandra Rudelle
1996-1997 Laurent Rouziere
1997-1998 Grégory Doucet
1998-1999 Béatrice Delpech
1999-2000 Cécile Rucklin Jean-François Fogliarino Charly Ferret
2000-2001 Aida Moumni
2001-2002 Romain Malvoisin
2002-2003 David Maligorne Maïwenn Moire Julien Lemarchand Elodie Gotzorg
2003-2004 Galatée De Laubadère
2004-2005 Galatée De Laubadère Robin Laffont Philippe Le Brouster Céline Aumont
2005-2006 Alexis Saurin Élise Duchiron Julian Martinez Carine Navaro
2006-2007 Clémence Patureau Quentin Duru Guénolé Carlier Pierre Januel Camille François
2007-2008 Pierre Méheust Quentin Duru Camille François Eve Fitoussi Audrey Lachuer
2008-2009 Arnaud Philippe Catherine Puig Elodie Connan Thomas Huet
2009-2010 Chirine Heydari Marianne Roussel Gaspard Chevallier Adélaïde Météreau
2010-2011 Maxime Gouache Antoine Jeanne Serge Benest Sacha Besuchet
2011-2012 Manon Veaudor Sarah Bretesché Martin Bégaud Marie Classine
2012-2013 Charles Bodreau Laure Maufrais Guillaume Fontan Héloïse Guisnel Yves Januel
2013-2014 Sylvain Robin Camille Maghin Maxime Graouate Matthieu Quinquis Camille Cohignac
2014-2015 Mathilde Robert Aurélie Dutour Edgar Priour--Martin Nicolas Noireau Anaïs Lambert
2015-2016 Gabrielle Ripplinger Marin Hannache Laurent Mabille Ahmed Kourdi Charline Becker
2016-2017 Sophie Ponçot Miléna Bernard Vivetha Sébastiampillai Sophie Ponçot Yoana Lopez Ionna Bouvier
2017-2018 Naomi Chaussat Philomène Dutilloy Cédric Mathurel Naomi Chaussat Clarisse Zanandreis Gaël Rabiers du Villars

Délégués régionaux[modifier | modifier le code]

Année Délégation régionale Atlantique Délégation régionale Est Délégation régionale Grand-Ouest Délégation régionale Ile-de-France Délégation régionale Centre Délégation régionale Nord Délégation régionale Occitanie Délégation régionale Provence-Alpes-Côte d'Azur-Corse Délégation régionale Rhône-Alpes Auvergne
2004-2005 Perrine Mougel
2005-2006 Marie Chaudières Jérémie Vogels Guilaine Hoareau Vincent de Beaucoudrey Émilie Dewulf Sandra Magnard Aurélie Mongaillard
2006-2007 Marie Chaudières Céline Henninger Youen Henaff Anne Evrard et Marion Michiardi Pauline Vasseur Carole Marie Brice Meunier Jean-François Gicquel
2007-2008 Aude Charvillat Jonas Robert et Marion Barthelet Sarah Camous Christopher Depalle
2008-2009 Clara Baudelin Charles Mounot Samia Chakrar et Romain Ecorchard Lucie Fournier et Félix Gautier Gaëlle Beaudemont Anaïs Fischer Fanny Marchand
2009-2010 Joël Charbit Kévin Van Landeghem Samia Chakrar Coline Durou et Laure Lamoise Nadège Carpentier Marion Mayer-Boesch Gaëlle Baudemont Alexia Coutard
2010-2011 Hugo Henneton Caroline Perret Charlotte Moquet et Irina Royer Pénélope Cardon et Joseph Rivière Jean-Baptiste Bia Camille Lefoeuvre Chloé Masson Marion Scherrer
2011-2012 Guillaume Teiller Elsa Monjanel Florian Gémin et Marc Duranton Derek Pasquet et Anne Bastin Marine Grall Laurent Mabille Camille Varin Brice Husson
2012-2013 Kloe Etchamendy Charlène Le Glatin et Benoît Trulla Julia Cahour, Léa Chambord et Renaud Cruells Rémi Hermet François Bompard Elise Bourdais Clémence Faure et Axel Roux
2013-2014 Céline Bouillault Julie Mangeot Marie-Charlotte Breurec et Benoît Trulla Prune Missoffe et Oussama Boudinar Juliette Atger Anaïs Galy François Bompard Julie Testart Mélissa Abba-Chérif et Charlotte Métayer
2014-2015 Bastien Duluc Pierre Suaire Nolwenn Boré et Clémentine Le Berre Tom Deschamps et Robin Zenou Damien Garlaschi Xavier Porteous Maxime Graouate Célia Vinouze Martin Grandjean et Matthieu Gallezot
2015-2016 Adeline Bossard Fanny Mérigot Julie Etien et Laetitia Dusseux Charlène Cuartero-Saez et Simon Barthélemy Marie Lesimple Aurore Baurin Hugo Avvenire Constance Tricard Huilén Grotti et Romain Eysseric
2016-2017 Charlotte Dupeux Lilia Moussa-Esper Clément Thébault et Camille Rieu Saskia Lapraye et Joachim Rognon Emma Agbessi Cédric Mathurel Chloé Derail Valentine Welter et Sophie Ceillier
2017-2018 Lila Bockler Khadija Roseau-N'Diaye Christelle Vaidie et Alexandra Berchon Martin Mellion et John Bingham Agathe Arnoux Gaëtan Maran Aude Le Corre Florian Boyer et Eva Saudrais

Membres d'honneur[modifier | modifier le code]

  • Robert Badinter (ancien Garde des Sceaux et ancien Président du Conseil constitutionnel)
  • Lionel Stoléru (fondateur du Genepi)
  • Gabriel Mouesca (un des leaders historiques de l'organisation séparatiste militaire basque clandestine Iparretarrak et un militant pour les luttes anticarcérales, ancien président de l'Observatoire International des Prisons, Emmaüs France)
  • Antoine Lazarus (médecin, animateur du Groupe Multiprofessionnel Prison, président de la section française de l'observatoire international des prisons)

Anciens membres[modifier | modifier le code]

D'anciens membres se sont organisés, depuis août 2009, en une Association des Anciens du Genepi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historique de l'association.
  2. Présentation de l'association.
  3. Assemblée Générale, 18 juin 2011
  4. Prise de position, Le Genepi intra-muros, 1998
  5. a et b Prise de position, Les étudiants empêchés, 18 juin 2011
  6. a, b, c et d Prise de position, Prisonnier, Genepi, Justice, 18 juin 2011
  7. Une parole prisonnière, prise de position de juin 2010
  8. Site de la revue Le Passe-Murailles
  9. Rapport d'activité 2010-2011
  10. Patrick Roger, « L’ancien ministre Lionel Stoléru est mort », sur Le Monde.fr, (consulté le 1er décembre 2016).
  11. Exigeons le retrait pur et simple du texte, communiqué de presse du 3 juin 2010
  12. Vers un droit pénale de l'ennemi, communiqué de presse du 3 septembre 2010
  13. Préserver son indépendance, 18 juin 2011
  14. Les AdAGes (Actes des Assises du Genepi)
  15. http://www.genepi.fr/UPLOAD/mediaRubrique/file/Dossiers_assises/position_travail.pdf
  16. http://www.genepi.fr/UPLOAD/mediaRubrique/file/Dossiers_assises/position_victime.pdf
  17. http://www.genepi.fr/president/Position_Controle_Exterieur.pdf
  18. http://www.genepi.fr/ag/positions/prise_de_position_dangerosite.pdf
  19. http://www.genepi.fr/president/justice-mineurs.pdf
  20. http://www.genepi.fr/president/EPM.pdf
  21. http://www.genepi.fr/president/sexualite.pdf
  22. Le corps en détention
  23. L'intervention du GENEPI auprès des mineurs
  24. La mixité en prison
  25. La mesure de placement sous surveillance électronique fixe (PSEF)
  26. L'expression collective et individuelle des personnes incarcérées
  27. La réinsertion
  28. Loi no 2008-174 du 25 février 2008 parue au JO no 0048 du 26 février 2008. Texte de loi consultable sur legifrance
  29. Décision no 2008-562 DC - 21 février 2008 - Loi relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental
  30. http://www.genepi.fr/actualites/texte_retention_surete.pdf
  31. Charte du Genepi
  32. Michel Muller Candidat de la farce tranquille , Macha Séry, Le Monde, 10 février 2007

Liens externes[modifier | modifier le code]