Gemini (protocole)

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Gemini

Informations
Fonction Transmission d'hypertexte
Sigle gemini
Date de création juin 2019
Port 1965
RFC non standardisé par l'IETF

Gemini est un protocole de communication client-serveur. C'est un protocole de la couche application qui utilise le protocole TCP comme couche de transport. Il permet notamment d'accéder à des documents texte simples de type hypertexte. Les échanges entre le client et le serveur sont sécurisés à l'aide du protocole TLS. Le protocole est mis au point de manière collaborative mais n'est pas un standard internet.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le protocole a été créé afin de répondre aux dérives du web selon ses auteurs[1]. Le but n'est pas de remplacer le web ou Gopher mais de proposer une alternative[2][source secondaire nécessaire].

Les ressources Gemini sont identifiées au moyen d'URL dont le schéma est gemini://. Il est à noter[style à revoir] que contrairement au protocole HTTPS qui possède un équivalent non chiffré (HTTP), le protocole Gemini ne définit volontairement pas d'équivalent non-chiffré.

La syntaxe des pages gemini, appelée Gemtext, est inspirée de celle de Markdown. Les liens sont toutefois écrits différemment :

=> gemini://domaine.gemini/ Domaine Gemini
=> https://fr.wikipedia.org/ Wikipédia en Français

Implémentation[modifier | modifier le code]

Serveurs[modifier | modifier le code]

Bien que le protocole soit jeune et encore en développement, plusieurs serveurs existent déjà[3][source insuffisante].

Certains de ces serveurs implémentent les fonctionnalités nécessaires afin de répondre aux spécifications et de servir des fichiers statiques.

D'autres serveurs possèdent des fonctionnalités plus avancées comme la création de Virtual Host, la prise en charge des interfaces CGI ou encore du proxy inverse.

Il existe également différents proxy permettant d'accéder à gemini via HTTP, permettant d'utiliser un navigateur web standard.

Clients[modifier | modifier le code]

Des clients sont disponibles sur les principaux systèmes d'exploitation existant. Certains n'implémentent que des fonctionnalités de bases, d'autres sont capables d'afficher des images ou de jouer un son.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2020, le réseau Gemini[4] :

  • comptait 506 capsules (et 64 000 URI)
  • dont 17 % utilisaient des certificats fournis par Let's Encrypt
  • et réparties sur 371 adresses IP dont 17 % en IPv6

Le projet Gemini a également fait l'objet d'une présentation lors du FOSDEM 2021[5] et son essor rapide devrait prochainement[Quand ?] lui permettre d'être pris en charge par la commande cURL[6] malgré le fait que le schéma d'URI ne soit pas enregistré auprès de l'IANA.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lee Phillips, « Gopher, Gemini, and the rise of the small Internet », Linux Magazine, no 245,‎ (ISSN 1471-5678, lire en ligne, consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Blog Stéphane Bortzmeyer: Le protocole Gemini, revenir à du simple et sûr pour distribuer l'information en ligne ? », sur www.bortzmeyer.org (consulté le )
  2. « Project Gemini FAQ », sur gemini.circumlunar.space (consulté le )
  3. Krispin Schulz, kr1sp1n/awesome-gemini, (lire en ligne)
  4. « Blog Stéphane Bortzmeyer: Developing and running an Internet crawler », sur bortzmeyer.org (consulté le )
  5. « FOSDEM 2021 - Gemini, a modern protocol that looks retro », sur fosdem.org (consulté le )
  6. « Curl: Re: [PATCH New protocol: gemini] », sur curl.se (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]