Gekko gecko

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Gekko gecko
Description de l'image Gekkoninae_Gekko_gecko.png.
Classification selon ReptileDB
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Reptilia
Sous-classe Lepidosauria
Ordre Squamata
Sous-ordre Sauria
Infra-ordre Gekkota
Famille Gekkonidae
Genre Gekko

Espèce

Gekko gecko
(Linnaeus, 1758)

Synonymes

  • Lacerta gecko Linnaeus, 1758
  • Gekko verticillatus Laurenti, 1768
  • Gekko teres Laurenti, 1768
  • Gekko aculeatus Houttuyn, 1782
  • Gekko perlatus Houttuyn, 1782
  • Gekko guttatus Daudin, 1802
  • Gekko verus Merrem, 1820
  • Gekko annulatus Kuhl, 1820
  • Gymnodactylus tenuis Hallowell, 1856

Gekko gecko, le Gecko tokay ou Gecko des habitations est une espèce de geckos de la famille des Gekkonidae[1].

Répartition[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre en Inde, au Népal, au Bangladesh, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, au Viêt Nam, en Malaisie, dans le sud de la Chine, à Taïwan, aux Philippines, en Indonésie et au Timor oriental[1].

Elle a été introduite en Floride et à Hawaï aux États-Unis et en Martinique.

Description[modifier | modifier le code]

Gecko tokay

C'est un lézard ovipare nocturne.

Il mesure de 20 à 35 cm de longueur.

Les mâles ont des pores fémoraux (petits points) en forme de V au-dessus du cloaque. De plus le mâle crie de façon différente par rapport à la femelle[2]. Le Gekko gecko présente la particularité d'avoir des setae : il s'agit de poils microscopiques situés sous ses pattes, qui offrent un grand pouvoir d'adhésion sur des supports lisses, verticaux. L'animal peut se mouvoir sur des plafonds.

Ce gecko est plutôt massif, doté d'une grosse tête à la mâchoire puissante. Son corps est gris bleuté avec des points orange distincts et des taches bleu clair régulièrement espacées.

Tokay pris au piège

Comme tous les reptiles nocturne, il a de grands yeux aux pupilles verticales (qui sont rétrécies en une fine fente sous une lumière vive).

Il n'a pas de paupières mais il a à la place une écaille transparente appelée la lunette.

Il dispose d'un véritable répertoire sonore pour communiquer.

Quand il est pris au piège,acculé dans un cul de sac, il ouvre largement sa bouche, exhibant sa langue rouge et sa gorge noire. Se sentant en danger, le tokay peut alors devenir très agressif et infliger une morsure violente et douloureuse à son agresseur.

Comme les lézards que l'on trouve en France, il peut perdre sa queue pour s'échapper[3].

Habitat[modifier | modifier le code]

Il vit des les forêts tropicales humides et dans les zones urbaines.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Ce gecko est insectivore et carnivore.

Quand il chasse le soir, il pousse des cris, sorte d'aboiement, qui peuvent s'entendre à plus de 100 m de distance. Il consomme la plupart des arthropodes de taille adaptée, et n'hésite pas à consommer de petits reptiles (dont à l'occasion de sa propre espèce) ou de petits mammifères comme des souriceaux ou de petits oiseaux. Tous comme les autres Sauriens, il ne se nourrit que de proies vivantes.

Éthologie[modifier | modifier le code]

Les mâles sont territoriaux et défendent parfois violemment leur territoire, surtout en période de reproduction.

cri

Les mâles sont capables de pousser un cri puissant et caractéristique ressemblant à «to-kay », lors des périodes de reproduction ou bien lorsqu'ils se sentent menacés.

Reproduction[modifier | modifier le code]

un mâle et un juvénile

La reproduction commence à la sortie de l'hiver (extrêmement clément là où vivent ces geckos). Les œufs sont en général pondus au pied des branches. Ils incubent durant environ dix semaines à 29 °C, avec une hygrométrie de 70-80 %.

Les petits sont adultes à l'issue de leur deuxième année.

Gekko gecko, Vietnam.

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Reptarium Reptile Database (26 septembre 2012)[4] :

Le gecko tokay et l'Homme[modifier | modifier le code]

Élevage en captivité[modifier | modifier le code]

Se reproduisant facilement en captivité, ces geckos ont été parfois utilisés pour la chasse aux insectes (blattes, cafards) en particulier à New York (première moitié des années 1900). Ceci fut d'ailleurs fatal à la plupart de ces geckos, la température, l'hygrométrie et surtout la présence d'insecticide dans les proies ayant eu raison d'eux.

Sa robustesse fait du gecko tokay un reptile apprécié des terrariophiles[5] bien qu'il se montre agressif, et ne soit pas domesticable. Les amateurs visent à reproduire au mieux ses conditions de vie, et apportent un soin particulier à la maintenance d'un degré correct d'hygrométrie et d'un environnement aéré. Des préconisations sont disponibles sur de nombreux sites d'amateurs spécialisés, ou vétérinaires plus généralistes[6] En cas de reproduction, et compte tenu des tendances de l'animal à manger ses propres petits, ils élèvent ceux-ci dans des terrariums séparés.

Recherche[modifier | modifier le code]

La capacité du gekko gecko (et d'autres genres de sa famille) à se mouvoir sur des supports verticaux ou d'une inclinaison supérieure à 90° a entrainé des recherches biomimétiques sur les setae et spatulae équipant leurs pattes, visant à les reproduire. En 2005, l'Université d'Akron a mis au point des nanotubes inspirés de ces deux structures, et présentant un pouvoir d'adhésion quatre fois supérieur aux pattes du gecko[7]. En 2011, une équipe de chercheurs a mis en évidence le dépôt de phospholipides, en complément des mécanismes déjà identifiés, expliquant le pouvoir auto-nettoyant observé, et qui permet à l'animal de se mouvoir sur des surfaces poussiéreuses, et de décoller ses pattes sans qu'elles ne soient salies[8]

Médecine traditionnelle[modifier | modifier le code]

Gekko gecko secs

Il est utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise et sa chasse intensive est à l'origine d'un déclin dramatique de son espèce.

Croyance[modifier | modifier le code]

Les malais pensent que quand un tokay vit dans leur maison, il leur porte bonheur ; et si un tokay se fait entendre après la naissance d'un enfant, il prédit alors une vie heureuse au nouveau-né[9].

Philatélie[modifier | modifier le code]

Ce gecko a été représenté sur des timbres par les pays suivants :

  • Laos : en 1984 (3 k.)
  • Vietnam : en 1965 (12 xu.) et 1984 (5 d.)
  • Dhufar ( Oman ) en 1972

Publications originales[modifier | modifier le code]

  • Linnaeus, 1758 : Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, ed. 10 (texte intégral).
  • Mertens, 1955 : Über eine eigenartige Rasse des Tokehs (Gekko gecko) aus Ost-Pakistan. Senckenbergiana Biologica, vol. 36, p. 21-24.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Borg, 2004 : De tokkeh, Gekko gecko - een eenvoudige handleiding. Lacerta, vol. 62, n. 6, p. 256-260.
  • Han & Zhou, 2005 : Complete sequence and gene organization of the mitochondrial genome of Tokay (Gekko gecko). Zoological Research, vol. 26, n. 2, p. 123-128.
  • McCoid, 1993 : The "new" herpetofauna of Guam, Mariana Islands. Herpetological Review, vol. 24, p. 16-17.
  • Means, 1996 : Geographic Distribution. Gekko gecko. Herpetological Review, vol. 27, n. 3, p. 152.
  • Rösler, 2001 : Studien am Tokeh: 1. Gekko gecko azhari MERTENS 1955 (Sauria: Gekkonidae). Gekkota, vol. 3, p. 33-46.
  • Rosamma, 2005 : On the occurrence of the Tokay Gecko (Gekko Gecko (Linn)) (Reptilia: Squamata: Gekkonidae) in Meghalaya. Cobra, vol. 59, p. 11-12.
  • Tang, Li, Yu, Chen, Huang, 1995 : Gekko gecko resources and its geographic distribution in Guangxi. Acta Herpetologica Sinica, vol. 4/5, p. 139-145.
  • Zhang, Tang, Huang & Zeng, 1997 : Investigation on the geographic variance of Tokay, Gekko gecko L. Chinese Journal of Zoology, vol. 32, p. 44-46.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Référence Reptarium Reptile Database : Gekko gecko 
  2. Spectogrammes comparés des mâles et femelles
  3. Chris Mattison (trad. Yvan Ineich et Annemarie Ohler), Serpents, autres reptiles et amphibiens, Larousse, , 352 p. (ISBN 978-2-03-589883-8), Tokay pages 154 et 155
  4. Reptarium Reptile Database, consulté le 26 septembre 2012
  5. (fr) Philippe Gérard, Le terrarium : manuel d'élevage et de maintenance des animaux insolites, Campsegret, Animalia éditions, , 176 p. (ISBN 2-915740-07-0), p. 92
  6. Les affections des lézards liées aux conditions de captivité
  7. Gecko-Inspired Adhesives and Tapes
  8. Direct evidence of phospholipids in gecko footprints and spatula–substrate contact interface detected using surface-sensitive spectroscopy Ping Yuan Hsu et col. 1991
  9. Jiří Felix (trad. Jean et Renée Karel), Faune d'Asie, Gründ, , 302 p. (ISBN 2-7000-1512-6), Gecko des habitations ou Tokay