Gazoduc Turkménistan–Afghanistan–Pakistan–Inde

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Projet de trajet du gazoduc TAPI

Le Gazoduc Turkménistan–Afghanistan–Pakistan–Inde appelé aussi plus simplement gazoduc TAPI est un projet de gazoduc allant des champs gaziers du Turkménistan de Galkynysh vers le Pakistan et l'Inde, en traversant l'Afghanistan, construit à partir de 2015 et dont la mise en service est prévue à la fin de l'année 2019.

Le projet est considéré comme « modifi[ant] profondément la carte de l'approvisionnement énergétique en Asie centrale »[1] et est également considéré comme potentiellement un élément structurant pour les pays d'Asie centrale traversés, certains commentateurs la comparant à la route de la soie.

Description et parcours[modifier | modifier le code]

Le gazoduc est estimé à 10 milliards de dollars pour une capacité de transport de 33 milliards de m3 par an[2], sur une longueur de 1800 km[1] ou 1840 km[3]. Le gazoduc terminé pourra faire l'objet d'une extension vers l'Iran à l'ouest et vers la Chine à l'est[2].

Intérêt[modifier | modifier le code]

Le partenaire fournisseur de gaz est Turkmengaz.

Dans la répartition du gaz, il est prévu que l'Inde et le Pakistan, pays aux besoins énergétiques importants[2], reçoivent chaque jour chacun 40 millions de m3, l'Afghanistan recevant pour sa part 14 millions de m3[1].

Le pays exportateur de gaz pour sa part y trouve l'occasion d'élargir ses débouchés, et de réduire la part des exportations à destination de la Chine, tout en développant les capacités de production du site gazier dans un consortium japonais, turc et turkmène[2]. La Banque asiatique de développement participe à l'investissement.

L'équipement est structurant pour l'économie des pays traversés en renforçant leur autonomie énergétique et les coopérations. Les progrès économiques attendus sont susceptibles d'aider à la stabilisation politique[1]. la redevance perçue par l'Afghanistan est estimée à 500 millions de dollars[4].

Le long du gazoduc d'autres éléments sont prévus : une ligne de chemin de fer entre Serhetabat et Torghondi destinée aux échanges, une ligne électrique baptisée projet TAP500 reliant Turkménistan Afghanistan et Pakistan et également une liaison par fibre optique des mêmes pays. La ligne électrique doit rejoindre Kaboul et Jalalabad à partir de Kandahar. La liaison de fibre optique pour sa part est prévue rejoindre Bakou et l'Europe, et générera des recettes importantes pour l'état afghan, 200 millions de dollars[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet est discuté depuis les années 1990[1],[2]. C'est l'Etat turkmène qui est à l'initiative[3] et dirige les travaux, et concrétise le projet dans le contexte de concurrence avec l'Iran pour la fourniture de gaz au sous-continent indien[2].

Les travaux de la section turkmène débutent en et les dirigeants des 4 pays partenaires sont présents pour l'inauguration[2].

Les travaux sont supposés se terminer fin 2018 au moment du début des travaux[2]. La partie turkmène de l'équipement est terminée en février 2018[1]. La section afghane de l'équipement est construite à partir de Serhetabat et Hérat à partir de [3].

La section pakistanaise doit être bâtie à partir de [5].

En , compte-tenu de retards en particulier du fait des problématiques afghanes, la fin des travaux est prévue pour la fin de l'année 2019[1]. Le gazoduc est menacé par les Talibans[1] et l'instabilité politique en Afghanistan handicape l'avancée des travaux[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]