Gazella dama

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La Gazelle dama (Gazella dama, ou Nanger dama) est une espèce de gazelle africaine devenue rare et menacée ; elle est considérée par l'UICN comme au bord de l'extinction. C'est la plus grande gazelle actuelle.

Elle fait localement l'objet d'un plan de réintroduction en Afrique du Nord.

Physiologie[modifier | modifier le code]

  • Longueur du corps : 1,40 à 2,00 m
  • Longueur des cornes : 21 à 43 cm, en S
  • Hauteur au garrot : 90 à 120 cm[1]
  • Poids adulte :
    • femelles : 35 à 45 kg
    • mâles : 40 à 75 kg
  • Gestation : 145 jours
  • Nombre de jeunes par portée : 1
  • Nombre de portées par an : 1
  • Maturité sexuelle :
    • femelles : 9 à 12 mois
    • mâles : 18 à 24 mois
  • Vitesse de pointe : elle est très rapide
  • Longévité : 12 ans dans la nature, jusqu'à 19 ans en captivité

Description[modifier | modifier le code]

C’est la plus grande des gazelles.

Le cou et les pattes sont très allongés.

Les cornes assez courtes sont en forme de S dirigé vers l’arrière. Celles des mâles sont en général plus longues et plus robustes que celles des femelles.

La tête est de couleur blanche et les femelles présentent une raie noire en travers de l’œil.

Le cou, roux, porte une tâche blanche bien visible. La coloration de la robe est blanche avec, à la partie supérieure, une zone marron/rousse plus ou moins étendue qui laisse toujours la croupe et le ventre blancs.

La queue est courte, blanche avec l’extrémité noire.

Répartition[modifier | modifier le code]

On la trouve en Algérie, au Burkina Faso, en Égypte, en Libye, au Mali, au Maroc, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal, au Soudan et au Tchad.

Habitat[modifier | modifier le code]

On trouve des petits troupeaux de ses grandes gazelles dans les zones semi-arides.

Au cours de la saison humide, on les trouve sur les pâturages et les plateaux du Sahara, mais elles migrent vers les prairies ouvertes durant la saison sèche.

C’est une espèce surtout sahélienne (steppes herbeuses à Acacias) que l’on retrouve dans des massifs sahariens comme l’Aïr, l’Adrar des Iforghas, le Hoggar, le Tassili, le Tibesti, l’Ennedi… où elles se réfugient de plus en plus face à l’augmentation de la pression humaine.

Elle se rencontrait dans le centre et le sud du Sahara, mais les effectifs ont fortement chuté depuis les années 1950 et elle est maintenant éteinte presque partout.

Actuellement, au Niger, il ne reste plus que quelques petits groupes très isolés.

Comportement[modifier | modifier le code]

La gazelle dama pouvait auparavant être observée en troupeau (5 à 20 individus) comprenant 1 seul mâle et plusieurs femelles. On la trouvait parfois en groupes plus importants (200 individus), sur des pâturages, à la fin de la saison sèche ou au tout début de la saison des pluies.

Elle se mêle parfois avec les troupeaux de gazelle dorcas.

Elle se déplace vers la zone saharienne au moment de la saison des pluies, lorsque les pâturages sont abondants et de bonne qualité et redescend dans la zone sahélienne durant la saison sèche. Elle fréquente plutôt les zones de dunes fixes, les steppes et prairies à acacias.

Déplacement[modifier | modifier le code]

Elles pratiquent aussi le « stotting » ou « pronking », qui sont des rebonds, une technique commune chez toutes les gazelles, plus ou moins développée selon les espèces. Elle fait des petits bonds, c'est un animal paisible.

Régime alimentaire[modifier | modifier le code]

Elles se nourrissent d’herbe mais aussi de feuilles d’arbuste et d’acacia, on les voit parfois sur les deux pattes arrière pour atteindre les feuilles les plus hautes. Pendant la saison sèche, elle consomme des melons sauvage (Citrullus colocynthis) pour ses besoins en eau.

Prédateurs[modifier | modifier le code]

L'homme qui l'a décimé par ses actions de chasse

Perte de 80 % de l'espèce depuis 10 ans dans les années 1990.

Ses prédateurs naturels, sont les léopards, et autrefois les guépards du Sahara et les lions de l'Atlas dans une moindre mesure.

Captivité[modifier | modifier le code]

Les sous-espèces de gazelles damas sont rares en captivité et la gazelle de Mhorr n’échappe pas à la règle même si elle est actuellement plus courante que les autres avec plus de 200 individus représentés dans les zoos d’Amérique du Nord.

Statut[modifier | modifier le code]

En danger critique d’extinction selon la (Liste Rouge de l'IUCN), c’est l’une des espèces les plus menacées. La chasse est la principale cause du déclin de l’espèce surtout depuis que les chasseurs utilisent véhicules motorisés et armes automatiques. Mais la chasse traditionnelle aux pièges et aux filets lui cause également beaucoup de torts.

Des fortes sécheresses ont également réduit et modifié les aires de pâturages et l’augmentation des cheptels domestiques (dromadaires essentiellement, bœufs et moutons dans la zone sahélienne) a également contribué à la repousser dans des zones moins fréquentées et plus arides[2].

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon MSW :

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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