Gaz volcaniques

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Fumerolles sur White Island en Nouvelle-Zélande : les dépôts de soufre et la condensation de la vapeur d'eau trahissent la présence de gaz volcaniques rejetés par les ouvertures du sol.

Les gaz volcaniques sont des composés volatils rejetés de la croûte terrestre dans un contexte volcanique et notamment lors d'éruptions.

Composition[modifier | modifier le code]

Les gaz volcaniques sont constitués d'un mélange de différents gaz, essentiellement de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone ainsi que du dioxyde de soufre, du monoxyde de carbone, du sulfure d'hydrogène, du chlorure d'hydrogène ou encore du dihydrogène en quantités non négligeables[1].

Rôle dans le processus de l'éruption volcanique[modifier | modifier le code]

Des gaz volcaniques peuvent être émis au cours d'une éruption par le dégazage de la lave au moment de sa sortie et tout au long de son refroidissement mais aussi entre deux éruptions sous la forme de fumerolles, de mofettes, de solfatares, etc. Des concrétions comme des cristaux de soufre peuvent alors se former sur le pourtour des anfractuosités. Les gaz plus lourds que l'air peuvent rester près du sol et dans certains cas former des mazukus, des poches de gaz toxiques, généralement du dioxyde de carbone, stagnant dans des cuvettes et présentant un danger mortel pour tout animal ou personne s'y trouvant.

Si le rejet de ces gaz se fait sous l'eau, ils peuvent ressortir sous la forme de bulles où s'y dissoudre si la pression de l'eau est assez élevée, l'acidifiant alors et pouvant former des lacs acides. L'accumulation de gaz volcaniques dissous dans des couches d'eau les plus profondes de certains lacs de cratère peut conduire à la formation d'éruptions limniques correspondant au brusque relargage de ces gaz en raison d'une inversion des couches d'eau.

Le rejet de gaz volcaniques est l'un des éléments qui vont déterminer le déclenchement d'une éruption et son pouvoir explosif[1]. Le taux de ces gaz dans le magma d'une chambre magmatique et la baisse de pression liée à la remontée de ce magma dans la croûte terrestre va induire la formation de bulles. Plus ces bulles sont nombreuses et plus elles sont grosses, plus l'éruption risque de se produire et plus elle sera accompagnée d'explosions puissantes. Si le magma est particulièrement visqueux, les gaz peinent d'autant plus à s'échapper et ils font éclater la lave, la pulvérisant en cendre, ou ils la figent sous la forme de ponce ou d'une mousse appelée réticulite.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Rosi Mauro, Paolo Papale, Luca Lupi et Marco Stoppato, 100 volcans actifs dans le monde [« Vulcani »], Paris, Delachaux et Niestlé,‎ 2000 (réimpr. 2008) (1re éd. 1999), 335 p. (ISBN 978-2-603-01398-4), « Le Magma », p. 30-31

Article connexe[modifier | modifier le code]