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Gay Games

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Gay Games
Description de cette image, également commentée ci-après
Cérémonie d'ouverture des Gay Games 2018 à Paris.
Généralités
Création
Organisateur(s) Fédération des Gay Games (en)
Éditions 11
Nations 90
Pour la compétition à venir voir :
Gay Games 2026

Les Gay Games sont un événement sportif et culturel ouverts à toutes et à tous bien qu'historiquement destinés aux athlètes, artistes et musiciens lesbiens, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Ils ont été fondés par le médecin et décathlonien olympique américain Tom Waddell[1].

La première édition s'est déroulée en 1982 à San Francisco ; la prochaine aura lieu à Valence en 2026. Paris est la seule ville francophone à avoir accueilli les Gay Games (10e édition, en 2018).

Cyndi Lauper chante lors de la cérémonie de clôture des Gay Games VII à Wrigley Field.

Les Gay Games ont été fondés par le médecin et décathlonien olympique américain Tom Waddell. La première édition a eu lieu à San Francisco en 1982 et a rassemblé 1 350 participants, avec comme maître de cérémonie l'écrivain Armistead Maupin[2]. Les Gay Games se déroulent tous les quatre ans, comme les Jeux olympiques, et sont encadrés par la Fédération des Gay Games (FGG)[3].

L'édition de 2006 avait à l'origine été accordée à Montréal mais à la suite d'une dispute sur les coûts associés et sur le contrôle des dépenses, les jeux ont été retirés à la ville et donnés à Chicago.

Les organisateurs montréalais ont toutefois décidé de tenir leurs propres jeux quand même, avec le soutien de la Fédération européenne des sports pour gays et lesbiennes (EGLSF), (qui organise les EuroGames). La fédération voulait être partie prenante dans la tenue d'un événement d'envergure internationale. Ensemble, les organisateurs et la fédération ont créé la GLISA, organisation accréditrice des Outgames.

Éditions des Gay Games

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Édition Année Ville hôte Pays Dates Participants
1re1982San FranciscoDrapeau des États-Unis États-Unisdu au 1 350
2e1986San FranciscoDrapeau des États-Unis États-Unisdu au 3 500
3e1990VancouverDrapeau du Canada Canadadu au 8 800
4e1994New YorkDrapeau des États-Unis États-Unisdu au 12 500
5e1998AmsterdamDrapeau des Pays-Bas Pays-Basdu au 13 000
6e2002SydneyDrapeau de l'Australie Australiedu au 12 100
7e2006ChicagoDrapeau des États-Unis États-Unisdu au 11 700
8e2010CologneDrapeau de l'Allemagne Allemagnedu au 9 500
9e2014Cleveland et AkronDrapeau des États-Unis États-Unisdu au 8 000
10e2018ParisDrapeau de la France Francedu au 10 317
11e2023Hong Kong et
Guadalajara
Drapeau de Hong Kong Hong Kong et
Drapeau du Mexique Mexique
du au NC
12e2026Valence[4]Drapeau de l'Espagne Espagnedu au
13e2030 Perth 🇦🇺Australie

Affiliation au mouvement olympique

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En 1986, le Comité olympique des États-Unis (USOC) refuse l'utilisation du mot « olympique » pour désigner la rencontre[1].

En 1993, la Fédération des Gay Games (fondée en 1989) est reconnue par l'USOC[1].

Participation

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Les Gay Games sont ouverts à toutes et à tous, sans distinction d’âge, d’orientation sexuelle, de religion, de nationalité. Aucun standard de performance sportive n’est exigé[5],.

La France aux Gay Games

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La délégation française aux Gay Games est encadrée par la Fédération sportive gaie et lesbienne sous le nom « Équipe France ». Selon les organisateurs, la manifestation est « promotrice de valeurs de tolérance[6] ».

Polémiques et controverses

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Les Gay Games sont parfois critiqués comme constituant une forme de pinkwashing[7],[8],[9],[10].

Scandale aux Gay Games 2018 à Paris

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Lors des jeux de 2018, le directeur du limonadier parisien Barnum déclare sur Twitter qu'il a l'intention de reverser les bénéfices faits sur une soirée organisée par une association sportive LGBT dans le cadre des Gay Games à La Manif pour tous  constituant ainsi un don illégal, La Manif pour tous étant un parti politique[11],[12],[13]. L'association décide alors d'annuler sa commande auprès du prestataire[14].

Boycott des Gay Games 2026 Valencia

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En 2024, la plupart des associations LGBT de Valence se retire du comité d'organisation des Gay Games 2026 de Valence, dénonçant d'importantes ingérences politiques de la coalition de droite (PP) et d'extrême droite (VOX) au pouvoir à Valence depuis 2023. La municipalité s'est notamment octroyé une majorité de votes au comité d'organisation, restreignant le pouvoir de contrôle des associations locales. Celles-ci dénoncent également la reprise en main de l'événement de la part d'un gouvernement qui retire les livres LGBT+ des bibliotèques publiques ou les drapeaux LGBT+ de tous les espaces publics, ou exclue de son conseil municipal une personne trans[15][16]. La fédération des Gay Games prend alors acte de ces retraits, mais ne renonce pas à l'organisation des jeux afin de continuer à œuvrer à la visibilité et à l'inclusion des communautés LGBT.

L'événement a finalement bien lieu, bien qu'avec une organisation sous-dimensionnée, du fait des ces boycotts locaux, de l'annulation des subventions publiques et des budgets atrophiés[17].

Dans la fiction

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Le film Les Crevettes pailletées (2019) se déroule durant une édition fictive des Gay Games organisée à Split, en Croatie. Dans la suite, La Revanche des Crevettes pailletées (2022), les personnages doivent se rendre à Tokyo pour une autre édition fictive.

Notes et références

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  1. 1 2 3 Didier Eribon, Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Larousse, , 548 p. (2-03-505164-9), P.212.
  2. (en) How Armistead Maupin’s remarks at closing ceremony of #GayGames IV foretold the conclusion of Tales of the City. Remarques à la cérémonie de clôture des Gay Games IV au Yankee Stadium, June 25, 1994. Sur gaygames.org.
  3. site web de la Fédération des Gay Games'.
  4. « Valence rafle la mise », sur Francs Jeux (consulté le )
  5. Brian Pronger, p. 372
  6. « Paris accueillera les Gay Games en 2018 », AFP, .
  7. « Qui veut récupérer la cause LGBT ? / A la recherche de la culture surf », France Culture, (lire en ligne)
  8. « Cortège de Tête de la Pride 2018 – Stop au Pinkwashing ! », Friction Magazine, (lire en ligne, consulté le )
  9. « En marche (des fiertés) avec Mastercard et la mairie de Paris! », Slate.fr, (lire en ligne, consulté le )
  10. Pierre Bouvier, « A Paris, un cortège de tête animé veut repolitiser la Marche des fiertés », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  11. « TÊTU | Il se vante de reverser ses bénéfices liés aux Gay Games à la Manif pour tous : retour sur la polémique », TÊTU, (lire en ligne, consulté le )
  12. « "Je n'avais pas imaginé une telle homophobie en France" : les athlètes répondent à la polémique en marge des Gay Games », Franceinfo, (lire en ligne, consulté le )
  13. « Gay Games : un patron voit sa commande annulée après une fanfaronnade homophobe », Libération.fr, (lire en ligne, consulté le )
  14. Fred-Marie Lamouret, « Gay Games : un limonadier parisien tient des propos homophobes sur tweeter et se rétracte », France 3 Paris Ile-de-France, (lire en ligne, consulté le )
  15. (en) Jon Holmes, « Why are local LGBT groups quitting the Valencia 2026 Gay Games », sur OutSports (consulté le )
  16. (en) « Why LGBTQIA+ groups are boycotting the Gay Games over 'pinkwashing' », sur QueerAF, (consulté le )
  17. (en-US) « FGG notified of withdrawal of four local LGBTQ+ entities from Gay Games XII València 2026 », sur Gay Games (consulté le )

Bibliographie

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Liens externes

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