Gaulthérie couchée

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Gaultheria procumbens

La gaulthérie couchée, aussi appelée thé des bois (québécisme) ou pomme de terre (acadianisme) ou thé rouge à Saint-Pierre-et-Miquelon (Gaultheria procumbens) est un petit arbuste monoïque de moins de 15 cm de la famille des Ericaceae et du genre Gaultheria. Il croît dans les forêts d'Amérique du Nord, du Canada et de Chine.

Description[modifier | modifier le code]

Gaulthérie couchée, fruits

Il possède une tige souterraine qui se transforme en rameaux aériens. La feuille est lancéolée, 3 à 5 cm, simple, alterne, épaisse, vert lustré foncé[1].

Ses fleurs estivales blanches à rose pâle situées à la base des feuilles sont généralement solitaires en forme de petites cloches. Elles donnent d'octobre à mars des baies rouge écarlate sur les pieds femelles.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Cette plante croît dans les sols secs et acides : pinèdes, coteaux sablonneux, forêts mixtes et résineuses. Elle est commune au Québec et dans les Provinces maritimes.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Les fruits de G. procumbens, le thé des bois, sont comestibles, avec un goût de wintergreen légèrement sucré, similaire au goût des espèces de menthes Mentha piperita (menthe poivrée) et Mentha spicata (menthe verte), bien que G. procumbens ne soit pas une vraie menthe. Les feuilles et les branches font une bonne infusion, une fois séchées puis laissées infuser dans de l'eau chaude. Pour extraire un volume signifiant d'huile essentielle des feuilles, il est nécessaire de les faire fermenter au moins 3 jours[2].

En médecine populaire, la G. procumbens était utilisée à Saint-Pierre-et-Miquelon pour calmer les douleurs rhumatismales, sur la base de « traditions ancestrales apportées de leurs provinces par les Bretons, les Normands et les Basques qui s'installèrent dans cet archipel de l'Amérique Nord et enrichies par les apports d'Acadiens transplantés aux hasards de leurs “dérangements " »[3].

L'extrait de ses fruits peut être utilisé pour parfumer thés, bonbons, médicaments et chewing-gums[4]. Les fruits sont aussi utilisés pour parfumer la crème glacée dans les régions où cette plante pousse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Leboeuf, Arbres et plantes forestières du Québec et des Maritimes, Québec, Editions Michel Quintin, , 221 p. (ISBN 978-2-89435-331-8)
  2. Euell Gibbons, Stalking the Healthful Herbs, New York, David McKay, , p. 92
  3. Charles Guyotjeannin, Remèdes d'autrefois aux Îles Saint-Pierre-et-Miquelon, coll. « Revue d'Histoire de la Pharmacie » (no 261), (lire en ligne), p. 115-120
  4. (en) William A. Niering et Nancy C. Olmstead, The Audubon Society Field Guide to North American Wildflowers, Eastern Region, New York, Knopf, (1re éd. 1979), 887 p. (ISBN 0-394-50432-1), p. 499

Liens internes[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

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