Gaston de Chasseloup-Laubat

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Gaston de Chasseloup-Laubat
Gaston de Chasseloup-Laubat au Tour de France automobile 1899.jpg
Gaston de Chasseloup-Laubat, au Tour de France automobile 1899.
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Distinction

Le comte Gaston de Chasseloup-Laubat, né en 1867 à Paris et mort le au Cannet près de Cannes à 37 ans de longue maladie[1],[2], est un pilote français de voiture de course.

Le comte Gaston de Chasseloup-Laubat le 4 mars 1899 à Achères sur Jeantaud Duc électrique profilée (troisième record du monde de vitesse).
Le comte Gaston de Chasseloup-Laubat au Tour de France automobile 1899 (3e);..
...ici à l'arrivée d'une étape de ce même TdF 1899.

Il est connu pour avoir été le premier à établir un record de vitesse terrestre le à Achères (Yvelines), avec un véhicule électrique Jeantaud de modèle Duc.

Le record est alors l'une des épreuves d'un concours organisé par le magazine France Automobile. Chasseloup-Laubat réalise une course d'un kilomètre en 57 secondes, soit à une vitesse moyenne de 63,158 km/h[3]. Un mois plus tard, le , il améliore ce record avec 70,31 km/h, reprenant le record au pilote belge Camille Jenatzy qui venait de le lui ravir avec 66,66 km/h. Le duel entre les deux hommes sera marqué par l'alternance des records. Dix jours plus tard, Jenatzy reprend le flambeau avec 80,35 km/h. Chasseloup-Laubat, le , monte la barre à 92,78 km/h avec une voiture profilée en forme de coupe-vent, la toute première du genre. Jenatzy aura finalement le « dernier mot » : le , il est le premier à franchir la barre symbolique des 100 km/h, en atteignant 105,88 km/h à bord de son prototype électrique la Jamais Contente. Ce dernier record ne sera battu que trois ans plus tard.

Chasseloup-Laubat participe au Paris-Bordeaux-Paris en 1895 et au Paris-Marseille-Paris en 1896 sur une De Dion, puis il remporte -essentiellement grâce à sa large victoire lors de la première étape Marseille-Fréjus- avec un break à vapeur de Dion[4] la course Marseille-Nice-La Turbie, organisée sur trois jours, du 29 au 31 janvier 1897 (240 km)[5], terminant alors aussi deuxième de la première Course de côte Nice - La Turbie, puis il finit 30e du Paris-Trouville la même année[6]. En 1899, il se classe encore troisième du premier Tour de France automobile, long de plus de 2 000 kilomètres, répartis sur sept étapes ; il remporte l'étape Périgueux-Nantes, sur Panhard[7], six mois après son record mondial.

Membre de l'Aero-club, il a été l'un des fondateurs de l'Automobile Club de France, et a participé à l'organisation des premières grandes courses automobiles sur route (dont le Paris-Amsterdam-Paris, première course française à point de chute à l'étranger, mais aussi Paris-Bordeaux, Paris-Vienne et Paris-Berlin). Il a été à la fois le commissaire de course et l'un des concurrents lors du Tour de France 1899. Ingénieur de formation, il a publié quelques traités techniques sur l'automobile.

En 1900, il est du 14 mai au 16 octobre le secrétaire de la Commission d'exécution des concours, dans le cadre Automobilisme (voiture, voiturettes et motocycles notamment) des Sports de l'Exposition Universelle de 1900 -non reconnus officiellement par le Comité olympique-, durant l'année des Jeux olympiques d'été de 1900, incluant durant 4 jours en juillet la course de vitesse Paris-Toulouse-Paris[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Dick, Mercedes And Auto Racing In The Belle Epoque, 1895-1915, McFarland & Company,
  2. « Comte de Chasseloup-Laubat Dead », NY Times,‎ (lire en ligne)
  3. (en) J.R. Holthusen, The Fastest Men on Earth (Les Hommes les plus rapides sur Terre), Sutton Publishing, 1999, p. 6.
  4. Première et unique victoire de ce type de véhicule.
  5. Exposition Une formidable invention à hauts risques - L'automobile dans les Alpes-Maritimes (catalogue de l'exposition des archives départementales des Alpes-Maritimes, 2008).
  6. 1897 Grand Prix and Paris Races sur Teamdan.com
  7. 1899 Grand Prix and Paris Races sur Teamdan.com
  8. Rapport officiel des JO 1900 part.2, p. 316.

Distinction[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Article Le Comte de Chasseloup-Laubat, par Georges Berg dans La Vie au Grand Air du 26 novembre 1903, p. 889.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Georges Bouton (à G.) et le comte de Casseloup-Laubat (à D.) en dogcart à vapeur Trépardoux & Cie, en 1885 (le premier tracteur à vapeur de Dion-Bouton).
Le comte Gaston de Chasseloup-Laubat le 17 janvier 1899 à Achères sur sa première Jeantaud Duc électrique (son deuxième RM, avec la même voiture).