Gaston Van Bulck

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Gaston Van Bulck
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Le père Gaston Van bulck
Nom de naissance Vaast Van Bulck
Naissance
Berchem Drapeau de la Belgique Belgique
Décès
Louvain Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité belge
Pays de résidence Belgique (et Rome)
Diplôme
Docteur en ethnologie et langues africaines
Profession
Activité principale
Enseignant, ethnologue, écrivain
Formation
Ethnologie, langues africaines, philosophie et théologie

Compléments

Van Bulck fut des meilleurs connaisseurs de la philologie bantoue

Gaston Van Bulck (en néerlandais : Vaast Van Bulck), né le à Berchem (Belgique) et décédé le à Louvain (Belgique), est un prêtre jésuite belge, missionnaire en Afrique centrale, ethnologue et linguiste de renom. Il est particulièrement connu pour ses recherches sur les langues bantoues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires au collège Notre-Dame d'Anvers il entre au noviciat des jésuites, à Tronchiennes, en 1921. Des études de philologie classique et de sciences coloniales à université catholique de Louvain sont suivies d'une année en Sorbonne, à Paris (1928). Il s’intéresse de plus en plus à la linguistique et la phonétique.

Van Bulck termine son doctorat en philologie classique en 1929. De 1929 à 1931 il se trouve à Vienne, où il obtient un doctorat en ethnologie et langues africaines. Il fait plusieurs séjours en Afrique comme membre d’expéditions scientifiques.

Ordonné prêtre le 24 septembre 1936 (à Louvain), il est envoyé comme missionnaire dans la région du Kwango (Congo) Il y réside durant tout le temps de la Seconde Guerre mondiale, de 1939 à 1947, tout en enseignant au séminaire de Lemfu et poursuivant ses recherches d’ethnologie linguistique (sur la langue Kikongo).

De 1938 à sa mort (avec des interruptions) il est professeur d'anthropologie, ethnographie et ethnologie à l'université pontificale grégorienne de Rome. En 1951 Van Bulck visite le Tchad, à la demande des jésuites français, pour une étude ethno-linguistique de tout le territoire.

Le 1er octobre 1951 il est nommé président de l'Institut africain tout récemment fondé à l’université catholique de Louvain. Durant les années qui suivent il passe une moitié de l’année à Louvain et l’autre à Rome.

Reconnu comme un des meilleurs connaisseurs de la réalité bantoue et des langues africaines Van Bulck était membre actif de l'Institut africain international de Londres, de la Société de linguistique de Paris, de l'Institut Anthropos de Vienne, de la Nederlandse Vereniging voor culturele anthropologie d'Amsterdam, et d'autres. Il était un des piliers de l'Institut royal colonial belge[1] (appelé aujourd'hui Académie royale des sciences d'outre-mer)

Écrits[modifier | modifier le code]

Outre de très nombreux articles (en français ou néerlandais) que l’on trouve dans des revues telles que Zaire, Studia missionalia, ou dans le bulletin des séances de l’IRCB, Van Bulck publia les livres suivants :

  • Manuel de linguistique bantoue, Librairie Falk fils, Bruxelles, 1949.
  • Les recherches linguistiques au Congo belge, Bruxelles, IRCB, 1948.
  • « Le problème Bochiman et Hottentot : les faits linguistiques », in Studia Missionalia, no 25, Rome, 1948.
  • Les deux cartes linguistiques du Congo belge, IRCB, Bruxelles, 1952.
  • Mission linguistique 1949-1951, IRCB, Bruxelles, 1954.
  • Orthographie des noms ethniques au Congo belge…, IRCB, Bruxelles, 1954.
  • Autour du problème missionnaire : études de missiologie de 1932 à 1957, Université pontificale grégorienne, Rome, 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]