Gaston Mouchet

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Gaston Mouchet
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Gaston Mouchet
Naissance
Mornac-sur-Seudre (France)
Décès
Saint-Palais-sur-Mer (France)
Nationalité Drapeau : France française
Domaines Education, Pédagogie
Institutions Ecole normale de Lagord, école normale supérieure de Saint-Cloud

Gaston Jean Méléa Mouchet, né à Mornac-sur-Seudre en Charente-Maritime le et mort le à Saint-Palais-sur-Mer en Charente-Maritime, est un auteur et un pédagogue français. Son père Pierre Mouchet (1831-1898) était fonctionnaire sous-brigadier des douanes, sa mère Adélie Nougé (1836-1911) couturière.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'élève et le normalien[modifier | modifier le code]

Il entre à l'école communale des Mathes (Charente-Maritime) en 1868. En 1875, à la fin de ses études primaires, il se présente avec succès à l'examen d'entrée dans l'enseignement secondaire « spécial »[1]. Très attiré par l'enseignement, c'est en 1877, à 15 ans, muni d'une dérogation[2], qu'il est admis à l'École normale de Lagord en Charente-Maritime[3]. Il bénéficie parallèlement d'une demi-bourse départementale. En mars 1880, il obtient son brevet élémentaire. En juillet, il obtient le brevet supérieur avec la mention « langue anglaise ».

L'enseignant et le formateur[modifier | modifier le code]

"Cloutier" à "Normale Sup'"[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre de la même année, il est nommé instituteur[4] à Royan puis en 1881 à La Rochelle (Charente-Maritime). Désireux de suivre une formation de professeur d'école normale, il fait partie de la deuxième promotion[5] de la toute nouvelle école normale supérieure de Saint-Cloud, en région parisienne[6] dirigée alors par Edouard Jacoulet dans laquelle il est admis en 1882. Il y suit les cours, notamment d'Henri Marion (psychologie et morale) et de Gabriel Compayré (littérature). La même année, il est dispensé de service militaire, s'étant engagé à servir pendant au moins 10 ans dans l'Instruction publique. Le 30 septembre 1884, il est nommé professeur de Lettres de 3ème classe à la toute nouvelle École normale de Beauvais dans l'Oise. Le 8 décembre de la même année, il est informé par un courrier de Ferdinand Buisson, directeur de l’Enseignement primaire au Ministère, qu'un congé d'inactivité rémunéré lui est accordé afin d'aller étudier l'anglais au Royaume Uni jusqu'en 1886.

Gaston Mouchet en 1886
Marguerite Nicot-Mouchet en 1888

Boursier à Londres[modifier | modifier le code]

À compter de la mi-décembre 1884, il vit et étudie à Londres, dans le quartier de Paddington. Il suit les cours d'histoire et de littérature anglaises au training college (école normale) de la ville puis plus tard à celui de Battersea parallèlement au Westbourne Park Institute. Une lettre adressée le 13 mai 1885 à Louis Jarach (l'un de ses anciens directeurs d'école normale) éclaire sur son ambition professionnelle : « Professer, voilà qui est bien, voilà qui est mieux. Avoir au-dessous de vous, suspendu à vos lèvres, un auditoire qui boit vos paroles, dont tous les regards se croisent sur vous! Parler, persuader, être éloquent, dominer une foule, la soulever, la conduire, se rendre maître de tous ces cerveaux, accaparer toutes ces pensées, faire battre tous ces cœurs! La parole! Oh! Le beau temps où Démosthène se faisait entendre sur l'agora, où Mirabeau entraînait une assemblée à sa suite, où Danton demandait de l'audace! J'ai parfois des pensées d'ambition qui m'effraient. Avoir l'auditoire de Cousin ou de Villemain, qu'est-ce? Mais parler devant vingt mille hommes, les séduire, être maître de cette force et la faire mouvoir à son gré, lui imposer sa volonté par le regard, par le geste, par un mot, voilà un rêve, un beau rêve!... et ce ne sera pas mon destin ».

Pendant son séjour britannique, il s'astreint à traduire des textes d'auteurs anglais, notamment De l'éducation (en) de John Milton (XVIIe) et le traité d'éducation tiré de The schoolmaster de Roger Ascham (1570). Il achèvera ses études britanniques par un séjour de deux mois à Glasgow en Écosse où il suivra les cours du Training College et de l'Université de la ville.

Le 29 juin 1886, il quitte le Royaume Uni et rentre en France.

Professeur[modifier | modifier le code]

Quelques jours plus tard, il passe avec succès les épreuves de l'examen d'aptitude aux fonctions de professeur d'anglais. Par un arrêté du 31 août 1886 signé du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, René Goblet, il est reconnu « apte à l'enseignement de la langue anglaise dans l'enseignement secondaire ».

À la rentrée scolaire 1886, il est nommé professeur d'histoire, de géographie et d'anglais à l'école normale de Caen dans le Calvados où il restera deux années. Dans cette ville, il fait la connaissance de Pierre Estienne, inspecteur de l'enseignement primaire. Fin 1887 début 1888, il fait la connaissance de Marguerite Nicot, la fille de Jean-François Nicot (1828-1903), le directeur de l'école normale d'Alençon (Orne), qui se trouve être également la belle-sœur de Pierre Estienne. Le 5 avril 1888 à Alençon, il épouse Marguerite Nicot[7], de quatre ans sa cadette.

Fin 1888, il obtient le certificat d'aptitude à l'inspection des écoles primaires et à la direction des écoles normales et parallèlement, il est nommé professeur de 2nde classe de langues française et anglaise à l'école normale de garçons et à l'école normale de filles du Mans dans la Sarthe. À ces deux postes, il effectue 22 heures de cours hebdomadaires pour un salaire annuel de 4000 francs.

Le 19 mars 1889, sa 1re fille Cécile voit le jour au Mans. Elle se mariera en 1908 à Londres avec John Talbot, employé à la Bourse de Londres.

Le pédagogue et l'auteur[modifier | modifier le code]

En 1890, il publie son premier ouvrage pédagogique : le Livre de lectures anglaises à l'usage des écoles normales primaires et des écoles primaires supérieures suivi d'un vocabulaire aux Éditions Delalain.

Le 10 novembre de la même année, sa femme donne naissance au Mans à son second enfant Jean Mouchet.

Faisant suite à plusieurs sollicitations de sa part auprès du ministère ainsi qu'à l'appui du sénateur Alphonse Le Porché, il est nommé inspecteur primaire de 5e classe à Angoulême-Ouest (Charente) fin septembre 1891. Le 10 juillet 1892, la Société pour l'instruction élémentaire lui décerne une « médaille d'argent exceptionnelle comme témoignage d'encouragement et d'estime pour le zèle et le dévouement dont il a fait preuve dans la direction de son établissement ».

À la même période, le siège de la circonscription de l'inspection de l'enseignement primaire est transféré d'Angoulême-Ouest vers Cognac en Charente, ville vers laquelle il déménagera finalement avec sa famille en janvier 1893.

Gaston Mouchet avant 1900

Sa qualité d'enseignant l'ayant dispensé de service militaire, il est définitivement dégagé de ses obligations militaires en 1893.

Quelques mois auparavant, Gaston Mouchet a posé sa candidature, auprès du ministère, à un poste d'enseignement de la littérature et de langue anglaise dans une École de Paris. Pour ce faire, il a sollicité le soutien de plusieurs personnalités: Octave Gréard, Ferdinand Buisson, Edouard Jacoulet et Frédéric Garnier, député et Maire de Royan.

Le 19 août 1893 à Cognac nait son 3ème enfant Annie, qui deviendra plus tard institutrice.

La même année, il réitère sa demande de changement de poste, cette fois-ci avec le soutien du sénateur de Charente-Inférieure Emile Combes. Un mois plus tard, début octobre, il reçoit une réponse positive du ministre Raymond Poincaré qui le nomme par arrêté professeur de 5e classe chargé de la direction des études au collège Chaptal.

La polémique de Cognac[modifier | modifier le code]

Le 31 octobre, faisant suite à la publication et la diffusion dans les écoles de son opuscule La Charente édité par Picard et Kaan dans la collection « La France par départements », nait une polémique. En effet, à la page 31 du livre, Mouchet écrit qu'après la destruction des vignes due au phylloxéra, « Les Charentes n'ayant plus de vins, les négociants distillent des vins d'Espagne ou du midi de la France, ramenés à un degré supérieur d'alcool par l'addition d'eaux-de-vie allemandes ». Cette affaire, ayant été évoquée par la Chambre de commerce ainsi que lors d'une séance du Conseil municipal de Cognac qui considère cette affirmation comme diffamatoire, remonte au recteur en passant par l'inspecteur d'Académie jusqu'au ministre. Elle fait l'objet d'un article dans le journal La Charente dans son édition des 2 et 3 novembre 1893. Il est demandé la suppression de la phrase « mensongère ». L'éditeur est donc prié dans ses éditions ultérieures de rectifier le passage incriminé et n'hésite pas à mettre au pilon les 1500 exemplaires encore en sa possession. Le 9 novembre, Mouchet adresse une lettre au maire de Cognac lui annonçant la mise sous presse prochaine d'une nouvelle édition « soigneusement revue et corrigée » qu'il lui soumettra avant impression. Pour le directeur de l'enseignement primaire Ferdinand Buisson, il s'agit d'un simple incident désormais clos et la mesure prise par l'éditeur doit donner « pleine satisfaction à la réclamation qui lui a été adressée ».

Professeur à Paris[modifier | modifier le code]

Toujours professeur-directeur des études au collège Chaptal, mais à la recherche d'une chaire d'enseignement de l'anglais, il postule à l'école Jean-Baptiste Colbert à Paris où il est finalement nommé professeur de 5e classe fin septembre 1894 et dans laquelle il est également chargé de l'enseignement des lettres. Il restera dans cet établissement jusqu'en 1927. À l'école Colbert, son traitement annuel s'élève la somme de 4 400 francs pour un volume horaire hebdomadaire d'enseignement de 16 heures.

Il est nommé par le ministère de l'instruction publique, membre du comité de lecture et de traduction des périodiques étrangers et membre de la commission chargée d'examiner les candidats au certificat d'aptitude au professorat des écoles normales pour la langue anglaise en 1896, et pour les Lettres en 1897.

25ème anniversaire de l'E.N.S. de St-Cloud, le 4 juin 1906. G. Mouchet est le 1er en bas à gauche, portant canotier

Son 4e enfant, Madeleine, voit le jour à Courbevoie le 8 juin 1898. Madeleine Mouchet, qui deviendra plus tard enseignante puis employée de banque, se mariera en 1923 avec le futur judoka Jean Andrivet.

Entre 1901 et 1903, il rédige 22 articles pédagogiques dans le Manuel général de l'instruction primaire, édité par Hachette.

Le 11 août 1901 à Courbevoie, à l'âge de 34 ans, sans doute à la suite de la consommation de fruits de mer dans la maison de famille de Puyraveau dénommée Sunrise[8] à Saint-Palais-sur-Mer, son épouse Marguerite décède de la fièvre typhoïde, maladie contre laquelle il n'existe à l'époque, aucun traitement[9].

Du 3 au 5 juin 1906, est célébré, en présence de nombreuses personnalités dont le Ministre de l'Instruction publique Aristide Briand, le 25e anniversaire de l'école normale supérieure de Saint-Cloud (auquel s'est associée l'E.N.S. de Fontenay-aux-Roses pour son 26e anniversaire) marquée par diverses manifestations co-organisées par la Ligue de l'enseignement, à l'Opéra, à l'Opéra-comique, à l'E.N.S. de Saint-Cloud et à la Sorbonne: Discours, conférences, concerts, banquets et bal. Mouchet, en tant que membre de la Société amicale des anciens élèves de l'école normale supérieure de Saint-Cloud, participe à ces trois journées et assiste notamment à la conférence donnée par Ferdinand Buisson le 5 juin à la Sorbonne[10].

Au bout de sept ans de veuvage, il demande la main de sa nièce par alliance Judith Estienne, la fille, de 20 ans sa cadette, de son beau-frère Pierre Estienne décédé en 1907. Tous les deux se marient le 28 septembre 1908 à Saint-Palais-sur-Mer. Le 21 août 1909 à Saint-Palais-sur-Mer, Judith met au monde le 5e enfant de Mouchet: Pierre, qui deviendra plus tard docteur en médecine.

Non mobilisable pendant la grande guerre, il n'enseigne plus, à l'école Colbert, que l'anglais sur un temps hebdomadaire de 24h pour un traitement annuel de 7000 francs.

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Gaston et Judith Mouchet à Asnières en 1929

Après leur mariage, Mouchet et sa femme emménage au 59 avenue de la Marne (anciennement rue de Courbevoie) à Asnières.

Il parvient à la classe exceptionnelle de sa fonction de professeur le 1er janvier 1920 avec un traitement annuel de 14000 francs, sans compter le règlement des heures supplémentaires.

Devant partir à la retraite au 1er juillet 1927, il sollicite, par l'intermédiaire du député de la Seine (Asnières) Maurice Bokanowski, également Ministre du commerce et de l'industrie, le Ministre de l'Instruction Publique Edouard Herriot pour pouvoir prendre sa retraite de fonctionnaire au 10 octobre 1927. Il sera en définitive « admis, pour cause d'ancienneté et de services, à faire valoir ses droits à une pension de retraite à dater du 1er octobre 1927 ».

Après sa retraite, il continuera d'enseigner l'anglais dans un établissement d'enseignement privé d'Asnières tenu par des religieuses dominicaines, et ceci jusqu'au mois de juillet 1939.

Son épouse Judith décède d'un cancer le 28 novembre 1939 dans leur maison de Saint-Palais.

En 1940, au cours des hostilités, son fils Pierre, est fait prisonnier par les allemands dans un oflag près de Munich. La région de Royan est déclarée « Zone interdite ». Ce qui n'empêche pas Gaston d'effectuer des allers-retours entre Saint-Palais et Asnières, sa résidence « parisienne ».

Il meurt le 24 juin 1942 à Saint-Palais-sur-Mer et est inhumé dans le caveau familial du carré protestant du cimetière de Courlay à Saint-Palais-sur-Mer[11].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il était Officier d'Académie depuis 1898, Officier de l'Instruction publique depuis 1905 et chevalier du mérite agricole depuis 1911.

Il a été fait Chevalier de la légion d'honneur le 28 avril 1923 par le Président de la République Alexandre Millerand sous le parrainage de Ferdinand Buisson, devenu à l'époque député de la Seine.

Liens familiaux[modifier | modifier le code]

Il était le frère de Fernand Mouchet (1861-1937), notaire et maire de Saint-Palais-sur-Mer de 1912 à 1919.

Il était le beau-frère, puis le gendre à titre posthume, de l'auteur et pédagogue Pierre Estienne.

Il était le gendre de l'auteur et pédagogue Jean-François Nicot.

Il était le père de l'auteur, linguiste-ethnologue Jean Mouchet.

Il était le beau-père du judoka Jean Andrivet.

Il était le grand-père de l'auteur et universitaire Patrick Andrivet.

Publications[modifier | modifier le code]

Il est l'auteur, notamment, de manuels scolaires d'anglais et de nombreux articles pédagogiques.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Gaston Mouchet, Livre de lectures anglaises à l'usage des écoles normales primaires et des écoles primaires supérieures suivi d'un vocabulaire, Éditions Delalain[12], Paris, 1890, In-16, VI-202 pages
  • Roger Liquier[13], avec la collaboration de Gaston Mouchet, Guide des aspirants au professorat des écoles normales et des écoles primaires supérieures, ainsi qu'a l'admission aux écoles normales supérieures d'enseignement primaire de Saint-Cloud et de Fontenay-aux-Roses : conseils et directions pédagogiques Éditions Belin, Paris 1888, 320 pages [14]
  • Gaston Mouchet, La Charente Collection "La France par départements" dirigée par M. A. Chalamet, Éditions Picard et Kaan, Paris, 1893, 64 pages, ill[15].
  • Ferdinand Buisson, avec la collaboration de Gaston Mouchet, L'éducation populaire des adultes en Angleterre : notices sur les principales institutions par des membres de leur comités, Éditions Hachette, Paris, 1896
  • Louis Jarach[13] - Gaston Mouchet, La composition française au brevet élémentaire, Éditions Nathan, 1902, in-12, 311 pages
  • George Elwall - Gaston Mouchet, Textes anglais du brevet supérieur. Sessions de 1903, 1904 et 1905... Aikin and Barbauld, Wordsworth, Longfellow, Éditions Delalain, Paris 1902, In-16, 108 pages
  • Gaston Mouchet, Every Child's First English Book. Enseignement intuitif de la langue anglaise par l'image. Le Premier livre anglais de l'enfance. Leçons de choses en anglais, Éditions Delalain, Paris, 1903, In-8, VIII-92 pages
  • Gaston Mouchet, Every Child's Second English Book. Le Second livre anglais de l'enfance. Grammaire, conversation, lecture Éditions Delalain, Paris, 1904, In-8, VII-176 pages /VII-175 pages, ill./VII-184 pages
  • S. Bailly-Dufresnoy[16] - Gaston Mouchet, Every Child's First English Reader. À companion to Every Child's First English Book Éditions Delalain, Paris, 1906, In-8, 144 pages
  • H. Dougnac - Gaston Mouchet, Textes anglais du brevet supérieur. Sessions de 1907, 1908 et 1909, avec notices biographiques et notes Éditions Delalain, Paris, 1906, In-16, 64 pages
  • H. Dougnac, Gaston Mouchet, Les Textes anglais du brevet supérieur, années 1910, 1911, 1912 Éditions Delalain, Paris, 1910, in-12
  • H. Dougnac - Gaston Mouchet, Textes anglais du brevet supérieur. Sessions de 1914, 1915, 1916, 1917 Éditions Delalain, Paris, 1913
  • Gaston Mouchet, Every English Student's French grammar, outlines of French etymology and syntaxe, Editions Delalain, Paris, 1919
  • Gaston Mouchet, Every Student's Anglo-French Pocket Dictionary. Every Student's Franco-English Pocket Dictionary Éditions Delalain, Paris, 1919, 2 T. en 1 vol. in-32, 219 pages
  • F. Guillotel - Gaston Mouchet, L'Anglais au baccalauréat. Versions et thèmes avec notes et références grammaticales Éditions Delalain, Paris, 1925
  • Joseph Delcourt[17] - Gaston Mouchet, L'Anglais par la méthode mixte Éditions Delalain, Paris, 1931, 3 part. en 2 vol. in-8, XVII-160p. & LXXVIIIp., ill[18].

Articles[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Moine (1862-1951), Souvenirs rétrospectifs d’un vieil élève-maître de l'école normale de Lagord évoquant les promotions de 1878 et 1879 et notamment Gaston Mouchet[20], Document manuscrit, 1923 (ce manuscrit se trouve dans la Bibliothèque Scientifique Fonds Fromentin. IUFM Antenne La Rochelle)[21]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mis en forme par une loi de Victor Duruy (loi du 30 octobre 1865), cet enseignement était réservé aux élèves issus des milieux modestes qui se destinaient aux professions, alors en pleine expansion, de l'industrie et du commerce. Il consistait en un cursus de 4 années sans latin mais enrichi de sciences appliquées à l'industrie, de langues vivantes et de notions de commerce.
  2. L'admission en école normale se faisait alors entre 16 et 20 ans.
  3. Archives départementales de la Charente-Maritime, archives de l'École Normale de Lagord, archives municipales des communes de Saint-Palais sur Mer, Arvert, Les Mathes, Chaillevette, Mornac, Breuillet, Médis, Semussac, Meschers et Saint-Georges de Didonne
  4. d'après le dossier individuel de Gaston Mouchet versé par le Ministère de l'Éducation Nationale aux Archives Nationales classé sous la référence F17-23938
  5. Archives de l'E.N.S de Saint-Cloud
  6. La formation des professeurs de maîtres d'école en France avant 1914, l'École Normale Supérieure de Saint-Cloud, article de Jean-Noël Luc, Revue française de pédagogie, Année 1980, Volume 51, Numéro 1, p. 50-57 http://www.persee.fr/doc/rfp_0556-7807_1980_num_51_1_1713
  7. A noter que Marguerite Mouchet est une descendante directe (9ème génération) de Jeanne De Razout (environ 1630-1683), fille illégitime de Charles De Bourbon Busset (1590-1632), lui-même descendant direct de Louis IX et d'Hugues Capet https://www.capedia.fr.
  8. Parmi les souvenirs familiaux, il y a cette anecdote racontée par Gaston à ses enfants qui eux-mêmes l'ont transmises à leurs enfants : « Au cours de l'été 1905, le couple Pierre et Marie Curie vint passer ses vacances à Saint-Palais, au manoir "le Logis", non loin de chez la famille Mouchet, avec leurs deux filles: Irène et Eve Curie. Ayant appris qu'il possédait un piano, le célèbre couple obtint de Gaston qu'il accepte que les enfants viennent jouer sur l'instrument pendant leur séjour ».
  9. Voir article nécrologique paru dans le Manuel général de l'Instruction primaire n° 35 du 31 août 1901, page 553: Marguerite Mouchet. Notre précédent numéro était sous presse lorsque nous est parvenue la nouvelle aussi navrante qu ' inattendue du décès de notre collaboratrice, Mme Mouchet. Cette charmante jeune femme, aussi aimable qu'instruite et aussi bonne que spirituelle, est morte à l'âge de 34 ans, laissant dans le désespoir ses trois petites filles et son mari, M. Gaston Mouchet. Elle n'était pas seulement pour celui-ci une compagne dévouée, mais encore une collaboratrice dont nos lecteurs ont pu apprécier maintes fois la compétence, l'activité et le talent, soit à la correspondance internationale, au succès de laquelle elle a si puissamment contribué, soit dans les articles signés de son nom qu'a publiés le Manuel général. A ce journal où la défunte, comme son mari, comptait de fidèles amis, nous compatissons de tout notre cœur à la douleur de M.Mouchet et nous adressons aux malheureuses orphelines l'expression de notre plus cordiale sympathie. La Rédaction. Marguerite Mouchet était la Vice-Présidente pour la Section féminine anglaise du comité de la Correspondance Pédagogique Internationale. Pour découvrir les articles de Marguerite Mouchet : Manuel général de l'Instruction primaire n°38 du 21 septembre 1901, page 600 et n°41 du 12 octobre 1901, page 648 : http://numerisation.bibliotheque-diderot.fr/.
    Papa Noël de Daisy Saint-Jean
    Elle est également l'auteure, sous le nom de Daisy Saint-Jean, d'une série de livres pour enfants édités au cours des années 1890 par la Librairie d'éducation nationale, collection Picard, bibliothèque des tout petits
  10. in Livre Souvenir (1881-1906) réalisé à l'occasion du 25e anniversaire de l'École normale supérieure de Saint-Cloud, éditions Picard et Kaan, Paris, 372 pages
  11. Cette biographie s'appuie largement sur la monographie familiale, éditée à titre privé en tirage limité, 156 pages, réalisée entre 1990 et 1993, à partir de documents familiaux et personnels par Monique Andrivet, petite-fille de Gaston Mouchet (Généalogies familiales : Poitou-Charente Cote/Loc.: 3 367-02/C https://www.cegf.org/numeric/pages/biblio/f_pch.htm)
  12. http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/ped-editeurs-xixe-siecle-.html
  13. a et b Directeur d'école normale
  14. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5855014w
  15. Jean Felber, Histoire d'une famille Alsacienne. Edition spéciale au département de la Charente (après la page 372) https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55291746?rk=128756;0
  16. Enseignante, ancien professeure à Brighton (Royaume-Uni)
  17. (1873-1946) Docteur es lettres, professeur au lycée Pasteur, Paris
  18. http://www.inrp.fr/emma/web/rebond.php?tabLiee=interv&nom=MOUCHET%2C+Gaston&sort=typeDown
  19. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63779449
  20. "Il s'est préparé une belle carrière qu'il a réussie comme professeur d'école normale, Inspecteur à Cognac et professeur à l'école municipale Colbert à Paris"
  21. http://docplayer.fr/12364015-Les-origines-de-l-ecole-normale-de-lagord-la-formation-des-maitres-au-xixe-siecle-en-charente-inferieure.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]