Gaston Goüin

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Gaston Goüin
Gaston Goüin.jpg
Fonctions
Président
Société de construction des Batignolles et Batignolles-Châtillon
Président
Chambre syndicale des fabricants et constructeurs de matériel pour chemins de fer et tramways (d)
Biographie
Naissance
Décès
(à 43 ans)
Paris (16e)
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Mère
Marie-Thérèse Singer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Marguerite-Marie Cottin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Marie-Louise Goüin (d)
Denise Goüin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Alain de Solages (d) (gendre)
Guy de Gabriac (d) (gendre)
Edmond de Rivière de La Mure (d) (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Grade militaire
Conflit
Distinction

Gaston-Henri Goüin, né le à Paris et mort le à Paris, est un ingénieur et industriel français. Il dirigea l'exécution de nombreux travaux de chemins de fer, de ports, etc. tant en France qu'à l'étranger.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaston Goüin est le fils de Jules Goüin et de Marie-Thérèse Singer. Après avoir suivi sa scolarité au lycée Janson-de-Sailly, il sort diplômé de l'École centrale Paris en 1901 et rentre à la Société de Travaux pour l'étranger (filiale de la Société de construction des Batignolles) en 1902, en qualité de conducteur de travaux attaché à la construction du Chemin de fer du Pirée à la frontière Ottomane, puis il devient ingénieur à la Société de construction des Batignolles en 1903.

Il rentre au conseil d'administration de la Société de construction des Batignolles à partir de 1905 et en prend la présidence en 1908 après le décès de son père. Il acheva entre autres les travaux d'assainissement de la ville de Santiago du Chili, engagés sous son père, et y installa un vaste réseau d'eau potable.

La guerre intervenant, il est envoyé sur le front en tant que lieutenant d'artillerie en 1914. Au bout de deux ans il quitte l'armée, sa présence à la tête de ses sociétés étant nécessaire du fait de l'intensification de l'industrie de guerre. Il dirige la fabrication des nombreuses et importantes commandes passés à ses sociétés par le Département de la Guerre et se consacre au développement des fabrications de guerres et à la création de types de canons modernes. Il est nommé président de la Chambre syndicale des constructeurs de matériel de chemins de fer en 1917. Avant la fin de la guerre, il prépare la transformation des usines de guerres et la construction de nouveaux ateliers, et fonde la Compagnie générale de construction de locomotives (Batignolles-Châtillon) à Nantes (1917) et une briqueterie, La Brique de Champagne (1919), devenue en 1921 la Société des produits céramiques. Il prend part à la création de la Compagnie générale de constructions navales, dont il siège au conseil d'administration.

Gaston Goüin est également président de la Compagnie générale de construction de locomotives (Batignolles-Châtillon) et de la Société des produits céramiques, vice-président de la Compagnie générale d'Extrême-Orient, administrateur de la Société de construction du port de Pernambuco, de la Compagnie générale de l'Europe Orientale, de la Compagnie générale de l'Amérique Latine, de la Société d'exploitation des chemins de fer orientaux, de la Compagnie française d'assurances maritime La Minerve et de la Société d'études de travaux publics du Maroc.

Membre influent du Comité des forges, il est membre du Conseil supérieur des Travaux publics et du comité directeur de l'Association de l'industrie et de l'agriculture françaises. Il est également président de la Chambre syndicale des fabricants et des constructions de matériel pour chemins de fer et tramways, vice-président du Syndicat des chaudronniers et fondeurs de France, membre de la Chambre syndicale des constructeurs de matériel de guerre, membre de l'Unione industriale, administrateur de l'Œuvre Les Amis des Soldats aveugles et trésorier de l'École de puériculture de la Faculté de médecine de Paris.

Il est décoré de la Légion d'honneur.

Son décès arriva prématurément le , dans son hôtel particulier de l'avenue de Malakoff, à l'âge de 44 ans. Deux de ses frères, Édouard et Ernest II, lui succédèrent successivement à la tête de la Société de construction des Batignolles.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Gaston-Henry Goüin est issu du mariage en 1875 de Jules Goüin (1846-1908), régent de la Banque de France et de Marie-Thérèse Singer (1856-1909);

Il épouse en 1905 Marguerite-Marie Cottin (°1882), nièce de Paul Cottin et de la princesse Marie de Mecklembourg-Strelitz (comtesse Georges Jametel), ainsi que petite-nièce de Gustave-Louis Jametel. Il est le beau-père de Hervé-Hubert Michel (°1906), président-administrateur de sociétés (arrière petit-fils du comte Charles Le Bègue de Germiny), du comte Alain de Solages (1900-1975) (fils du marquis Jérôme Ludovic de Solages), du marquis Guy de Cadoine de Gabriac (fils d'Arthur de Gabriac)[1] et du comte Edmond de Rivière de La Mure, attaché à la Banque de Paris et des Pays-Bas.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne Burnel, La Société de construction des Batignolles de 1914-1939 : histoire d'un déclin, Librairie Droz, 1995;
  • Rang-Ri Park-Barjot, La Société de construction des Batignolles: Des origines à la Première Guerre mondiale (1846-1914), Presses Paris Sorbonne, 2005;
  • Jean-François Belhoste, Royaumont au XIXe siècle, Jules et Ernest Goüin (1859-1901)
  • Yves Lemoine et Cédric Plont, Christian Dumais-Lvowski (dir.), Les Goüin : destin d'une famille française (XVIIe- XXe siècles), éditions Michel de Maule, 2014