Gaston Da Costa

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Gaston Da Costa
Da Costa Gaston.jpg
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Gaston Da Costa, né à Paris le , mort à Bois-le-Roi le [1], était un pédagogue, militant de gauche et communard français. Il est le fils d'Eugène François Da Costa (1818–1888), professeur de mathématiques, et d'Adèle-Pauline Varenne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Étudiant blanquiste, Gaston Da Costa embrasse à 20 ans la cause de la Commune de Paris. Substitut du procureur Raoul Rigault, qui assurait la direction de la police, il participe aux événements de la capitale jusqu'à la chute des insurgés.

C’est lui, accompagné d'Eugène Protot, qui fera exécuter la décision du Comité de Salut Public de destruction de l’hôtel particulier d'Adolphe Thiers[2]. Devant l’hostilité de la foule, et la réticence des ouvriers réquisitionnés pour procéder à cette démolition, il porte les premiers coups de pioche aux cheminées du bâtiment, quand Protot brise les vitres de la véranda. Il fallut l’arrivée d’une compagnie des Vengeurs de Flourens pour disperser la manifestation hostile et que les ouvriers se mettent au travail.

Arrêté à la Varenne Saint Hilaire en juin 1871, il est jugé en juillet 1872 pour « attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, complicité d'assassinat, arrestations illégales avec menaces de mort[3] ». Le conseil de guerre le condamne à mort. Après un pourvoi en révision qui confirme le premier jugement, et un recours auprès de la commission des grâces, Da Costa voit, en janvier 1873, sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité au bagne de Nouvelle-Calédonie, où il est envoyé aussitôt.

Amnistié en 1880, il est rapatrié à bord de la Loire, qui arrive à Brest le [4], il s'occupe ensuite de questions scolaires[5]. Proche des boulangistes de gauche en 1889, il partage ainsi les convictions d'Ernest Granger, d'Ernest Roche et d'Henri Rochefort en entrant au Comité central socialiste révolutionnaire.

Il présente en 1904 ses souvenirs sur les évènements auxquels il a participé, en élargissant toutefois le point de vue jusqu'aux confins de l'analyse historique. Les trois tomes de La Commune vécue suscitent, trente ans après les faits, de multiples réactions dans l'opinion, de la part des opposants, mais aussi des anciens communards.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Nouvelle méthode d'enseignement de la grammaire française, édition revue et corrigée par Jeannin, Paris, 1894
  • Mémoires d'un communard : 18 Mars–28 Mai 1871, La Commune vécue — En ligne : t. 1 ; t. 2 ; t. 3.
    • Mémoires d'un communard : 18 mars–28 mai 1871, La Commune vécue, Larousse, 2009, 383 p. (ISBN 978-2-03-584835-2) — Version allégée en un tome.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Commune, Éditions Sociales, 1970. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Compléments[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Nécrologie », dans La Lumière maçonnique, mars 1910.
  2. Gaston Da Costa, La Commune vécue : 18 mars–28 mai 1871, t. 2, p. 244 et 245 (lire en ligne).
  3. Gaston (1850-1909) Da Costa, La Commune vécue : 18 mars–28 mai 1871, t. 3, p. 226 (lire en ligne).
  4. « Le retour des derniers amnistiés », dans Le Petit Parisien, .
  5. Il publie en 1889 une Nouvelle méthode d'enseignement de la grammaire française, couronnée par le conseil municipal de Paris ; cet ouvrage est suivi de plusieurs manuels à l'usage des élèves des écoles primaires, dont le dernier paraît en 1906.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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