Gaston Calmette

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Gaston Calmette
Image dans Infobox.
Gaston Calmette en 1889.
Biographie
Naissance
Décès
(à 55 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
française
Activité
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Distinction
Tombe de Gaston Calmette.jpg
Vue de la sépulture.

Gaston Calmette, né à Montpellier (Hérault) le [1] et mort assassiné à Paris le , est un journaliste français, directeur du Figaro.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gaston Calmette est le frère aîné du bactériologiste Albert Calmette (1863-1933). Entré au Figaro à l'âge de 27 ans, il devient en 1896 le gendre de Georges Prestat, président du conseil de surveillance du 'journal ; il prend la direction du quotidien à partir de 1902[2]. Il lance, en , à l'instigation de Louis Barthou et de Raymond Poincaré, une virulente campagne contre Joseph Caillaux, ministre des Finances dans le gouvernement Doumergue.

Couverture du Petit Journal du illustrant l'assassinat de Gaston Calmette par Henriette Caillaux.
« Tragique épilogue d'une querelle politique.
Mme Caillaux, femme du ministre des finances, tue à coups de revolver M. Gaston Calmette, directeur du Figaro

La publication, par Calmette, d'une lettre signée « Ton Jo » que Joseph Caillaux avait adressée à sa future épouse, Henriette Caillaux, alors qu'elle n'était encore que sa maîtresse et qu'il était marié à Berthe Gueydan[3], affole l'épouse du ministre. Elle se rend à la rédaction du journal et tue son directeur, qui venait de recevoir l'écrivain Paul Bourget, en vidant le chargeur de son pistolet automatique (un Browning modèle sac à main caché dans son manchon)[4]. Le scandale entraîne dès le lendemain la démission du ministre.

Gaston Calmette est inhumé à Paris au cimetière des Batignolles (division 15) sous les honneurs, « mort au service du pays ».

Marcel Proust lui avait dédié le premier volume de À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte n°832, année 1858, état civil de Montpellier
  2. (en) Edward Berenson, The Trial of Madame Caillaux, University of California Press, (lire en ligne), p. 222
  3. Christophe Deloire, Christophe Dubois, Sexus Politicus, Paris, Albin Michel, , 390 p. (ISBN 2-226-17255-6), p. 27
  4. Frédéric Mitterrand, Un jour dans le siècle, Robert Laffont, , 320 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]