Gasteracantha

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Gasteracantha est un genre d'araignées aranéomorphes de la famille des Araneidae[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Les espèces de ce genre se rencontrent en Asie, en Océanie et en Afrique subsaharienne sauf Gasteracantha cancriformis d'Amérique[1].

Deux espèces font partie de la faune française d'Outre-Mer. Gasteracantha cancriformis est présente en Guyane[2] et aux Antilles françaises et Gasteracantha rhomboidea comorensis présente à Mayotte[3].

Description[modifier | modifier le code]

La plupart des araignées membres de ce genre sont étonnamment colorées avec des corps en forme de coquillage et des épines proéminentes sur leur abdomen[4].

La région céphalique du céphalothorax est plus haute dans son milieu et décroit vers l'avant et vers l'arrière. Le quadrangle oculaire est plus large en arrière qu'en avant et les yeux médians sont en général plus petits. L'abdomen est grand, de forme quadrangulaire, transversalement oblong ou comprimé latéralement. La face avant de l'abdomen recouvre le pédoncule et une partie du thorax. L'abdomen est pourvu latéralement de deux épines antérieures, deux médianes et deux postérieures, les médianes étant en général beaucoup plus fines. Le tégument de l'abdomen est calleux et imprimé sur sa face dorsale avec des points enfoncés (ressemblants à des cachets de cire (sigilla)) dont le nombre et la répartition sont déterminants d'un point du vue taxinomique[4].

Écologie[modifier | modifier le code]

Les araignées du genre Gasreracantha construisent leurs toiles dans des espaces ouverts entre les branches d'arbres ou de buissons. Ces toiles, orbiculaires, possèdent des fils de suspension plusieurs fois plus long que le diamètre de la nappe. Des bandes sont souvent décorées avec de petites boules de soie le long de la spirale de la toile ensuite enchevêtrées avec des débris pour former un stabilimentum. Ces araignées n'utilisent pas de retraite, mais restent au centre de sa toile, même en plein jour[4].

Gasteracantha thorelli sur sa toile non décorée, face ventrale. Nossi Sakatia, Madagascar.
Gasteracantha thorelli sur sa toile non décorée, face dorsale. Nossi Sakatia, Madagascar.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Selon World Spider Catalog (version 23.0, 11/06/2022)[5] :

Systématique et taxinomie[modifier | modifier le code]

Ce genre a été décrit par Sundevall en 1833.

Paurotylus[6] a été placé en synonymie par Emerit en 1982[7].

Bunocrania[8] a été placé en synonymie par Levi en 1996[9].

Ce genre fait partie de la sous-famille des Gasteracanthinae avec Micrathena[10].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Gasteracantha, dérivé du nomen nudum Gasteracanthe inventé par Pierre-André Latreille[11], est formé des deux mots grecs γαστήρ (gaster = ventre) et ἄκανθα (acantha = épine)[12] car il rassemble des araignées présentant des épines sur l'abdomen.

Publication originale[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b WSC, consulté lors d'une mise à jour du lien externe
  2. Lopez, 1994 : « Araignées de Guyane française : II. La sous-famille des Gasteracanthinae O.Pickard-Cambridge (Araneidae) et les proies de Sceliphron fistularium (Dahlbom) (Hymenoptera : Sphecidae). » Bulletin de la Sociétés des Sciences Nat, vol. 82, p. 14-22.
  3. Lopez, 2010 : « Contribution a l'étude des araignées de Mayotte avec la description d'une nouvelle espèce: Argyrodes chounguii (Theridiidae). » Bulletin de la Société d'étude des sciences naturelles de Béziers, vol. 23, no 64, p. 9-15.
  4. a b et c Sebastian & Peter, 2009 : Spiders of India. Universities Press, Hydebarad, Inde, p. 1-614.
  5. WSC, consulté le version 23.0, 11/06/2022
  6. Tullgren, 1910 : « Araneae. » Wissenschaftliche Ergebnisse der Schwedischen Zoologischen Expedition nach dem Kilimandjaro, dem Meru und dem Umbegenden Massaisteppen Deutsch-Ostafrikas 1905-1906 unter Leitung von Prof. Dr Yngve Sjöstedt, vol. 20, no 6, p. 85-172.
  7. Emerit, 1982 : « Mise à jour de nos connaissances sur la systématique des Araneidae d'Afrique et de Madagascar. Nouveaux mâles de Gasteracanthinae et de Cyrtarachninae. » Bulletin du Muséum National d'Histoire Naturelle, Section A Zoologie, biologie et écologie animales, sér. 4, vol. 4, no 3/4, p. 455-470 (texte intégral).
  8. Thorell, 1878 : « Studi sui ragni Malesi e Papuani. II. Ragni di Amboina raccolti Prof. O. Beccari. » Annali del Museo Civico di Storia Naturale di Genova, vol. 13, p. 1-317 (texte intégral).
  9. Levi, 1996 : « The American orb weavers Hypognatha, Encyosaccus, Xylethrus, Gasteracantha, and Enacrosoma (Araneae, Araneidae). » Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, vol. 155, no 3, p. 89-157 (texte intégral).
  10. Emerit, 1974 : « Arachnides araignées, Araneidae Gasteracanthinae. » Faune de Madagascar, vol. 38, p. 1-215.
  11. Latreille, 1831 : Cours d'entomologie, ou de l'histoire naturelle des crustacés, des arachnides, des myriapodes et des insectes; à l'usage des élèves de l'école du Muséum d'histoire naturelle, Paris, p. 1-568 [p. 530]. (texte intégral)
  12. Orbigny, 1845 : Dictionnaire universel d'histoire naturelle, Volume 6. Renard & Martinet, Paris, p. 1-792.