Gassy Marin

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Gassy Marin
Eugène Gaspard Marin.jpg
Biographie
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Whiteway Colony (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Eugène Gaspard Marin dit Gassy Marin, né le 8 octobre 1883 à Watermael-Boitsfort et mort en 1969 à Whiteway (Grande-Bretagne) est un peintre décorateur, typographe, libertaire et espérantiste belge, pionnier du mouvement des communautés libertaires.

Devenu anthropologue en 1914, il voyage de 1928 à 1938 à travers le monde.

Il termine sa vie en Grande-Bretagne, dans la colonie tolstoïenne de Whiteway, près de Stroud.

Biographie[modifier | modifier le code]

L’Insurgé, 6 juin 1903.
« Fais ce que voudras » à colonie libertaire L'Expérience.
Un cours d'espéranto à L'Expérience.
L’Émancipateur, « Organe du Groupement Communiste Libertaire », 11 août 1906.
Le Révolté, Bruxelles, 1908.

Influencé par la lecture de Léon Tolstoï, Gassy Marin participe, dès septembre 1905, à la communauté libertaire L’Expérience fondée à Stockel-Bois par Émile Chapelier et sa compagne Valentine David. Il en devient le secrétaire et contribue à ses conférences et à ses publications : il est l’imprimeur-gérant des journaux publiés par la colonie.

Il écrit dans L’Insurgé puis dans L’Émancipateur, organes du Groupement communiste libertaire (GCL) auquel L’Expérience est affiliée.

Espérantiste militant, il rédige avec Émile Chapelier Les anarchistes et la langue internationale espéranto, dont le texte sert de rapport au Congrès anarchiste international d'Amsterdam en 1907[1].

En juin 1907, L’Expérience édite son propre journal, Le Communiste dont il est l’imprimeur-gérant. Il en poursuivit la publication après la dissolution de la communauté en février 1908.

Il rejoint alors le Groupe révolutionnaire de Bruxelles réunissant une nouvelle génération d’anarchistes de tendance individualiste et illégaliste - avec notamment Édouard Carouy, Jean De Boë, Rhillon[2], Victor Kibaltchiche (Victor Serge) et Raymond Callemin - qui publie, en août 1908, Le Révolté[3],[4].

À Bruxelles, en 1910, avec sa compagne Jeanne Martin, il suit des cours de sciences sociales à l’Université nouvelle et découvre l’anthropologie qu'il étudie jusqu’en 1914.

Insoumis, lors de la déclaration de guerre, il se réfugie avec sa compagne en Grande-Bretagne, où ils s’installent dans la colonie tolstoïenne de Whiteway (en), près de Stroud. Il en devient le secrétaire de 1914 à 1928 et y fonde une école active de 1920 à 1936.

De 1928 à 1938, il voyage à travers le monde. Aux côtés des habitants de Somalie, d'Inde, de Sumatra ou de Chine, il réalise un important travail d’observation anthropologique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Tour du vieux monde d'un anarchiste espérantiste 1928-1938, Éditions Artisans-Voyageurs, 2017, BnF.
  • (en) Avec Émile Chapelier, Anarchists and the international language esperanto ; with an appendix explaining the elements of the language, London, Freedom, 1908[5].

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Jan Moulaert, Le Mouvement anarchiste en Belgique 1871-1914, Quorum, 1996.
  • Anne Morelli, José Gotovitch, Contester dans un pays prospère: l'extrême gauche en Belgique et au Canada, Peter Lang, Collection Études Canadiennes, Canadian Studies, volume 6, 2007, pp. 31-33.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maurizio Antonioli, Anarchisme & syndicalisme: le Congrès anarchiste international d'Amsterdam (1907), Éditions du "Monde libertaire, 1997, page 131.
  2. Dictionnaire des anarchistes : Roger Clément Gilles Gillot dit Rhillon.
  3. Pierre Pascal, Mon journal de Russie, tome 2, En communisme, Éditions L'Âge d'Homme, 1977, page 105.
  4. L'Éphéméride anarchiste : Le Révolté.
  5. RA.forum : notice.