Gasherbrum I

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Gasherbrum I
Vue du Gasherbrum I en septembre 2001.
Vue du Gasherbrum I en septembre 2001.
Géographie
Altitude 8 068 m
Massif Gasherbrum (Baltoro Muztagh, Karakoram)
Coordonnées 35° 43′ 15″ nord, 76° 42′ 35″ est
Administration
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau du Pakistan Pakistan
Région autonome
Territoire
Xinjiang
Gilgit-Baltistan
Préfecture
District
Kachgar
Shigar
Ascension
Première par Nicholas Clinch, Pete Schoening et Andy Kauffman
Géolocalisation sur la carte : Xinjiang
(Voir situation sur carte : Xinjiang)
Gasherbrum I
Géolocalisation sur la carte : Pakistan
(Voir situation sur carte : Pakistan)
Gasherbrum I
Géolocalisation sur la carte : Chine
(Voir situation sur carte : Chine)
Gasherbrum I

Le Gasherbrum I est le onzième plus haut sommet du monde. Il est aussi appelé K5 ou Hidden Peak. Le Gasherbrum I fait partie du Gasherbrum situé dans le Karakoram.

Gasherbrum I fut baptisé K5 (signifiant cinquième pic du Karakoram) par Thomas George Montgomerie en 1856 quand il reconnut les pics du Karakoram pour la première fois. En 1892, William Martin Conway fournit un autre nom, Hidden Peak, en référence à son extrême éloignement.

Ascensions[modifier | modifier le code]

  • 1934 - Une expédition internationale, organisée par le suisse Günter Dyhrenfurth, explore le Gasherbrum I et II. Deux alpinistes atteignent 6 300 mètres.
  • 1936 - Une expédition française grimpe jusqu'à 6 900 mètres. Cette tentative est dirigée par Henry de Ségogne, avec Jean Charignon, Pierre Allain, Jean Leininger, Jean Carle, Jean Deudon, Marcel Ichac, Louis Neltner, Jacques Azémar et le docteur Jean Arlaud.
  • 1958 - La première ascension est réalisée le par une expédition américaine dirigée par Nicholas Clinch, Pete Schoening et Andy Kauffman atteignent le sommet.
  • 1975 - Reinhold Messner et Peter Habeler gagnent le sommet par une nouvelle route (nord ouest). Un jour plus tard trois autrichiens les suivent sur la même route.
  • 1977 - Quatrième ascension réussie par deux yougoslaves (sur une nouvelle voie).
  • 1980 - Cinquième ascension réussie par une expédition française, constituée de Maurice Barrard et Georges Narbaud, qui passe l'arête sud pour la première fois.
  • 1981 - Sixième ascension réussie par une expédition japonaise.
  • 1982 - G. Sturm, M. Dacher et S. Hupfauer, d'une expédition allemande, atteignent le sommet par une nouvelle route sur la face nord. La même année, la première femme gagne le sommet. Première descente à ski du sommet par Sylvain Saudan.
  • 1983 - Expéditions suisse, polonaise et espagnole au sommet.
  • 1984 - Reinhold Messner et Hans Kammerlander traversent le Gasherbrum I et le Gasherbrum II sans retourner au camp de base.
  • 1985 - Ascension en solitaire par Benoît Chamoux.
  • 1996 - Jean-Christophe Lafaille ouvre une nouvelle voie dans le versant nord-est sans oxygène et en solitaire.
  • 2003 - 19 personnes parviennent au sommet. On dénombre 4 morts (dont l'Iranien Mohammad Oraz).
  • 2008 - Elisabeth Revol réalise le triplé Broad Peak - Gasherbrum II - Gasherbrum I en solitaire sans oxygène en 16 jours. C'est la première fois qu'une femme réalise trois 8000 de cette manière (expédition Himalaya Light).
  • 2008 - Valery Babanov ouvre une nouvelle voie dans le versant sud-ouest.
  • 2012 - Première hivernale par Adam Bielecki et Janusz Gołąb.
  • 2015 - En juillet, répétition de la voie des Allemands (1982) avec une nouvelle variante par Yannick Graziani (F), Ferran Latorre (E) et Tom Seidensticker (D). En style alpin, sans oxygéne.
  • 2017 - Ouverture de Satisfaction!, nouvelle voie au milieu de la face sud-ouest par Zdenek Haket et Marek Holecek.

Expédition française de 1936[modifier | modifier le code]

Le , après deux mois d’un voyage épique[1] dans les Indes britanniques, l’expédition installe enfin son camp de base. Plusieurs centaines de porteurs ont contribué à acheminer tout le matériel nécessaire jusqu’aux confins de la vallée du Baltoro. Henry de Ségogne, qui dirige l’expédition, choisit l’emplacement d’un camp de base avancé, plus près de la paroi. Les camps d’altitude suivent à un rythme assez soutenu. Si bien que le , un camp V est installé à presque 6 900 mètres. Mais la mousson semble en avance et les prévisions qui arrivent au camp de base sont formelles : le mauvais temps s’installe. Pierre Allain et Jean Leininger forment le groupe de tête qui veut continuer. Mais les alpinistes s’inclinent finalement devant la météo et le chef de l’expédition qui compte bien rentrer avec son équipe complète[2]. À l'époque cependant, personne n'est allé aussi haut sur cette montagne. Début juillet, les alpinistes plient bagages, il est temps de rentrer en France.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arnaud P, « 1936 : la première expédition française en Himalaya tourne court ! », sur Altitude News, (consulté le )
  2. Gilles Modica, Himalayistes, à la conquête de l'altitude, Grenoble, Glénat, , 225 p. (ISBN 978-2-7234-6243-3), p. La première expédition française en Himalaya : Hidden Peak 1936